A propos des Troncs Célestes et des Branches Terrestres : réflexions sur les rythmes biologiques, la chronopathologie et les prévisions météorologiques selon les conceptions chinoises . 1e partie : rythmes circadiens et circannuel : réalités et perspectives

La Panne - Belgique
La Panne – Belgique

Résumé: La base de la Médecine Traditionnelle Chinoise s’appuie sur le concept du Temps et de ses rythmes. Les Branches Terrestres (« Di Zhi ») et les Troncs Célestes (« Tian Gan »), à l’origine du cycle sexagésimal, permettent d’expliquer les grands mouvements énergétiques, de concevoir un système de prévisions météorologiques, et de prévoir l’émergence d’une éventuelle chronopathologie.
Après une définition des rythmes biologiques selon les conceptions occidentales puis une étude bibliographique de la chronopathologie circadienne et circannuelle, l’union des « Tian Gan » et des « Di Zhi » est analysée dans le but d’établir un protocole d’aide efficace à la détection des événements climatologiques et chronopathologiques intervenant durant le cycle sexagésimal. Le troisième chapitre est consacré à la confrontation des climats de la Chine et de la France, fait accéder dans une certaine mesure à la saisie des conditions d’application de la chronopathologie issue du Nei Jing Su Wen, sujet du quatrième chapitre. Les cinquième, sixième et septième chapitres ont pour objet, tout d’abord le calcul des conditions climatiques d’une année du cycle sexagésimal, puis la description météorologique des années 1987 à 1992 en fonction des données chinoises, enfin les corrélations entre les prévisions chinoises et les relevés météorologiques fournis par Météo France. 

Une étude épidémiologique de type cas-témoins portant sur 7342 actes médicaux a ensuite établi des liaisons entre les saisons et la chronopathologie occidentale. Puis, des correspondances ont été recherchées entre ces données et les connaissances provenant de la Médecine Traditionnelle Chinoise. L’association humidité-précipitations fut examinée dans le but de trouver la genèse des douleurs rhumatologiques concernant le  » Bi Fixe’. Pour clore ce travail, la finesse des observations chinoises qui associaient depuis la nuit des temps le Bois au Printemps, et le Foie aux allergies, est confirmée par la découverte, selon la méthode du cosinor, d’un rythme circannuel des syndromes allergiques avec une acrophase printanière. Mots clés : Chrono-acupuncture, branches terrestres, « Di Zhi, troncs célestes ‘Tian Gan’, rythmes biologiques, chronopathologie, épidémiologie, prévisions météorologiques, climatologie, saisons, humidité, rhumatologie, ‘Bi fixe’ , allergie, cosinor.

Abstract: The basis of traditional chinese medicine depends on the concept of time and its rythms. The terrestrial branches (‘Di Zhi’) and the celestial trunks (‘Tian Gan’), at the beginning of the sexagesimal cycle allow the possibility of explaining great energy movements, of conceiving a system of meterorological forecasting and of predicting the emergence of an eventual chronopathology. Following a definition of the biological rythms according to western ideas, and then a bibliographic study of circadian and circannual chronopathology, the author carries out a study of the union of the ‘Tian Gan’ and the ‘Di Zhi’ with the object of establishing a protocol of an effective means for detecting climatological and chronopathological changes taking place during the sexagesimal cycle. The third chapter, dealing with a comparison 01 the climates of China and France, to a certain extent gives an idea of understanding the conditions for making use choronopathology such as it derives from the neil jing su wen, wich is the subject of the fourth chapter. The aim of chapters 5, 6 and 7 is, first of all, to show how to calculate climatological description of the years from 1987 to 1992, according to chinese data, and finally come the correlations between the chinese predictions and the meteorological records provided by Meteo France.

An epidemiological study of the type case-witness relative to 7, 342 medical operations has subsequently established the link between the seasons and western chronopathology. Next the author carried out a study to find the links between these data and the knowledge coming from traditional chinese medicine. An examination was made of the association between humidity and rain tall 50 as to discover the source of rheumatic pains connected with ‘stationary bi’. To bring this work to a close, the author established the exactitude of Chinese observations, which since the dawn of time has linked the the ‘awood of the springtime’ to the liver with its allergies, by the discovery, using the cosinor method, of the circannual rhythm of the allergy syndromes with a springtime acrophase. Keywords : chrono-acupuncture, terrestrial branches, ‘Di Zhi’, celestial trunks, ‘Tian Gan’, biological rythms, chronopathology, epidemiology, meteorological predictions, seasons, humidity, climatology, rhumatology, allergy, cosinor.

Le comportement des êtres vivants semble toujours avoir été marqué par les variations périodiques de l’environnement. Le cycle des marées, la rotation de la Lune autour de la Terre, les solstices de l’hiver et de l’été, les équinoxes de l’automne et du printemps en sont les exemples les plus connus.

Les néo-confucianistes de la dynastie des Song (960-1280) élaborèrent à partir des spéculations taoïstes un système métaphysique concernant la formation du monde à partir d’un état primordial chaotique et ténébreux où le Yin et le Yang étaient confondus.

Cet univers est éternel mais évolue par périodes de 129600 années au bout desquelles une catastrophe ramène le chaos suivi d’une nouvelle formation du monde.

Les astrophysiciens du XXème siècle ne sont pas très éloignés de cette théorie. Ils parlent d’une formation de l’univers à partir du fameux big bang, survenu il y a environ 15 milliards d’années. L’univers serait en expansion pendant encore 22 milliards d’années, puis se rétracterait afin de revenir au point de départ et entraîner le big crunch. A nouveau, expansion suivie d’un autre big-bang, etc… Bref chaque période durerait 114 milliards d’années.

Au sein du monde visible et invisible que représente le Tao du Yi Jing, le mouvement produit le Yang, puis quand il s’épuise et aboutit au repos, celui-ci produit le Yin, et le processus recommence, donnant naissance aux Cinq Eléments (Eau, Bois, Feu, Métal, Terre) qui sont des Energies (Qi).

Ainsi, selon la Pensée Chinoise, tous les phénomènes de la Nature ne sont que le produit des oscillations cycliques de deux énergies contradictoires mais aussi complémentaires: le Yin et le Yang.

Cette alternance, le système des cinq mouvements et celui de la grande circulation de l’Energie ne sont-ils pas une approche typique de l’observation des phénomènes rythmiques ?

Les cycles naturels n’ont-ils pas un rôle déterminant sur la physiologie humaine ?

A partir de la prévision météorologique des saisons, les acupuncteurs traditionnels chinois en déduisent l’arrivée de certains troubles pathologiques.

Selon l’union de la Branche Terrestre et du Tronc Céleste, ils peuvent déterminer le climat dominant, agressif en fonction de la saison, puis soigner le Mal avant qu’il n’apparaisse chez la personne à risque.

De même, chaque saison est en corrélation avec un organe lié à un méridien. Et ce méridien sera d’ordinaire préférentiellement atteint au cours de la saison en correspondance, d’où les possibilités thérapeutiques préventives. Mais, est-on en droit de considérer que ce traitement applicable en Chine, le soit également en Europe?

Et les maladies résultantes sont-elles réellement en rapport avec ces éventuels rythmes?

Ne pouvons-nous pas alors prévoir l’émergence de certaines pathologies et les traiter de manière prophylactique? Est ce vraiment possible dans un pays comme la France, qui a priori n’a pas les mêmes conditions climatiques que la Chine?

