À partir de cet ensemble de données techniques, plusieurs types de questions méritent d’être posées.

Les questions soulevées

- Les données de localisation issues des trois classiques Zhen jiu ju ying (1529), Yi Xue Ru Men (1575) [17], Zhen Jiu Ji Cheng (1874) [18] ne sont-elles pas une simple reprise de celles énoncées dans Zhen Jiu Jia Yi Jing (259) [14] ?

- Les différents repères de localisation distingués par les publications contemporaines et classiques ne sont-ils pas situés à divers niveaux : soit sur des régions corporelles, soit à des rapports avec d’autres points et des méridiens d’acupuncture, soit à des rapports anatomiques, soit enfin à des reliefs musculaires ?

- Ceux-ci ne sont-ils pas particulièrement illustrés par la manœuvre de localisation proposée par l’OMS [9] : « genou fléchi et flexion plantaire contre résistance, le muscle soléaire et gastrocnémien se dessine sur le bord médial de l'os tibial. Le 9Rn zhubin se trouve dans le creux qui apparaît sur la partie inférieure du ventre du chef médial du gastrocnémien »[2] ? Ne peut-on pas penser ici que les items pertinents de localisation concernent une connaissance théorique du point alors que la description de la manœuvre de localisation relève quant à elle d’un savoir opérationnel technique ?

- Les caractères chinois ont évolué dans le temps [19,20], tout comme le nom des muscles. N’aurions-nous pas là une première approche des difficultés que nous rencontrons dans la traduction des textes chinois ? Ces difficultés ne sont-elles pas au fondement même des interprétations que nous retrouverons à propos de la dénomination dans la troisième partie de cet article ?

- Qu’apportent, à la connaissance et au savoir opérationnel de ce point, les rapports anatomiques qui découlent d’une dissection ou d’une exploration radiologique par rapport à une description théorique de ces rapports ?

- Une fois connus les repères de localisation du point et les différentes questions qu’ils suscitent, comment le puncturer et le stimuler ?

Les techniques de stimulation

Les données

Dans ce registre, les différentes références que nous avons analysées indiquent pour la profondeur de la puncture des variations allant de 0,3 distance [8] à 2 distances [10]. Les moxas vont de 1 à 5 cônes et de 5 à 15 minutes de moxibustion à distance.

La sensation de puncture est une sensation irradiant à la cuisse ou à la plante du pied à type de gonflement [10], mais également de diffusion ou de décharge électrique [21]

 

Les questions soulevées

- La puncture recommandée est devenue de plus en plus profonde en l’espace de quelques siècles. Comment comprendre cette évolution sans passer par une étude diachronique ?

- Les auteurs contemporains accordent une certaine importance à la sensation locale ou propagée le long des méridiens. S’agirait-il d’une preuve de l’approfondissement et de la spécialisation de la connaissance médicale ?

Ce premier niveau d’analyse apporte un éclairage technique et nous entraine à entrer dans le registre de la thérapeutique.

 

Aspects médicaux

Fonctions thérapeutiques

Données

Point de départ du yinweimai, ce point a pour fonction de désobstruer ce méridien curieux [6-8], il est également le point d’intersection entre yinweimai et yinqiaomai [15].

 

Actions décrites par les auteurs

Sur le domaine ciblé

Dissipe [11]

Réduit [22]

La Chaleur (re)

Dissous [7, 11]

Transforme [8]

Les Glaires (tan)

Élimine [7]

Les Glaires-Humidité

Calme [8, 11]

Apaise [11, 22]

La peur ou terreur  

Le shen

Dissipe la chaleur [11]

Purifie [8]

Clarifie [7]

Le Cœur

Renforce les fonctions [21]

Tonifie et régularise [7, 22]

Des Reins

Le yin des Reins

Favorise [21]

La diurèse

Ouvre [22]

La poitrine

Renforce [23]

Régularise [22]

Les genoux et jambes

Le yinwei

 

Les questions soulevées

- Ne trouve-t-on pas, dans ce résumé par liste des fonctions thérapeutiques une intrication de symptômes, de syndromes et d’indications fonctionnelles, qu’il s’agirait de déconstruire ?

