The birth of Acupuncture in America

          The White Crane's Gift

          ROSENBLATT Steven, KIRTS Keith

          Bloomington : Balboa Press, 2016

          -160 p.; 22,9 cm x 15,2 cm.  Relié, Illustrations.

          ISBN : 978-1-50436-431-7 : 12,99 $

 

 

 

En Europe, l’acupuncture était déjà connue depuis les échanges commerciaux et culturels de Marco Polo (1254-1323) et de son père Niccolò [[1]]. En France, Georges Soulié de Morant l’a réintroduite avec la parution de l’une de ses œuvres majeures en 1934 [[2]]. Aux États-Unis, on s’imaginait que la plupart des acupuncteurs américains avaient découvert l’acupuncture en 1971, suite à l’article écrit par  le journaliste James Reston du New York Times relatant la prise en charge acupuncturale de son appendicectomie alors qu’il suivait le Président Nixon lors de son déplacement en Chine [[3]]. Bien avant cela, l’acupuncture était déjà pratiquée. En effet, la médecine chinoise était arrivée aux États-Unis par l'intermédiaire de ses médecins qui y avaient immigré dès les années 1800 [[4]]. Puis, de nombreux pionniers ont œuvré [[5],[6],[7],[8],[9]] pour défendre l’acupuncture jusqu’à sa reconnaissance officielle par le premier état américain, le Nevada en 1972 [[10]].

 

Hypnose et acupuncture en anesthésie

HERIN Jean-Michel

Bruxelles : Éditions Satas, 2015

-141 p.; 14,7 cm x 21 cm. Broché, Illustrations et Biblio.

ISBN : 978-2872931514: 13,80 €

 

Stéréogramme, Jean-Michel Hérin compare l’hypnose aux stéréogrammes, image en trois dimensions dissimulée dans un graphisme. Lorsqu'on regarde un stéréogramme, les yeux doivent se fixer sur un point qui se situe loin derrière l'image. Chaque œil perçoit alors une image différente que le système nerveux central reconstitue en un relief tridimensionnel jusque là invisible. Vous vous obligez à vous focaliser, à ne pas faire le point sur le graphisme mais au-delà, en détendant vos yeux de façon à observer le vide. Et brutalement d’un graphisme dénué de sens, comme par magie apparaît l’image en relief. Et bien, l’hypnose c’est un peu cela, quand l’esprit se laisse suggérer de passer par le pouvoir métaphorique des mots dans un processus où le « lâcher prise » permet la vacuité et l’oubli de toutes choses, de la douleur, du stress, des angoisses et le passage vers le monde, l’instant ou la voie que le patient a choisi de suivre.

L’hypnoacupuncture, dénommée ainsi par Jean-Michel Hérin, vous en faites naturellement sans le savoir, comme Jourdain dans le Bourgeois gentilhomme, déjà par l’empathie et la relation privilégiée avec le patient, dès que vous commencez à mettre les aiguilles, alors qu’il est allongé à vous écouter lui expliquer ce que vous lui faites, à lui égrener peut-être les noms des points chinois et leurs traductions métaphoriques.

 

                                                  Shonishin: Japanese Pediatric Acupuncture

                                                  BIRCH Stephen

                                                  Stuttgart : Thieme Publishing Group, 2016

                                                  -360 p.; 17,5 cm x 24,4 cm. Relié, Illustrations et Biblio.

                                                  ISBN : 978-3131500625: 91,18 €

 

 

 

L’acupuncture pédiatrique japonaise, encore dénommée shonishin est une méthode d’acupuncture sans pénétration de la peau par les aiguilles. Tapotement, frottement ou effleurement, pression ou léger grattage sont les techniques qui nécessitent l’utilisation d’outils spécialisés. Pour le tapotement, on pourra appliquer le herabari, le heragata, le chokishin ou le yukoshin. Le teishin, l’enshin, le yoneyama, le choto ou encore le chokishin permettent le frottement ou l’effleurement. Pour la pression, on peut encore utiliser les instruments comme le teishin, ce genre de poinçon en métal ou argent mais aussi les petits enshin. Enfin les instruments de grattage sont le karibari, le hokishin en brosse, le rouleau et encore le chokishin.

 

 

 

                                                    Précis d’acupuncture en obstétrique

                                                    ROQUERE Hélène et LAFONT Jean-Louis

                                                    Montpellier : Sauramps Médical, 2016.

                                                     -451 p. ; 24 cm x 17,5 cm. Broché, illustrations, biblio.