Bref, peut-on utiliser dans un pays européen toutes les données issues du Su Wen, en particulier les chapitres consacrés à la rythmologie du Temps et des Saisons, dont l’origine est à l’évidence tout à fait chinoise.

Autant de questions auxquelles la Médecine Traditionnelle Chinoise, mais aussi la Médecine Occidentale s’appliquent à répondre.

En fonction des données météorologiques du Nord de la France, et à partir d’un fichier de 7342 actes répartis sur une période de 5 ans et concernant une population de 1337 personnes, une enquête épidémiologique rétrospective de type cas-témoins a tenté d’établir des corrélations entre saisons, maladies et rythmes biologiques.

« Il y eut ensuite des ‘Sages de second ordre’ (Xian Ren) qui, éveillés aux lois de la nature à l’image de la lune et du soleil, surent reconnaître le zodiaque, le sens des flux du Yin et du Yang et distinguer les saisons. Par les mêmes voies que dans la haute antiquité ils s’efforçaient d’accroître leur longévité, mais seulement dans une certaine limite » (Huang Di Nei jing Su Wen : de la pureté naturelle dans la haute antiquité) (55).

 RYTHMES BIOLOGIQUES SELON LA MEDECINE OCCIDENTALE

  DEFINITIONS D’UN RYTHME BIOLOGIQUE

Le rythme biologique peut être représenté par une fonction sinusoïdale, quantifiée par l’utilisation du modèle mathématique du Cosinor (50,82). Cette fonction sinusoïdale correspond à la formule suivante:

                                     Y (t) = M + A Cos (ω t + Φ)

                   (t est le temps; ω est la fréquence angulaire = 2 π / τ )

Cette modélisation permet la description de quatre paramètres.

  1. a) La période τ

C’est la durée d’un cycle complet de la variation biologique, exprimée généralement en unité de temps (seconde, minute, heure, jour ou année). Cet intervalle est mesuré entre deux sommets (acrophase) ou deux creux (bathyphase). Par exemple, le cortisol plasmatique a une période de 24 heures entre les 2 pics de sécrétion. Cette période peut également être exprimée en degrés: 24 heures est équivalent à 360°. (82,50,94).

A partir de l’étude des ces différentes périodes, on a distingué plusieurs grands domaines de rythmes:

        -les rythmes ultradiens dont la période τ  est inférieure à 20 heures;

-les rythmes circadiens: la période est comprise entre 20 et 28 h, généralement 24 heures;

-les rythmes infradiens dont la période est supérieure à 28 heures, subdivisés eux-mêmes en rythme circamensuel (1 mois), rythmes circannuels (τ  = 1 an).

  1. b) L’acrophase Φ

C’est l’intervalle de temps estimé pour atteindre le sommet d’une variation biologique de période  τ. C’est la localisation temporelle exprimée, par exemple, en heures et minutes de l’emplacement du pic ou du sommet de la fonction sinusoïdale, mais aussi en degrés (exemple: 1 heure = 15°). A l’opposé, la bathyphase est le moment où la variation biologique est à son amplitude minimale, à l’emplacement du creux.

  1. c) L’amplitude A

C’est la différence des valeurs entre le moment du pic et celui du creux. Elle est égale à la moitié de la variation totale du changement rythmique pour la période considérée.

  1. d) Le mésor M

C’est la moyenne ajustée du rythme de période τ , niveau moyen de la variation biologique rapporté à la durée de la période. 

Un rythme biologique peut donc être caractérisé par ce modèle mathématique, à condition que la variation ne s’écarte pas trop de la fonction sinusoïdale et qu’elle soit statistiquement significative par la méthode des moindres carrés.

CARACTERISTIQUES D’UN RYTHME BIOLOGIQUE

Les rythmes biologiques ont une origine génétique, mise en évidence chez les mouches Drosophiles par Konopka et collaborateurs (62) et l’équipe de Bargiello (5). Ainsi, le chromosome X est porteur d’un gène « per » qui contrôle la longueur de la période activité-repos et celle de la ponte. Il existe aussi ungène « clock » qui contrôle la phase de certains rythmes. Par ailleurs, Reinberg et collaborateurs ont constaté que les rythmes circadiens de l’excrétion urinaire des 17-hydroxycorticostéroïdes avaient davantage de caractéristiques communes chez des jumeaux monozygotes qu’entre des jumeaux dizygotes (93).

Les noyaux suprachiasmatiques (NSC), formation hypothalamique bilatérale située près du chiasma optique, sont une des horloges biologiques ou oscillateurs, responsables de certains rythmes circardiens, en particulier ceux des sécrétions de l’ACTH, de la prolactine, et du comportement de la faim et de la soif, mais aussi le rythme éveil-sommeil (94,65). Moore a ainsi démontré que la destruction des NSC entraînait la disparition plus ou moins totale de ces rythmes. A noter que les sécrétions persistent, mais sans variation temporelle (76).

D’autres oscillateurs semblent exister, comme l’atteste la persistance de l’activité circadienne corticosurrénalienne du rat, et cela, malgré l’abolition du rythme de l’ACTH par destruction du NSC (109). La glande pinéale (épiphyse), autre oscillateur des rythmes circadiens régulée par l’intensité lumineuse, secrète la mélatonine, responsable de la régulation de l’axe hypothalamo-hypophysaire au cours du nycthémère (104,119).

Une équipe strasbourgeoise a démontré d’ailleurs le rôle d’un gène baptisé CREM dont la surexpression nocturne entraîne une puissante répression de la transcription génique AMPc dépendante, d’où éventuelle interruption ou ralentissement des métabolismes neuro-endocriniens liés à l’épiphyse et aux noyaux suprachiasmatiques (58).

Enfin chez l’homme, il a été démontré que des oscillateurs corticaux gouvernent vraisemblablement les rythmes circadiens des activités complexes (35).

Ces horloges biologiques sont elles-mêmes sous le contrôle des synchroniseurs (50). Un synchroniseur est un ou plusieurs facteurs de l’environnement capables de régler les oscillateurs et la période des rythmes circadiens. Cela peut correspondre à l’alternance du jour et de la nuit, mais aussi à celle des saisons. Notons cependant que la suppression des synchroniseurs, comme cela a été fait dans les expériences d’isolement en grotte souterraine (101,102,3), laisse persister les rythmes circadiens, mais avec généralement une période naturelle allongée à 25 heures environ chez l’homme sain (10,94).

 CHRONOPATHOLOGIE

La chronopathologie est l’étude des variations périodiques d’une maladie, et des altérations persistantes de la structure temporelle, qu’elles soient résultat ou cause du processus pathologique (94).

Depuis bien longtemps, les médecins savent qu’une crise ulcéreuse digestive, selon son horaire, sera soit d’origine gastrique, soit d’origine duodénale. La crise de goutte disparaît toujours au chant du coq. Le dérouillage et la douleur matinale sont typiques de la polyarthrite rhumatoïde.

D’autre part, à côté de ces rythmes circadiens, on connaît aussi les rythmes annuels: les dépressions saisonnières, les épidémies de grippe hivernale, les rhinites allergiques du printemps ou de l’été …

Ainsi, la chronopathologie est étudiée actuellement dans tous les domaines de la médecine.