- Cette intrication n’est-elle pas alimentée également par la variabilité des associations (p. ex. Chaleur et Chaleur-Humidité) ?

- Que signifie la variation des expressions des auteurs quant aux actions thérapeutiques de la puncture du 9Rn zhubin ?

Ces questions posent le problème de la pertinence du choix de la nomination « fonction thérapeutique ». Cette catégorie générique se décline nominalement de manière différentielle chez les auteurs considérés : action [10], application clinique [24], indications fonctionnelles [8], indications thérapeutiques [7].

L’existence d’une pluralité de nominations réfère in fine aux actions « énergétiques » de la puncture et de la stimulation du point décrites par les auteurs sélectionnés. Ce constat nous conduit à interroger les indications thérapeutiques du 9Rn zhubin.

 

Indications

 

Données

Nous avons classé le 9Rn zhubin en point secondaire car il est cité par 6 auteurs sur un panel de 20 [3].

Parmi les auteurs contemporains, Soulié de Morant décrit les « effets directs : Hérédité chargée. Coupe toute transmission héréditaire ou ancestrale. Tonifier pendant la grossesse, de préférence deux fois, une à trois mois et une à six mois (une est déjà suffisant) donne un enfant au teint spécialement lumineux, dormant la nuit, riant le jour, ne prenant pas les maladies ou, s'il les prend, les guérissant en quelques heures ou quelques jours, selon les cas ; n'ayant aucune des mauvaises analyses des parents. Sain d'esprit, de morale et de corps. Préventif des fausses couches (fait aussitôt que possible, et même avant la conception). Empêche les spasmes de grossesse. » [4]. L’indication « hérédité chargée » a été critiquée par Guillaume : “cette indication [hérédité chargée] ne transparaît à aucun moment dans les textes que nous avons consultés. Il en va de même pour de nombreuses indications citées par cet auteur” [8].

Pour d’autres auteurs [5,8,10,11,13,22,25] nous relevons 44 indications. Parmi elles, toutes publications confondues, les maladies mentales ont une fréquence de citation relativement faible de 7. Dans les 37 autres pathologies et si on excepte les doublons, 16 indications ne ressortent pas du registre des maladies mentales. Elles concernent des pathologies locales (par ex. crampes du mollet, etc.) ou loco-régionales sur le trajet du méridien (par ex. hernies, orchite, inflammation du pelvis, etc.) ou encore des pathologies organiques (par ex. cystite, néphrite, etc.)

Dans la littérature ancienne [8,26], on retrouve ces quatre types de pathologies avec une terminologie sémantiquement imprécise auxquelles s’ajouteraient les lombalgies accompagnées de tristesse. Ces imprécisions sont particulièrement mises en évidence dans les divergences de traduction du chapitre 41 du Suwen [27].

Dans le registre des associations éventuelles de points, nous retrouvons les affections des voies urinaires, les vomissements parfois accompagnés de folie et les lombalgies.

Ces indications sont complétées et soutenues par les études cliniques qui décrivent hémorragies utérines, angine de poitrine, ulcère buccal [28] et dépendance à l’alcool [29]. Sur le plan gynécologique, on trouve les ruptures prématurées des membranes [30], le syndrome de Lacomme [31], et enfin les syndromes post traumatiques liés aux violences conjugales [32]. Dans les études expérimentales, nous notons la toxicomanie [33] et la déficience auditive iatrogène [34].

Les questions soulevées

- La question de la validité de l’indication « hérédité chargée » telle que formulée ne reste-t-elle pas posée ? La réputation de cette indication est-elle vraiment fondée autrement que dans les discours où elle prend valeur de rumeur ? Cette action eugénique alléguée par un seul auteur n’est-elle pas de ce fait mise en doute et ne peut-elle pas être une erreur de traduction ou d’adaptation ? L’interprétation « pont entre deux mondes » [35], par exemple ne dérive-t-elle pas de cette singularité ?

