Raphaël Nogier

L’auriculothérapie et l’Organisation Mondiale de la Santé

Introduction

Si l’acupuncture remonte à la nuit des temps, il n’en est pas de même pour l’auriculothérapie dont la découverte est très récente, même si l’on trouve ici ou là dans des civilisations antiques des exemples de stimulations très limitées du pavillon auriculaire à des fins thérapeutiques [3].
C’est en 1951 que Paul Nogier, médecin lyonnais (1908-1996), commence ses travaux sur les propriétés réflexes du pavillon auriculaire et découvre l’existence d’une somatotopie sur l’oreille externe. Sa première publication concernant l’auriculothérapie remonte en février 1956 sur le Bulletin de la Société d’Acupuncture [2]. Traduite en allemand puis en chinois, elle sera à la base des recherches chinoises sur l’oreille et permettra le développement en Chine de l’acupuncture auriculaire. Paul Nogier travaillera sur le pavillon auriculaire jusqu’en 1996.
L’engouement pour l’auriculothérapie en Europe et en Chine suscita l’intérêt des autorités médicales et notamment l’OMS qui commença l’étude de l’évaluation de l’auriculothérapie en 1987.