Appareil cardio-vasculaire

 Rythmes circadiens

  * L’hypertension artérielle

L’acrophase des pressions systolique et diastolique se situe respectivement à 18 et 22 heures. Les pressions sont à leur bathyphase durant le sommeil, puis s’elèvent progressivement juste avant le réveil, de même les sécrétions de catécholamines et la fréquence cardiaque. L’acrophase de sécrétions de catécholamines se situe vers midi; celle de la fréquence cardiaque entre midi et 16 heures. Chez l’hypertendu, tous ces rythmes circadiens persistent (94).

* L’infarctus du myocarde

Dans une étude portant sur 2999 patients hospitalisés pour infarctus du myocarde en phase aiguë, Muller a mis en évidence un pic de survenue entre 6 heures et midi, la fréquence la plus élevée étant retrouvée à 9 heures. La fréquence de survenue de l’infarctus est de 1,26 fois plus élevée dans la période de 6 heures à midi que la moyenne des fréquences des trois autres tranches horaires (79).

Toujours selon l’équipe de Muller, il existe un 2ème pic de fréquence,moins important entre 19 heures et 20 heures.

Pour Hjalmarson, 28% des infarctus ont un pic de fréquence entre 6 heures et midi. Le 2ème pic de fréquence (25% des infarctus) entre 18 et 24 heures (54).

Une troisième équipe a également mis en évidence une nette augmentation de la fréquence de survenue de l’infarctus entre 6 heures et midi, fréquence multipliée par 1,8 par rapport à la fréquence moyenne des 3 autres tranches de 6 heures (121). A noter que la prise de bêta-bloquants supprime ou modifie le rythme circadien de l’infarctus (79,121,54).

 * L’angor

Nademanee a constaté sur les holters des 24 heures de 68 patients ayant un angor chronique stable, un pic de fréquence des épisodes ischémiques cliniques et silencieux entre 8 heures et 15 heures (81).

Rocco, dans une étude portant sur 32 patients ayant un angor chronique stable, 39% des épisodes de sous-décalage du segment ST sont survenus entre 6 heures et midi sans qu’il y ait augmentation de la fréquence cardiaque ou de l’activité physique (96).

L’angor de Prinzmétal évalué chez 13 patients sur Holter de 48 heures montre un sus-décalage de ST très nettement prédominant entre 0 heure et 8 heures (114).

Yasue a évalué 13 patients ayant un angor de Prinzmétal par épreuve d’effort le matin entre 5 heures et 8 heures, puis dans l’après-midi du même jour de 15 à 16 heures. Ces auteurs ont induit une crise angineuse avec sus-décalage de ST, le matin, chez tous les patients. Deux patients seulement ont eu une crise dans l’après-midi (123).

* Les morts subites

Une prédominance matinale des arrêts cardiaques a également été notée par l’équipe de Muller. En effet, l’étude de l’heure de décès des 2203 patients de l’Etat du Massachusetts, morts subitement par arrêt cardiaque en 1983 objective un pic de fréquence entre 7 heures et Il heures, avec un second pic moins important entre 17 heures et 18 heures (78).

Willich, dans une étude prospective portant sur une cohorte de 5209 sujets suivis pendant 38 ans a enregistré 33% de morts subites entre 6 heures et 12 heures. En outre, le risque horaire de mort subite entre 7 heures et 9 heures est d’au moins 70% plus important que pour les autres 22 heures de la journée (120).

Plus récemment, 1423 arrêts cardiaques ont été analysés par l’équipe de Levine à Houston entre le 1er décembre 1989 et le 30 novembre 1990. L’existence d’un rythme circadien a été démontré de façon très significative (p<O,OOOl). Il existe un minimum aux environs de 3 heures du matin, puis le rythme des décès s’accélère très rapidement à partir de 6 heures et passe par un pic aux environs de midi. La fréquence des décès diminue alors très progressivement entre midi et 2 heures du matin (69).

* Arythmies

Cugini a mis en évidence un pic de fréquence de survenue des arythmies supra-ventriculaires graves à type de flutter ou fibrillation auriculaire, entre 8 heures et 11heures chez 87 patients (24).

En conclusion, toutes ces études suggèrent qu’il existe un rythme circadien des pathologies cardio-vasculaires avec une acrophase entre 6 heures du matin et midi. Divers mécanismes déclenchants matinaux ont été mis en évidence. Ainsi le pic de sécrétion matinal des catécholamines (adrénaline et noradrénaline) (118, 94), l’élévation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque qui accroissent les besoins myocardiques en oxygène (73), et enfin l’hyperagrégation plaquettaire au cours de la matinée (111,87) avec à l’opposé une activité fibrinolytique du sang diminuée (98,2) sont les principaux événements responsables de ces pathologies. Ces différents processus ayant une intensité accentuée le matin, expliqueraient l’évolution de la plaque d’athérome vers la formation d’un thrombus occlusif (infarctus, mort subite, accidents vasculaires cérébraux) ou non (angor instable) (79,26). Les thérapeutiques doivent prendre en considération cette période matinale de vulnérabilité et l’heure d’administration du médicament doit être étudiée. A cet égard, un bêta-bloquant d’action prolongée pris au coucher, ou un bêta-bloquant d’action rapide pris le matin, aura une meilleure efficacité (86,94).

 Rythme circannuel

 * Thromboses coronaires et cérébrales

La mortalité par infarctus du myocarde ou par accident vasculaire cérébral, en rapport avec une thrombose ou une embolie, suit un rythme circannuel avec une acrophase en hiver (janvier, février). Les auteurs expliquent ce fait par l’augmentation de la viscosité sanguine, des hématies et des plaquettes associée à une baisse du taux d’antithrombine III au cours de l’exposition au froid de l’hiver (60).

Entrican observe également que les artériopathies coronariennes et cérébrales sont beaucoup plus fréquentes en décembre et janvier (30). D’autres travaux (28,88) arrivent aux mêmes conclusions : les maladies cardio-vasculaires, en particulier les infarcissements myocardiques, ont une incidence surtout accrue durant les mois hivernaux de janvier et février.

 * Embolies périphériques

C’est toujours en hiver qu’une acrophase a été objectivée pour les embolies périphériques, en particulier dans les artères fémorales (20). En ce qui concerne les thrombo-embolies veineuses, un rythme saisonnier avec un pic en décembre, janvier, et, une bathyphase en juillet, août, a été aussi observé (30).

Neurologie

 Rythme circadien

* Accidents vasculaires cérébraux

  Comme pour les accidents ischémiques myocardiques, un pic de fréquence maximale est observé entre 6 heures et midi (80).

 Rythme circannuel

  * Hémorragies intra-cérébrales

Une périodicité saisonnière fut notée chez 118 patients hospitalisés de 1970 à 1975 avec le diagnostic d’hémorragie intra-cérébrale. Le pic du plus grand nombre de cas a été retrouvé chaque année en janvier et février. Ce rythme circannuel a été démontré selon l’analyse par la méthode du Cosinor, l’acrophase se situant le 24 janvier, avec un intervalle de confiance à 95 % (p<0,05) entre le 23 novembre et le 4 mars. Cette périodicité coïncide avec celle des mortalités dues aux maladies cardio-vasculaires ou cérébro-vasculaires (89).

Obstétrique

Un rythme circannuel des naissances a été objectivé par une étude statistique des 12 035 680 nouveau-nés français mis au monde entre le 1er janvier 1968 et le 31 décembre 1982 (49). Cette enquête montre que le nombre de conceptions est au maximum en été, minimum lors de l’hiver. De ce fait, la répartition des naissances représente une courbe sinusoïde, avec une acrophase au printemps (en mai), et une bathyphase en automne (début novembre). Cette étude confirmait les résultats d’un précédent travail effectué sur 5 927 978 naissances françaises des sept années 1968 à 1974 (48).

