Acup. expérimentale

A partir du MC8 (laogong), il est possible de détecter par infrarouge une pathologie coronarienne


Une caméra à infrarouge de haute sensibilité est utilisée pour détecter et enregistrer le spectre d’émission cutanée du point d’acupuncture MC8 afin d’établir l’existence d’une possible différence spectrale entre sujet sain et sujet souffrant de coronaropathie.


 

Voir en ligne : Piquemal M. Acupuncture et Moxibustion. 2006 ;5(1):51.

Thérapeutique acupuncturale et modification du champ magnétique terrestre

Le champ magnétique terrestre exerce une action sur le système nerveux végétatif, par la modulation de son intensité. Une thérapeutique par acupuncture utilisant deux points maîtres des merveilleux vaisseaux (IG3 et P7), associés en triplet, réduit la tendance orthosympathique initiale observée sur une population de 11 personnes, évaluées par l’analyse spectrale de la variabilité de l’intervalle RR des complexes cardiaques.


 

Voir en ligne : Piquemal M. Acupuncture & Moxibustion. 2009 ;8(3)

Champ magnétique terrestre (image artiste)

Introduction

Le système neurovégétatif (SNV) règle l’économie de notre corps, soumis aux influences changeantes de notre environnement. Un des facteurs les plus importants, permanent et implaccable, c’est le champ magnétique statique de la terre [1-5]. Il agit sur le corps humain en modifiant son homéostasie (loi de Laplace). Dans une précédente publication, nous avions pu montrer que l’intensité du champ magnétique agissait comme un inhibiteur orthosympathique et en activateur du parasympathique [6]. Nous vivons une époque privilégiée, car nous allons être les témoins possibles de l’inversion de la polarité du champ magnétique terrestre [7]. Ceci va s’accompagner de périodes de transition au cours desquelles, localement, son intensité va fluctuer au delà des normes naturelles. Ce changement local sera suivi d’adaptation de la part du corps, impliquant une mise en jeu du système neurovégétatif. La réponse physiologique se fera soit au travers d’une prédominance parasympathique (quand il y aura une augmentation de l’intensité du magnétisme terrestre), soit orthosympathique (à la suite d’une diminution de l’intensité magnétique terrestre), mobilisant l’ensemble des ressources fonctionnelles et pouvant déboucher sur des pathologies. Peut-on maintenir le corps humain dans une fourchette de réponses physiologiques correctes ? Par acupuncture, nous évaluons la stimulation par aiguille deux points, réputés pour leur action majeure sur le SNV : le point intestin grêle 3 (IG3) à tendance parasympathique et le point Poumon 7 (P7), orthosympathique [8,9]. Peut-on compter sur ce choix de points-clefs des merveilleux vaisseaux pour traiter les malaises à venir induits par le changement attendu de polarité du champ magnétique terrestre (tels que lipothymie, arythmie, brady ou tachycardie, désorientation par exemple) ?

 

Analyse spectrale de la sphygmologie des artères radiales : importance des données actuelles dans la compréhension de la palpation des pouls chinois


Une population à prédominance féminine (52%) de vingt-cinq personnes, d’horizons socioculturels divers et présentant différentes pathologies, d’âge moyen de 46±18ans est évaluée au moyen d’une tonométrie d’aplanation, appliquée sur les artères radiales droite et gauche. Une mesure quantitative de la forme d’onde artérielle est donc réalisée, par la tonométrie d’aplanation (Sphygmocor vx d’Atcormedical). L’analyse spectrale des signaux vasculaires révèle que le contenu informatif (distribution de la puissance spectrale) est différent pour chacun des sujets et qu’il est possible d’établir des tendances spectrales en relation avec le cadre clinique initial. Une étude corrélative permet de montrer que seul le spectre de puissance vasculaire, à gauche, est fortement dépendant de la tension artérielle homonyme, auprès de cette population caractérisée par une anisotension dominante. Malgré une perte de dimension informative importante, de l’ordre de 12 à 1, il semble prudent de pouvoir affirmer que la sphymologie chinoise, avec ses 12 abords des artères radiales (6 à droites et 6 à gauche) permet une approche de l’état pathologique d’un sujet, au moyen de la perception de la forme d’onde du pouls radial bilatéral.

Voir en ligne : Piquemal M, Castellani R. Acupuncture & Moxibustion. 2013 ;12(2):106-111.

Introduction

Dans un précédent article, nous nous étions intéressés à la sphygmologie chinoise et son approche par une technique occidentale, la tonométrie d’aplanation [10]. En effet, depuis quelques années sont apparues de nouvelles technologies exploratrices de la forme de l’onde radiale, présentant un intérêt aussi bien diagnostique que pronostique [1,2,3]. Affectés initialement à la détermination précoce des risques cardiaques (infarctus) ces outils destinés à l’étude de la forme d’onde du pouls radial, nous donnent une solide méthodologie d’approche quantitative de la sphygmologie radiale. Or selon la médecine traditionnelle chinoise (MTC), l’état énergétique d’un sujet peut être également évalué à partir de la sphygmologie radiale [4-8]. Moyennant la capture du tonus vasculaire assistée par ordinateur, un des avantages majeurs de la tonométrie d’aplanation est l‘acquisition fiable et reproductible de données représentant la variation de la pression artérielle sous la cellule du transducteur, au cours de chaque révolution cardiaque. Le signal capté provient de la déformation des parois de l’artère radiale, dans sa gouttière, répondant au bolus de la pression sanguine propulsé lors de la systole. En fait l’onde dicrote rassemble deux types d’information et sa forme, combinaison d’un double dôme, en est la résultante (figure 1). Le premier pic est d’origine centrifuge. Il correspond à une hausse de pression artérielle exercée par la contraction du ventricule sur le fluide sanguin, au cours de la systole. Le deuxième, centripète, revient à la contre-pression sanguine. Il est issu du retour de l’onde sanguine qui, comme un écho, suite à la résistance au passage du flux sanguin lors de chaque division de l’arbre vasculaire et à la rigidité des parois artérielles rencontrée (compliance), revient vers le cœur (voir figure 2).

Figure 1. Enregistrement de l’onde dicrote. Courbe de la variation de la pression sanguine artérielle versus temps, capturée dans la gouttière radiale.