                                                     ISBN 979-1030300444 : 59€

 

 

Personnalités éminentes de l’Association Française pour l’Étude et la Recherche en Acupuncture (AFERA), Hélène Roquère et Jean-Louis Lafont nous livrent dans cet ouvrage la synthèse de leurs expériences, somme des activités professionnelles en tant que médecin acupuncteur spécialisé en obstétrique ou enseignant ou ex-enseignant au sein du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale de Nîmes-Montpellier.

Ainsi au cours du congrès de l’AFERA 2014, Hélène Roquère présentait de façon très didactique la dynamique de l’accouchement ; de même, Jean-Louis Lafont insistait sur les points de traitement de l’infertilité chez la femme, en particulier sur la stimulation, lors de la première partie du cycle menstruel, du point FO11 yinlian 陰廉 [1]. Ce point mentionné pour la première fois dans le Zhenjiu jiayijing (針灸甲乙經, L’ABC d'Acupuncture et de Moxibustion) écrit par Huang Fumi en 259 de notre ère a la stérilité pour seule indication. En effet, il permet de faire circuler le qi du Foie et d’en mobiliser le Sang.

 

               La Médecine coréenne

              RICONO Pierre

              Paris : Éditions Grancher (Collection ABC), 2016

              -  432 p.; 16 cm x 21,5 cm. Broché, Illustrations et Biblio.

              ISBN : 978-2733913628 : 29 €

 

 

 

La Corée compte selon l’auteur 15% de tradipraticiens. Leur formation est de quatre années après le bac parfois prolongées d’un doctorat pour 9% d’entre eux. 86 % de la population recourt à la Médecine Traditionnelle Coréenne (MTK, Hanbang en coréen) pour traiter principalement des troubles loco-moteurs et digestifs. Les dépenses se comptent en milliards de dollars. Les médications sont végétales.

En 2013 a été publiée en sept volumes la traduction anglaise du Dongui bogam, ouvrage fondateur de la médecine traditionnelle coréenne, vieux de 400 ans et inscrit par l’Unesco sur la liste du patrimoine « Mémoire du monde ».

La théorie des quatre constitutions ou Médecine Constitutionnelle Sasang (SCM) est une spécificité coréenne. Elle définit quatre morphotypes humains Tae yang, Tae Eum, So yang et So eum (correspondance chinoise : so pour shao et eum pour yin). Elle est issue du Dongui Susebowon (Longévité et préservation de la vie dans la Médecine orientale) paru en 1901 dont l’auteur est Lee Jema. La différenciation repose sur celle de l’importance de quatre viscères et quatre entrailles et en donnant au Cœur une nature spirituelle (et donc exclu des Organes). Son succès populaire repose en partie sur la volonté de se différencier de la MTC (Médecine Traditionnelle Chinoise) et de la médecine occidentale. On notera cependant que de nombreuses prescriptions médicales sont issues du Shanghanlun (Traité des atteintes du froid) du début du 3siècle de notre ère qui est un traité de pharmacopée chinoise.

De ce fait, la MTK s’inspire de la MTC et en est issue, comme la tradition confucéenne marque la culture coréenne et les trigrammes leur drapeau national (Corée du Sud). Les quatre constitutions se déclinent au niveau psychologique et des maladies.

Parmi les thérapeutiques, l’alimentation est adaptée à chaque constitution. Par exemple, le célèbre kimchi (difficilement absorbable pour un Européen) dont l’équilibre eum-yang tient à sa nature chaude (chou fermenté et piment) et froide (radis et d’ail).

 

               Médecine chinoise

               Science et intuition

              VOUILLOZ Michel

              Sembrancher : Imprimerie des 3 Dranses, 2015.

              -104 p. ; 15 cm x 21 cm. Broché, biblio.

               ISBN 978-2-8399-1773-5 : 20 CHF

                                                                           

                                                                          

Le DMichel Vouilloz, depuis peu à la retraite, est FMH en médecine interne, en prévention et santé publique et de formation en médecine chinoise. Il a été Président de l’ASA (association des sociétés médicales suisses d’acupuncture et de médecine chinoise) de 2012 à 2014. Il a fait partie du comité d’organisation ayant obtenu de la FMH (foederatio medicorum helveticorum) qu'elle reconnaisse la médecine chinoise comme formation complémentaire. Aujourd’hui, l’ASA est mandatée par la FMH pour valider cette formation en Suisse.