Psychiatrie

Rythme circadien

  * Insomnie

L’heure d’endormissement est régulée par le rythme circadien de la température corporelle. Ce sont les expériences d’isolement temporel (101,102,3) qui ont permis de montrer ces liens étroits. Ainsi, les horaires les plus propices à l’endormissement correspondent à la 3ème ou 8ème heure avant le minimum thermique. En règle générale, le minimum thermique, étant entre 5 et 8 heures du matin, entraîne donc un endormissement physiologique vers 23 heures ou 3 heures du matin (105).

De ce fait, des horaires d’activité irréguliers, tels le travail de nuit, le travail posté, ou même le décalage horaire lié au franchissement des fuseaux horaires par avion vont désynchroniser de façon notable les rythmes circadiens (36).

En effet, en l’absence de repères temporels externes, l’alternance veille-sommeil maintient sa régularité mais la période du rythme s’allonge pour prendre une valeur de 25 heures environ. Les relations entre le sommeil et la courbe thermique se maintiennent, les deux rythmes demeurent synchronisés, bien que le début du sommeil se rapproche du minimum thermique et que le réveil spontané apparaît lors de la remontée de la température (10,101,102,3).

 Rythme circannuel

 * La dépression saisonnière

Le syndrome dépressif saisonnier réunit les caractéristiques habituelles des dépressions endogènes ou mélancoliques, mais contrairement à celles-ci, il y a une augmentation de l’appétit vis-à-vis essentiellement des hydrates de carbone avec prise de poids et non une anorexie avec perte de poids; il y a une tendance à l’hypersomnie au lieu de la classique insomnie; et surtout il y a une récidive rythmée par les saisons avec un début au mois d’octobre et une fin au printemps en avril, en passant par une acrophase en plein hiver (janvier) (97,106,70).

Ces dépressions hivernales sont très sensibles à la photothérapie sous une intensité de 2500 lux environ (104, 105). L’exposition à la lumière intense inhibe la libération de mélatonine par la glande pinéale (épiphyse) qui serait donc un autre oscillateur des rythmes circadiens, au même titre que le noyau supra-chiasmatique (104,119). Ceci permettrait de resynchroniser les rythmes circadiens, en particulier, celui de la mélatonine, très perturbé par un effondrement de son taux plasmatique (97,105).

Tout récemment, deux études canadiennes du Dr Lam ont décelé des anomalies oculaires chez les patients atteints de dépression saisonnière, en particulier une diminution de la sensibilité rétinienne à la lumière (19,66). Cela pourrait expliquer la rythmicité hivernale de cette affection qui culmine en hiver lors des journées à ensoleillement court.

* Dépressions estivales

Wehr, Rosenthal, Sack ont décrit un tableau à l’inverse de celui de la dépression saisonnière hivernale, marqué cette fois-ci par une dépression estivale associée à une manie ou une hypomanie hivernales. Ce tableau pourrait être corrélé par le nombre de dépressions endogènes et de suicides à la fin du printemps. Le traitement repose sur l’application de froid (116).

* Dépressions endogènes

Elles correspondent essentiellement aux psychoses maniaco-dépressives. L’incidence du déclenchement des épisodes est culminante au printemps et en automne. Ceci est une donnée classique qui a été vérifiée statistiquement (4,105). D’autre part, les études épidémiologiques portant sur les variations saisonnières des suicides montrent que les taux sont plus élevés au printemps et en automne, avec une bathyphase hivernale (3,104). Ces périodes, printemps et automne, coïncident avec les équinoxes. Ce sont les périodes des plus grandes variations de la longueur du jour qui entraîneraient une désynchronisation des rythmes circadiens (4,104).

Une étude de Maes, parue dans l’American journal of psychiatry de septembre 1993, réalisée sur les registres officiels de Bruxelles concernant près de 20000 suicides survenus pendant la période de janvier 79 à décembre 1987, montre également une fréquence accrue au printemps et en été, en fonction de l’âge et de la violence de l’acte. L’acrophase, tous critères confondus, est cependant située en avril-mai, la bathyphase en décembre janvier (31).

 Allergologie

 Rythmes circadiens

   * Asthme

La majorité des crises d’asthme se produit habituellement pendant la nuit ou le matin. Elles sont observées à 75 % entre 2 heures et 7 heures du matin, avec une acrophase des dyspnées vers 4 heures (6,94).

Les conséquences les plus graves de l’asthme sont l’arrêt cardiaque et la mort. Douglas a montré que 43 % des cas de décès sont survenus entre minuit et 8 heures du matin (29).

Le mécanisme de l’asthme nocturne est expliqué par le développement d’un processus inflammatoire dans les voies respiratoires, cause d’une obstruction aiguë et immédiate. Par ailleurs, l’exposition à un ou des allergènes pendant le jour peut produire l’exacerbation des crises quelques heures après, c’est la phase retardée de l’asthme (21,27).

D’autre part, il existe des variations circadiennes endogènes du cortisol, de l’histamine, et de l’activité du système nerveux autonome. Ainsi, il est intéressant de constater que c’est au milieu de la nuit entre minuit et 4 heures que les concentrations plasmatiques de cortisol et d’adrénaline sont les plus faibles alors qu’au même moment, on a une acrophase de l’histamine plasmatique (6,7). A la même heure, le débit expiratoire de pointe est aussi au minimum, signe précurseur d’une éventuelle crise asthmatique mortelle (53,9).

 * Rhinites allergiques

Une acrophase à 6 heures du matin a été retrouvée dans les rhinites allergiques concernant les symptômes suivants: éternuements, obstruction nasale, rhinorrhée (p<O,OOOl). Par contre, pas de rythme circadien concernant l’irritation conjonctivale, la dyspnée ou la toux résultante (90).

 Une étude précédente, concernant 246 « rhumes des foins » avait également découvert une prévalence matinale (84).

Le mécanisme physiopathologique est tout à fait comparable à celui de l’asthme nocturne: réactions spécifiques aux allergènes et à l’histamine, sécrétion des catécholamines, etc. (90).

Rythme circannuel

    * Asthme

Selon une enquête épidémiologique en Grande-Bretagne, les décès par crise asthmatique sont plus fréquents de mai à octobre, avec une acrophase en été (61).

Cette périodicité saisonnière a été récemment confirmée par une étude américaine (117), mais uniquement pour la tranche d’âge de 5 à 34 ans, avec une acrophase en juillet. Par contre, chez des sujets âgés de 65 ans et plus, c’est l’hiver, entre janvier et mars, que se situe l’acrophase. Entre 35 et 64 ans, il n’y a pas de variations saisonnières nettes. Les auteurs expliquent que l’acrophase en hiver chez les sujets âgés serait due à un excès de diagnostic chez des patients décédés en réalité d’une autre maladie respiratoire ou d’une affection cardiaque (117).

Toujours selon les mêmes auteurs, l’hospitalisation pour crise asthmatique s’observe au maximum en automne (de septembre à novembre) chez des sujets entre 5 et 34 ans, en hiver (de janvier à mars) chez les sujets de 35 à 64 ans et plus. Il n’y a pas de parallélisme entre hospitalisation et décès chez les 5-34 ans, du fait semble-t-il, que pendant la période des vacances d’été (acrophase des décès), le diagnostic est porté plus tardivement, associé à un traitement lui-même bien souvent retardé (acrophase en automne des hospitalisations) (117).