- Quel sens donner à la focalisation interprétative sur les maladies mentales alors que ces dernières sont minoritaires du point de vue de leur fréquence de citation ?

- Les imprécisions terminologiques dans la littérature ancienne n’ouvrent-elles pas le champ des interprétations possibles, alors même qu’elles tendent à ne pas sortir du champ médical ?

Ces diverses questions nous conduisent en dernier lieu à évoquer comment le contexte historique et culturel chinois est intégré au champ médical et a pu souvent paraître s’imposer à ce dernier dans le processus de compréhension des maladies et de leur traitement. La sinologie, l’anthropologie et la philosophie, utiles à la compréhension du monde chinois, n’ont-elles pas eu, dans le champ médical, des effets contre-productifs ? C’est en particulier à travers les enjeux de la dénomination que nous allons examiner ces questions.

Aspects historiques et culturels

Dénomination

Les données

- Diverses écritures.

Les caractères actuellement attribués au 9Rn zhubin, sont les suivants筑宾en caractères simplifiés et築賓en caractères dits traditionnels et s’écrivent en pinyin zhù bīn. Chaque phonème en pinyin peut être prononcé de quatre manières différentes en fonction des accentuations et sans tenir compte des accents régionaux ou étrangers. Ces caractères s’écrivent avec des lettres différentes selon la langue qui les transcrit de façon à rester aussi proche que possible de la prononciation « officielle ». On trouve ainsi dans les ouvrages médicaux sélectionnés les translittérations suivantes (Tableau I) dont on peut faire l’hypothèse qu’elles ne sont pas les seules.

 

Tableau I. Les translittérations.

Anglophone

Francophone

Japonais

Coréen

Vietnamien

Chu-Pin

Tso-pinn [4, 10] 
Tchou penn [25]

Chikuhin

Ch'ukpin

Ch'ukpin

 

Dans un but de simplification, des codes alpha-numériques ont été utilisés tels que K ou KI pour kidney, Re ou Rn pour Rein, le 9 étant placé pour les uns avant ces abréviations et pour d’autres après. Ce faisant l’existence de ces codes aux multiples applications a paradoxalement complexifié la compréhension au lieu de la simplifier.

Pour revenir à l’écriture des caractères chinois, des radicaux différents peuvent être adjoints à un même caractère (apparaissant en avant ou au-dessus) modifiant à la fois la prononciation et le sens. Ainsi, pour zhù bīn, si zhù ne prête pas à confusion puisque représentant un seul et unique caractère , bīn en revanche peut être le phonème de quatre caractères, modifiant profondément les significations que l’on peut donner à 9Rn zhù bīn 筑宾 (Tableau II).

- Les données des dictionnaires.

Dans le dictionnaire français de la langue chinoise Ricci [20] le caractère zhu 筑 correspond à Ricci 1147 et est traduit par : « 1. Battre la terre pour la tasser ; pilonner ; tasser. 2. Construire ; bâtir. 3. Construction ; Bâtiment ; maison. 4. Piquer ; percer. ». Quant à bin 宾, qui correspond à Ricci 4068 [21], ses significations sont les suivantes : « [a] 1. Hôte (celui qui reçoit l’hospitalité) ; visiteur ; invité. 2. Recevoir et traiter un hôte ; accueillir un visiteur. Hospitalité. 3. Se soumettre à ; reconnaître l’autorité de. 4. N. f. ». Mais également, en le précédant du radical 扌de shou, main 手 : « [b] Bìn n. 4059 摈 bìn 1. Rejeter ; renoncer à ; abandonner. 2. Expulser ; chasser. »

 

Tableau II. Résumé des significations.

Pinyin

Caractères

N° Ricci

Radicaux

Signification

Traductions proposées par

Zhù

1147

zhú bambou

1. Battre la terre pour la tasser ; pilonner ; tasser. 2. Construire ; bâtir. 3. Construction ; Bâtiment ; maison. 4. Piquer ; percer. 