 

Lors de la cinquième session du Comité intergouvernemental de l’Unesco, réuni à Nairobi au Kenya du 15 au 19 novembre 2010, la médecine traditionnelle chinoise (acupuncture et moxibustion) a été inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité [[1]]. Il s’agit d’une liste d’éléments culturels nécessitant une sauvegarde urgente et dont la viabilité est en péril malgré les efforts des communautés ou groupes qui les pratiquent. Pour obtenir l’inscription sur cette liste de l’Unesco, les États doivent en particulier s’engager à mettre en œuvre des plans de sauvegarde spécifiques. Ils ont également la possibilité de bénéficier d’une assistance financière en provenance d’un fonds géré par l’Unesco. Du fait que les Chinois aient souhaité l’inscription de l’acupuncture et la moxibustion à ce patrimoine, doit-on en déduire qu’elles sont des traditions en péril, tout comme la cuisine française inscrite la même année ? Michel Vouilloz pourrait le penser, car son ambition pour son ouvrage est « d’apporter une contribution au dialogue difficile entre la médecine chinoise et la médecine occidentale, plus particulièrement à la difficulté d’intégration de la médecine chinoise dans les systèmes de santé basés sur la médecine scientifique ». Et Michel Vouilloz de faire la comparaison entre les deux médecines, l’une, occidentale scientifique basée sur un postulat et l’autre, culture chinoise basée sur un axiome, vérité indémontrable qui se doit d’être admise.

 

          Les clés de l’auriculothérapie. Clinique et Pratique Rouxeville Yves

         Bruxelles : Éditions Satas, 2016

         -244 p.; 17 cm x 24 cm. Broché, Illustrations et Biblio.

          ISBN : 978-2872931620: 55 €

                                     

                                                                            

Le DYves Rouxeville est responsable de l’enseignement au C.E.C. d’auriculothérapie, Faculté de Médecine de Sfax (Tunisie) jusque fin 2016, Fellow of Auriculomédecine and Auriculotherapy Academy (AMATA), Président fondateur d’Auriculo Sans Frontières depuis 2000 et toujours membre du Comité éditorial de la revue Acupuncture & Moxibustion.

 

On ne présente plus le Dr Yves Rouxeville qui a multiplié les articles dans la revue Acupuncture & Moxibustion depuis de très nombreuses années et a écrit de nombreux ouvrages dont certains ont bénéficié de recensions dans les colonnes de cette revue [[1],[2],[3]]. Mais, on oublie peut-être qu’il fut l’un des disciples du Maître le Dr Paul Nogier, découvreur de l’auriculothérapie [[4]] et qu’à ce titre, il a essayé de faire avancer la recherche dans cette discipline autant que dans l’auriculomédecine.

 

            Les chemins de la Tradition

           L'acupuncture

           DESOUTTER Bernard

           Montpellier : Sauramps Médical, 2015.

           -222 p. ; 25 cm x 18 cm. Broché, fig., illust., biblio.

           ISBN 978-2840239925 : 40 €

 

                                               

Le Dr Bernard Desoutter en conférence au cours du congrès de la FA.FOR.MEC le 27 novembre 2015 à Lyon. Chargé d’enseignement au diplôme interuniversitaire d’acupuncture à la faculté de Médecine de Montpellier-Nîmes, il est actuellement Président de l’Association Française pour l’Etude et la Recherche en Acupuncture (AFERA).

 

Voici le livre qu’on attendait, à mettre dans les mains des patients avides de connaître les fondements de la médecine chinoise. En effet, cet ouvrage de vulgarisation permet au patient d’accéder à la connaissance nécessaire pour bien comprendre le déroulement de sa thérapeutique. L’histoire simplifiée de la médecine chinoise, les notions de Méridiens, yin yang, cinq Eléments, Organes - Entrailles, qi, cycle de domination et de production, correspondance entre les différents Eléments, sans oublier les causes des maladies, les quatre temps de l’examen (dont la sphygmologie et l’examen de la langue) et l’aiguille d’acupuncture sont bien expliqués dans un langage didactique. L’auteur explique également deux autres des cinq disciplines de la médecine chinoise : la diététique, le taijiquan et qigong. On pourra regretter que les massages tuina ne soient pas abordés. De même, l’auteur n’offrira qu’une très brève explication lexicale sur la pharmacopée et la moxibustion, pourtant à l’origine du terme acupuncture - moxibustion 针灸 (zhenjiu).