  * Rhinites allergiques

Les allergies polliniques ont un pic à la fin du printemps et au début de l’été en mai et juin (18). Ceci est confirmé par le pic annuel de vente des anti-histaminiques, telle méquitazine (90).

Une étude épidémiologique concernant 765 patients a montré une acrophase au début du printemps (mars et avril), en ce qui concerne les éternuements et en janvier et février pour les rhinorrhées et les obstructions nasales, bref un pic annuel de janvier à avril, statistiquement significatif (p<0,005). A noter que l’intensité de symptômes est au plus bas de septembre à octobre (90). Selon les auteurs, cette acrophase de janvier à avril, plus précoce que prévu, (c’est à dire mai, juin) s’explique par le fait que leur échantillon étudié n’offre que 25 % de patients allergiques aux pollens de graminées alors qu’il y a 53 % d’allergiques aux poussières de maisons et le reste (13 %) est sensible aux autres pollens. Or seuls les pollens de graminées offrent une acrophase de l’allergie en mai et juin. Par ailleurs, une autre théorie fait intervenir certains facteurs endogènes:

l’acrophase des catécholamines en décembre et celle des immunoglobulines E sériques spécifiques de septembre à novembre chez les patients atopiques.

 Infectiologie

  Rythme circadien

Le pic de mortalité résultant d’une maladie infectieuse se situe vers 6 heures du matin (91).

  Rythme circannuel

Le pic annuel de mortalité et de morbidité des infections respiratoires se situe entre janvier et mars dans tous les Etats Unis d’Amérique, que le climat soit doux ou rigoureux (91,103).

Aux U.S.A., l’acrophase des oreillons se situe de janvier à mai. Le taux le plus bas est en été et au début de l’automne (juillet, août, septembre). Les épidémies de rubéole, quant à elles, ont une acrophase plus tardive au printemps de mars à mai et une bathyphase également en été (33).

Une étude épidémiologique, faite par les « Centers for Disease Control » (CDC) d’Atlanta aux U.S.A., montre le caractère saisonnier du syndrome de mort subite du nourrisson, avec une acrophase en janvier, et une bathyphase en juillet et août. Cette acrophase se retrouve aussi pour les maladies infectieuses: acrophase en hiver, bathyphase en été. La proportion des décès en janvier par rapport à juillet est comparable, qu’il s’agisse de morts subites ou de maladies infectieuses (16). Ainsi, cette recrudescence hivernale de la mort subite du nourrisson suggère l’existence d’une causalité des infections cardiorespiratoires. Mais, le fait que certaines épidémies printanières ou estivales ne s’accompagnent pas d’une augmentation parallèle de l’incidence de mort subite du nourrisson, indique que l’infection en période hivernale n’est qu’un des cofacteurs amenant le décès (83). Enfin, notons qu’en France une équipe de l’Inserm a constaté également que la mort subite du nourrisson avait une acrophase en décembre, janvier et une bathyphase en août (14).

Endocrinologie

  Rythme circadien

 L’hyper ou l’hypofonctionnement d’un système endocrinien s’associe toujours à des altérations des rythmes circadiens de sécrétion. De cette façon, au cours de l’hypocorticisme (insuffisance corticosurrénalienne quelle qu’en soit la cause), ou durant l’hypercorticisme (Cushing), le rythme circadien du cortisol et des autres corticostéroïdes est complètement perturbé (94).

 Par ailleurs, de nombreuses variables endocriniennes possèdent un rythme circadien: ACTH, LH, FSH, TSH, prolactine, hormone antidiurétique, hormone de croissance, aldostérone, testostérone, thyroxine, insuline, glucagon, adrénaline, etc. (94). Même chose pour les variables hématologiques: hémoglobine, hématies, plaquettes, leucocytes, lymphocytes, neutrophiles, monocytes, etc., qui possèdent également chacune leurs propres rythmes circadiens. (94,95).

Cependant, épidémiologiquement, il est très difficile d’affirmer qu’une pathologie puisse être déclenchée à une heure précise en raison de la rupture du cycle circadien d’une de ces variables sanguines.

 Rythme circannuel

Les nouveaux cas de diabète insulino-dépendant ont un pic d’incidence accrue en automne et en hiver, et la bathyphase est toujours retrouvée en été (37).

Ceci a été partiellement confirmé aux U.S.A. : bathyphase en été, acrophase de janvier à avril. Néanmoins en automne, il y a aussi une remontée des nouveaux cas de diabète (33).

L’explication qui mettait en corrélation les pics d’incidence des maladies virales infectieuses (rubéole, oreillons) avec ceux du diabète n’a pas été infirmée (33).

 Gastro-entérologie

  Rythme circadien

L’ulcération gastro-duodénale résulte bien souvent d’un déséquilibre entre, d’une part des facteurs agressifs endogènes et exogènes, et d’autre part, les facteurs de protection.

Le facteur endogène le plus agressif est la sécrétion gastrique d’acide chlorhydrique qui montre aussi bien chez les personnes saines que celles souffrant d’ulcère duodénal, un rythme circadien indépendant des horaires de repas, avec une acrophase de l’acidité de 21 heures à 22 heures (74,75).

Les facteurs de protection: mucus gastrique, production épithéliale de bicarbonates, concentration de prostaglandines dans les tissus gastriques, mouvements ioniques, etc., possèdent également des rythmes circadiens en phase ou variant parallèlement à ceux des facteurs d’agressions, du moins chez le rat. Ainsi l’acrophase se situe de 17 heures à 18 heures environ (113).

De ce fait, la situation pathologique d’ulcère pourrait résulter d’une altération du synchronisme des fonctions d’agression et de protection. Il y aurait un déphasage d’une des fonctions par rapport à l’autre et dans ce cas, les facteurs d’agression pourraient l’emporter sur la capacité de résistance de la muqueuse (94).

 Rythme circannuel

 * Ulcères peptiques

Depuis longtemps, on connaît le caractère saisonnier des nouveaux cas d’ulcères peptiques ou des reprises évolutives d’anciens ulcères. Ainsi les pics d’incidence évoluent selon deux modes, soit acrophase en automne et hiver, soit au printemps et automne (56).

Ceci a été confirmé par de nombreuses études. L’équipe de Fich (32) a objectivé un pic annuel hivernal pour l’ulcère duodénal dans une population israélienne. Une autre équipe a mis en évidence des pics d’ulcérations en hiver (février) et au début de l’automne (septembre) chez 50 patients suivis pendant 5 ans par des endoscopies répétées, et cela de manière statistiquement significative (43).

Gibinski a observé aussi un pic de récurrence des ulcères en automne et au printemps chez 10 patients suivis pendant 8 ans par endoscopie tous les 3 mois {42).

Une autre étude suggère une véritable périodicité saisonnière dans l’apparition de l’ulcère gastro-duodénal, du moins dans une population vivant au nord de la Norvège (85).

Bref, il semblerait que les variations saisonnières printemps-automne ou automne-hiver, pourraient différer selon la situation géographique. Néanmoins, il est à remarquer que le volume et l’acidité de la sécrétion gastrique sont les plus élevés au printemps et en automne, ce qui peut expliquer les variations saisonnières de la maladie (94).

 * Diarrhées aiguës infectieuses

L’étiologie est bactérienne (salmonella, campylobacter, escherichia coli) d’origine alimentaire mais aussi virale (rotavirus et virus Norwalk) avec importante transmission inter humaine. Les pics épidémiques se situent en hiver, généralement en janvier (47).