Pan [6]

Laurent [7]

Bīn

4068

mián

Toit

[a]1. Hôte (celui qui reçoit l’hospitalité) ; visiteur ; invité. 2. Recevoir et traiter un hôte ; accueillir un visiteur. Hospitalité. 3. Se soumettre à ; reconnaître l’autorité de. 4. N. f. 

Pan [6]

Laurent [7]

Bìn

4059

手ou 扌shǒu main

1. Rejeter ; renoncer à ; abandonner. 2. Expulser ; chasser.

Ellis [15]

Bīn

4063

水ou 氵shuǐ eau

1. Bord de l’eau ; rive : rivage ; côte ; plage ; berge. 2. Border. En bordure de ; Près de. Proche ; attenant à.

Soulié de Morant [4], Guillaume [8]

 

Bìn

 

肉 ou月

ròu chair

1. Dans 膑⻣ bìn gǔ (Anat. – Méd. chin. trad.) Rotule : Patella. 2. Dans 膑脚 bìn jiǎo Couper la rotule (châtiment) ; (p. ext.) couper le pied.

WHO [9] mais il est présenté avec le radical宀mián toit

 

Sans trop insister sur les risques que présente l’aspect aléatoire des caractères chinois, objet de l’intérêt de recherche des sinologues, nous préférons faire appel aux traductions réalisées dans un certain nombre de publications médicales de diverses sources. Ainsi nous pouvons trouver comme traduction : « construction sur la plage » [5] ; « guest house » [15] ; « édifice construit pour accueillir l'invité » [6] ; « construit pour l'hôte » [7].

Cet ensemble de traductions montrent bien la difficulté des choix, leur incidence sur l’image que l’on peut se faire du point et l’interprétation que l’on peut en tirer.

La notion de rivage énoncée par Nguyen Van Nghi [5] est mise en relation par Guillaume [8] avec la notion de « berge » à laquelle ce dernier affecte un caractère bin différent 滨 (Ricci 4063) (le radical de la main est remplacé par celui 氵de l’eau shui 水) (tableau 3) et qu’il considère comme un nom secondaire issu du classique Yi Xue Ru Men Fondamental de Médecine Essentials of Medicine rédigé par Li Yan en 1816 [17].

Les questions soulevées

- Comment expliquer ces sens apparemment contradictoires dans ces traductions ? Par exemple, est-ce que la main qui accueille (radical de bin 4068) le visiteur, peut également le rejeter (radical de bin 4059) ? Si cette explication est un problème de spécialiste de sinologie, nous devons souligner que les interprétations occidentales qui tentent d’expliquer les traductions par des commentaires sont pléthores.

- Sur le plan médical, qu’apportent ces divers sens, les choix qu’ils induisent et qu’ils peuvent générer ? Y a-t-il un lien entre les noms du point, les significations qu’ils véhiculent et son activité thérapeutique ? Et si lien il y a, quelle en est la teneur, la solidité et la fiabilité ? Ces questions aux réponses délicates ou inaccessibles ont une première valeur : nous inciter à la prudence. Nous laisserons aux spécialistes, sinologues et anthropologues, le soin de résoudre la question de l’incidence de la période historique sur le sens que l’on peut attribuer à ces appellations dans le cadre de leur discipline.

- Au regard de ces données de traduction assez hétérogènes, pourquoi alors ne pas proposer « construit en bordure du zushaoyin pour donner source au yinweimai » ou « recevoir le yinweimai », explications du nom du point proposées par Pan [6]. Est-il utile dans le champ médical d’étendre ces traductions à des « significations possibles », tel que le propose Destribats avec par exemple « construire un nouvel être » qui devient une nouvelle « âme » s’incarnant dans un nouveau « corps » ou « monde » et rendant la « naissance comparable à la mort » [35] ? Quelle utilité peut représenter l’insertion de théories issues de la psychanalyse à la compréhension des points d’acupuncture ? Au-delà de ces interprétations, n’est-il pas essentiel de distinguer les actions du point 9Rn zhubin de celles du méridien yinweimai, même si ce point en est la Source [35] ?