 * Diarrhées aiguës estivales

L’acrophase de leur incidence se situe au cours de la saison chaude. Les conditions de pollution hydrique les favorisent. On les appelle de façon erronée intoxication alimentaire, gastro-entérite aiguë, ou encore grippe intestinale. En fait, il s’agit généralement de toxi-infections alimentaires dont les germes responsables les plus fréquemment isolés sont les salmonelles, le staphylocoque doré et les protéus (52).

Rhumatologie

 Rythme circadien

   * Polyarthrite rhumatoïde

Empiriquement, on connaît depuis toujours l’existence des recrudescences de la douleur et de la raideur matinale. Des études ont confirmé l’heure de ces douleurs. Kowanto et son équipe ont observé que l’intensité de la douleur était réellement à son acrophase entre 8 heures et 12 heures du matin (63,64).

Une autre étude réalisée chez 8 cas de polyarthrite rhumatoïde et recherchant le temps optimal d’administration du ténoxicam a également constaté un pic matinal des douleurs (92).

  * Spondylarthrite ankylosante

Le plus important pic de la douleur a été observé entre 6 heures et 9 heures, mais aussi il existe un deuxième pic le soir de 18 heures à 21 heures (34).

Confirmation par l’étude de Reinberg (92), 2 pics: le matin et le soir chez 11 cas de spondylarthrite ankylosante.

 * Gonarthrose, Coxarthrose

Les travaux de Lévi (68) sur 68 patients atteints de gonarthrose ou de coxarthrose ont déterminé des variations interindividuelles du rythme circadien de la douleur. 19 patients ont un seul pic de 14 heures à 20 heures; 8 ont un pic nocturne de 20 heures à 8 heures; 23 autres ont 2 pics: un en matinée et l’autre en soirée. De la même façon, les travaux de Bellamy sur l’arthrose du genou chez des patients suivis pendant 7 jours montrent des rythmes circadiens avec des variations interindividuelles (8).

Il est à noter que généralement les patients atteints d’arthrose évoluée du genou ou de la hanche ont plutôt une acrophase de la douleur en soirée, vers 21 heures (92,57). La friction mécanique expliquerait que la douleur serait plus importante en fin de période d’activité des malades.

Rythme circannuel

 La périodicité annuelle montre essentiellement une recrudescence des algies durant la période hivernale. Ceci a été vérifié chez les patients atteints de spondylarthrite ankylosante. Il existe une bathyphase de la douleur en été (34).

Dans une communication à la XV ème  journée de rhumatologie à Marseille en Février 93, Tavernier relate que d’après une étude hollandaise, une augmentation des douleurs arthrosiques apparaît avec le changement de température et d’humidité, surtout en période estivale.

Par ailleurs, Tavernier signale qu’une autre étude israélienne de 1990 observait que l’arthrose était plutôt aggravée par la pluie que par les variations de pression. Bref, il semblerait que le malade trouve un bénéfice psychologique en attribuant ainsi ses douleurs aux conditions climatiques plutôt qu’à la dégénérescence de ses articulations (25).

Pneumologie

 Rythme circadien

Une équipe italienne a découvert un pic de fréquence matinal des embolies pulmonaires fatales (22).

Rythme circannuel

* Embolies pulmonaires

Colantonio a étudié 152 personnes décédées d’une embolie pulmonaire entre janvier 1971 et décembre 1988 (23).

Selon l’analyse par la méthode du Cosinor, il a constaté un rythme circannuel significatif (p<0,04) avec un pic en février et un intervalle de confiance à 95 % de janvier à mars.

Une autre analyse, effectuée de janvier 1970 à décembre 1986, a permis également de constater une mortalité très hautement significative (p<O,OI) suite à des embolies pulmonaires au cours des mois de novembre à février. A noter que cette étude montre que la mortalité survient dans 90 % des cas 1 mois environ après la mise en place d’une prothèse de hanche et intéresse 0,7 % des 18104 arthroplasties réalisées dans cet hôpital.

D’autre part, les auteurs font remarquer que les autres causes de mortalité (2 %) sont étalées sur toute l’année, avec un pic néanmoins, en janvier (122).

* Infections pulmonaires

Comme nous l’avons déjà vu dans le chapitre d’infectiologie, les infections pulmonaires ont une acrophase d’apparition en hiver et au début du printemps, de janvier à mars.

 RYTHMES BIOLOGIQUES SELON LA MEDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE

La base de la Médecine Traditionnelle Chinoise s’appuie sur le concept du Temps. Les traités les plus anciens, que ce soit le Nei Jing Su Wen, le Ling Shu, ou le Zen Jiu Jia Yi Jing y font constamment référence. D’ailleurs la chrono-acupuncture, forme thérapeutique de la Médecine Traditionnelle Chinoise qui s’intéresse davantage aux rythmes des saisons, au cycle du Yin et du Yang, ou, à la circulation horaire de l’énergie dans les méridiens, n’est pas comme l’on pourrait s’y attendre une spécialisation de l’acupuncture, mais plutôt un des fondements de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Effectivement, l’acupuncteur utilise à tout moment la théorie des cinq mouvements qui offre des analogies avec les saisons. Qui n’a pas observé l’influence du climat sur les pathologies? Ne pique-t-on pas alors en fonction de ces analogies? Tonifier par exemple le méridien de foie au début du printemps chez un allergique atteint systématiquement de « rhume des foins », voire de crises d’asthme au mois de mai.

Et pourtant, la rythmologie et la chronopathologie qui imprègnent toute la pensée médicale chinoise sont des notions encore très mystérieuses. La conception occidentale du Temps montre que celui-ci est un mouvement irréversible: passé, présent et futur. On ne peut pas retourner en arrière et le temps Présent est unique, comme l’est celui du Passé.

Par contre, la conception chinoise du Temps est tout autre. L’évolution n’est plus linéaire et irréversible, mais au contraire cyclique. Tout est éternel recommencement. Les climats, les événements météorologiques obéissent à des règles cycliques prévisibles qui vont influencer les êtres vivants et entraîner certaines pathologies en fonction de leur résistance (45,46). Ainsi un cycle de 60 ans (sexagésimal), propre à la rythmologie chinoise est à la base du calendrier chinois. Et selon l’étude des énergies de la Terre (Branches Terrestres), ou de celles du Ciel (Troncs Célestes), selon le passage des énergies invitées dans l’année, et selon les grands mouvements annuels, l’on pourra prévoir et constater des avances ou des retards dans le climat, entraînant donc, des pathologies tout à fait prévisibles.

La chrono-acupuncture, puisqu’il faut entériner malgré tout ce terme, va de ce fait, aider l’acupuncteur à prédire et traiter la pathologie chez les patients prédisposés.

Pour cela, la connaissance des dix troncs célestes et des douze branches terrestres, respectivement selon la transcription Pin Yin, les  » Tian Gan » (Kan) et les  » Di Zhi » (Che), est indispensable et débouche sur les traitements. Ainsi, on peut déterminer les points ouverts à certaines heures d’une journée bien précise: c’est la méthode basée sur le Jia, méthode qui répond à l’intrication des « Gan » et des « Zhi » (72,40,41,11).

La méthode basée sur le Zi permet, grâce aux douze branches terrestres, d’agir sur le méridien en le tonifiant ou en le dispersant en fonction de l’heure des marées énergétiques. Deux règles essentielles en découlent: la règle Minuit-Midi (Zi-Wu) et celle des marées des méridiens (107,108,110).

La théorie du Zi Wu Liu Zhu se subdivise donc en deux applications thérapeutiques selon qu’elle soit en rapport avec les troncs célestes (méthode basée sur le Jia), ou en rapport avec les branches terrestres (méthode basée sur le Zi), le tout régissant le flux et le reflux de la circulation du « Qi » et du « Xue’ (124,107,72).

Outre la théorie du Zi Wu Liu Zhu, il convient de rappeler que la chrono-acupuncture comporte aussi la théorie des points saisonniers. Celle-ci peut entrer dans le cadre des rythmes circannuels.

    De même que pour la médecine occidentale, on mettra en exergue deux rythmes importants: circadien et circannuel.

     Rythme circadien

Comme nous l’avons déjà décrit dans un précédent article, les branches terrestres vont être à la base du rythme circadien (107). Ainsi de 23 heures à 1 heure du matin va correspondre la branche terrestre Zi et le méridien Vésicule Biliaire. De 1 heure à 3 heures, branche Chou, l’énergie passera dans le méridien de Foie et y sera à son acmé. Et ainsi de suite.

Des auteurs ont ainsi remarqué que chez 100 patients hypertendus, la pression artérielle systolique et diastolique est plus élevée durant les heures des branches terrestres Shen, You et Shu (15 à 21 heures), ceci de manière statistiquement significative (p<0,05). Ils ont observé aussi que la pression la plus basse se situe à 4 heures (branche terrestre Yin). Ils expliquent que l’heure Shen, You, et Shu correspondent successivement à l’acrophase de l’énergie dans les méridiens de Vessie puis de Rein, et enfin de Maître du Cœur. De ce fait, l’hypertension artérielle essentielle serait causée par une faiblesse du Qi du méridien de Rein, conduisant à un manque d’harmonie entre le Yin et le Yang (110).

Une étude concernant la mesure des biopotentiels électriques spontanés de la peau réalisée chez 6 sujets et concernant certains points d’acupuncture a permis d’obtenir des rythmes circadiens. Ainsi l’acrophase du biopotentiel mesuré sur le IG 7 (Zhizheng) est à 14 h 39 et correspond bien à l’horaire d’activité maximale du méridien Intestin Grêle (77). Mais quoique ces résultats puissent être prometteurs, ils sont malgré tout insuffisants pour confirmer le rythme circadien des branches terrestres. Des investigations supplémentaires sont encore nécessaires.

Bref, en l’état actuel des choses, on peut cependant considérer que selon les heures des branches terrestres, la circulation du Qi et du Xue dans les Jing Luo est régulière avec des variations d’amplitude bien déterminées. En cas de blocage, de stagnation, d’insuffisance ou au contraire d’excès d’énergie ou de sang, les marées avec leur flux et reflux ne sont plus respectées, d’où la survenue d’une chronopathologie.

 Rythme circannuel

« Le cycle des règnes successifs des 5 éléments répond à une année céleste. Les Yin et Yang passent et reviennent, le froid et la chaleur s’affrontent et se succèdent, des perversions s’attaquent au souffle inné, l’intérieur s’isole de l’extérieur, les 6 méridiens fluctuent, les 5 viscères se déséquilibrent, il y a des dépassements et des carences, des abus et des défaillances » (Su Wen : chapitre 69 : des « rencontres » des Qi et leurs altérations)

L’observation minutieuse des planètes et leurs déplacements dans le firmament est à l’origine de la théorie des 5 éléments. Le Bois est affecté à la planète Jupiter, le Feu à Mars, la Terre à Saturne, le Métal à Vénus et l’Eau à la planète Mercure. Les Chinois, à partir de l’origine astronomique ont établi ensuite des corrélations avec les viscères, les saisons, les points cardinaux, les pathologies etc…

« L’arrivée prématurée du froid est sous le signe de Mercure. Dans les cas graves le ventre grossit, les jambes enflent, il y a toux, sueurs nocturnes et crainte du vent. S’il survient de fortes pluies ou des brumes opaques c’est sous le signe de Saturne. S’il y a coïncidence avec la tutelle du Tai Yang (ans 53 et 23) ce sont des pluies glacées, de la neige, de la gelée blanche permanente, l’humidité altère les choses. Les maladies réactionnelles sont: réplétion abdominale, diarrhée, indigestion ». (Su Wen : chapitre 69).

A chaque saison va donc correspondre un organe, un élément mais aussi une énergie céleste.   

  Tableau 1

FoieCœurRatePoumonRein
PrintempsEté5ème saisonAutomneHiver
VentChaleurHumiditéSécheresseFroid
BoisFeuTerreMétalEau

La cinquième saison peut être considérée comme une saison à part entière, ou comme quatre périodes de 18 jours se situant entre les saisons centrées sur les équinoxes et les solstices. Cependant, il apparaît que la cinquième saison doit être plutôt assimilée à un sous-ensemble de l’été.

Il est à noter que le Poumon correspond à la sécheresse mais aussi à la fraîcheur, à la brume et à la rosée. Le Foie, c’est le vent et la tiédeur. La Rate: nuages, pluies. Le Rein: froid, gelée, neige et glace.

« Le vent et la tiédeur s’apparentent au printemps. La chaleur et le feu diffus s’apparentent à l’été… Sécheresse, fraîcheur, brume et rosée s’apparentent à l’automne… » (Su Wen 71).

Chaque saison est en corrélation avec une pathologie touchant l’organe ou le viscère correspondant. En d’autres termes, au printemps par exemple, la pathologie touche essentiellement le mouvement Bois et a donc des répercussions sur le méridien de Foie ou de Vésicule Biliaire.

Les 5 mouvements se décomposent en une dualité Yin et Yang. De ce fait, chaque saison se subdivise en une période Yin et une Yang, comme il y a des méridiens Yin et des méridiens Yang.

 Les Troncs Célestes » Tian Gan »

Le cycle dénaire des Troncs Célestes dérive ainsi de la théorie des 5 éléments. Le tableau 2 suivant montre les différentes relations.

Tableau 2

MouvementSaisonMéridienTronc CélestePolarité
Bois Printemps V. BiliaireJia 1Yang
FoieYi 2Yin
Feu Eté Int. GrêleBing 3Yang
CœurDing 4Yin
Terre 5e saison EstomacWu 5Yang
RateJi 6Yin
Métal Automne G. IntestinGeng 7Yang
PoumonXin 8Yin
Eau Hiver VessieRen 9Yang
ReinsGui 10Yin

Notons que pour Gaurier, les Tian Gan (Kan) ne concernent que les organes et non les viscères. C’est pourquoi, toujours selon lui, les troncs Célestes n’ont pas de relations avec tous les méridiens Yang. Il préfère parler de concentration (période Yang) et de manifestation (période Yin) du mouvement (38). Nous préférons de beaucoup l’interprétation de Gourion ou de Schrodi qui donnent deux classifications aux troncs célestes. La première est notifiée dans le tableau précédent: troncs 1 et 2, élément Bois, loge Foie, Vésicule Biliaire ; et ainsi de suite (45,46,99).

La seconde est aussi importante, car elle permettra de déterminer le mouvement prédominant de l’année. Cette deuxième classification associe donc les 5 premiers troncs Yang aux 5 derniers troncs célestes Yin, comme l’avait compris l’Empereur Huang Di s’adressant au Maître Céleste Qi Bo : « Je voudrais apprendre de vous les calculs sur les 5 règnes élémentaires.