Conclusion

Le travail sur le 9Rn zhubin a été réalisé à partir de la page qui lui est consacrée dans le site Sigma Sciences Médicales Chinoises [37] et alimenté par les questions posées à la lecture de l’article récent d’Alain Destribats [35]. En tentant de se défaire des interprétations d’auteurs dont les appartenances institutionnelles et disciplinaires (sinologie et anthropologie, entre autres) ne relèvent pas du champ médical le présent article se focalise sur les données proprement médicales. Sont ici mis en évidence des points de discussion collective qui accompagnent les questions que nous avons posées. Le recours à des références publiées et avec sources, les citations d’auteurs précises et contextualisées sont la base sur laquelle peuvent se bâtir les savoirs opérationnels des points d’acupuncture. Comprendre ne nécessite-t-il pas en effet d’aller chercher une information autant que possible vérifiée et fiable ? Il nous a également semblé impératif de distinguer dans la médecine chinoise l’impact du culturel de la fonction thérapeutique. Cette distinction peut se faire en gardant ou en proposant des définitions médicales et en excluant toute connotation philosophique et anthropologique, qui, pour légitimes qu’elles soient dans leur domaine respectif, ne disent rien sur les manières dont le médecin acupuncteur peut décliner son exercice professionnel. La confusion des champs médical, philosophique et anthropologique peut être illustrée par la définition de la théorie du yin-yang proposée par l’OMS [36] : « yin-yang theory 陰陽學說 : an ancient Chinese philosophical concept, dealing with two opposite aspects of matters in nature which are interrelated with each other. Its principle is widely applied to traditional Chinese medicine »[3]. Cette définition est basée sur l’histoire de la médecine chinoise et inclut des concepts culturels et philosophiques. Pour se dégager de ceux-ci, ne pourrions-nous pas proposer d’adopter la définition médicale suivante du yin-yang : « Tout phénomène naturel peut être décrit sous deux aspects. Ces deux aspects représentent ensemble la totalité du phénomène observé dont le contexte et le point de vue doivent être précisés. Dans le domaine de la médecine chinoise, ces phénomènes appartiennent à la physiologie du corps humain ainsi qu’au diagnostic et au traitement de ses maladies ».

Les médecins acupuncteurs occidentaux sont dans une position inconfortable à cheval entre leur formation médicale initiale et leur spécialisation en médecine chinoise. Longtemps présentés comme opposés, souvent comparés, ces deux savoirs ont généré des tentatives d’explication et d’interprétation empruntant des voies qui exacerbent ces oppositions : par ex. le recours à la richesse interprétative de la psychanalyse ou l’importation explicative de mécanismes neuro physiologiques. Ce faisant, sommes-nous si sûrs de ne pas avoir perdu la vocation même de l’acupuncture ?  Le caractère impérieux de ces comparaisons ne nous contraint-il pas à une mise en opposition ? Et si les différences, à l’évidence linguistiques et culturelles, ne concernaient pas la médecine mais simplement l’Histoire de chaque type de savoirs [38] ? L’exacerbation des différences des types de savoirs médicaux n’a-t-elle pas eu pour effet de générer les diverses étiquettes dont a été affublée l’acupuncture au cours de son histoire contemporaine en occident ?  N’est-il pas temps de se pencher sur les données factuelles de la médecine (chinoise puisqu’il s’agit de notre spécialité) pour retrouver les usages proprement thérapeutiques en excluant toute interprétation ou adaptation inhérentes à la nécessité de donner sens aux textes médicaux chinois ?

 

Dr Claude Pernice

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L’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt concernant les données publiées dans cet article.

 

 

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 Notes

[1]. “above the inner ankle between the leg muscle”.

[2]. Cette formulation en français s’inspire de celle, en anglais, de WHO [9] : “With the knee flexed and the leg stretched (plantar flexion) against resistance, the soleus muscle can be seen more clearly along the medial border of the tibia bone”

[3]. Traduction automatique : « un ancien concept philosophique chinois, qui traite de deux aspects opposés de la nature, qui sont liés entre eux. Son principe est largement appliqué à la médecine traditionnelle chinoise »