Vous avez bien dit que chacun s’étendait sur une année en commençant par l’année Jia (1er tronc céleste). J’en ai parlé à Gui Yu Qu ; il dit que la Terre domine les troncs célestes 1 et 6, le Métal les troncs 2 et 7, l’Eau les troncs 3 et 8, le Bois les troncs 4 et 9 et le Feu les troncs 5 et 10″ (Su Wen : chapitre 67 : Des 5 cycles élémentaires).

Bref, on obtient donc une relation entre un tronc céleste et une année. Et chaque année sera sous le contrôle d’un mouvement selon le cycle de 10 ans. C’est le Grand Mouvement Annuel ou Grand Gouvernement Annuel. Celui-ci correspond toujours à la Terre, lors de la première année, puis les autres se classent dans l’ordre de production des 5 mouvements.

Tableau 3 

Grand Mouvement AnnuelGanAnnéesGouvernement Terrestre Annuel
TerreJia1,11,21,31,41,51Humidité
MétalYi2, 12, 22, 32, 42,52Chaleur
EauBing3, 13, 23, 33, 43, 53Froid
BoisDing4, 14, 24, 34, 44, 54Sécheresse
FeuWu5,15,25,35,45, 55Chaleur
TerreJi6, 16, 26, 36, 46, 56Vent
MétalGeng7,17,27,37,47, 57Sécheresse
EauXin8, 18, 28, 38, 48, 58Humidité
BoisRen9, 19, 29, 39, 49,59Vent
FeuGui10, 20, 30, 40, 50, 60Froid

On remarquera d’autre part que le Gouvernement Terrestre Annuel n’est pas toujours en correspondance avec son élément. Ainsi, durant l’année Jia, à la Terre coïncide bien le Gouvernement Terrestre Annuel : Humidité; par contre, durant l’année Yi, le mouvement Métal n’est pas associé comme on pouvait s’y attendre à la Sécheresse, mais à la Chaleur qui est l’élément dominant selon le cycle » Ko’ des cinq mouvements.

On trouvera l’explication encore dans le Su Wen, au chapitre 70, traduit par Van Nghi. « L’année » Zung Ge » (Soumission/Restauration) appelée l’année « Qie Qu » désigne la circumduction annuel « Métal » en état d’insuffisance… Le Feu augment sa puissance… parce que le Métal s’affaiblit, le Feu devient excessif et sa puissance est de brûler… » (112).

Le même passage sera traduit par Husson de cette façon: « La période «d’abrogation de docilité» est celle de l’abaissement du Qi de rétraction (ans 2, 12, 22, 32, 42, 52). Son retard exalte le Qi de naissance. Si le Qi de croissance et celui de maturation conservent leur mesure, le gouvernement du Feu se fait sentir… »

Effectivement, il faut distinguer les Troncs Célestes de type Yang de ceux qui sont Yin. Le Su Wen fait d’ailleurs mention d’année en « dépassement » au règne prolongé, aux saisons en avance, et d’année en carence au règne écourté, aux saisons en retard.

« Le dépassement de la période du Métal donne cours à une sécheresse qui affecte le Bois du foie… Quand le Qi de « naissance » (Bois) est soumis à la puissance du Qi de « rétraction » (Métal), les végétaux se rétractent, la verdure sèche et se flétrit… La défaillance du Métal donne cours à un temps torride. Le Qi de « naissance » agit et le Qi de « croissance » (Feu) prévaut spécialement pour épanouir tous les êtres et faire régner une chaleur à faire fondre ». (Su Wen: chapitre 69: des « rencontres » des Qi et leurs altérations (55).

« Dans le cycle sexagésimal les années impaires sont Yang, le Qi médian est en « dépassement » ce qui se traduit par une « avance » dans les saisons. Les années paires sont Yin, Qi médian en « défaut », saisons en retard ». (55).

Les années en dépassement correspondant aux Troncs Célestes Yang possèdent donc les caractères dominants du mouvement. Les années en carence sont celles des Troncs Yin. Les caractères de l’élément correspondant étant en insuffisance, on verra alors une réaction de la Grand-mère selon le cycle » Ko » par un phénomène d’invasion. Il pourra même s’y adjoindre, dans certains cas, une réplique de l’élément fils.

« C’est ainsi que profitant d’une défaillance, le Qi qui prévaut abuse sans mesure de son avantage. Puis la réaction du fils se manifeste avec une vigueur proportionnée à la gravité de l’attaque subie par son générateur » (Su Wen : « Des 5 gouvernements normaux ») (55).

En résumé, dans le cycle sexagésimal, on pourra donc classer, selon les Troncs Célestes, des années à dépassement au cours desquelles les saisons seront en avance et sous influence climatique du Grand Mouvement Annuel, et des années à carence avec des saisons en retard sous influence du Mouvement dominateur selon le cycle » Ko » de destruction, le tout entraînant une éventuelle chronopathologie qui sera fonction de la concordance ou non des Branches Terrestres.

Les Branches Terrestres « Di Zhi »

Le cycle duodénaire et ses douze branches terrestres se combinant avec le cycle dénaire et ses dix troncs célestes forme le cycle sexagésimal. Comme nous l’avons déjà vu, les douze branches terrestres sont à l’origine des heures chinoises, mais aussi des douze mois de l’année.

L’origine du cycle duodénaire provient vraisemblablement de l’observation des planètes, en particulier de celle de la planète Jupiter. Jupiter a une durée de révolution de 11 ans et 314 jours, soit près de 12 ans. Même chose pour le cycle sexagésimal : Saturne effectue sa révolution complète en 29 ans et 167 jours, soit près de 30 ans; et les conjonctions Saturne Jupiter ont lieu tous les 59,6 ans. Bref, à rapprocher du cycle de 60 ans du calendrier chinois (45).

Le tableau suivant montre les correspondances entre les branches terrestres, les méridiens, les 12 mois de l’année, le cycle des 12 années chinoises, les 6 énergies et les climats.

« Les années 1 et 7 du cycle terrestre duodécimal sont sous le signe du Shao Yin, 2 et 8 du Tai Yin, 3 et 9 du Shao Yang, 4 et 10 du Yang Ming, 5 et 11 du Tai Yang, 6 et 12 du Jue Yin. Le Shao Yin est le « porte-enseigne » (Biao) et le Jué Yin est le dernier. Au-dessus du Jué Yin est le domaine du Vent, du Shao Yin celui de la chaleur, du Tai Yin celui de l’humidité, du Shao Yang celui du Feu Ministre, du Yang Ming celui de la sécheresse et du Tai Yang celui du froid. Ces 6 phénomènes météorologiques primordiaux sont les « troncs » (dont les ramures sont les 3 Yin et les 3 Yang) (Su Wen : chapitre 66 : Du calendrier céleste primordial) (55).

Tableau 4 

Di ZhiMéridienMoisAnnéeEnergieClimat
Zi IV. BiliaireDécembre1Shao YinFeu Maître
Chou IlFoiejanvier2Tai YinHumidité
Yin IIIPoumonFévrier3Shao YangFeu Ministre
Mao IVG. IntestinMars4Yang MingSécheresse
Chen VEstomacAvril5Tai YangFroid
Si VIRateMai6Jue yinVent
Wu VIICœurJuin7ShaoYinFeu Maître
Wei VIIIInt. GrêleJuillet8TaiYinHumidité
Shen IXVessieAoût9ShaoYangFeu Ministre
You XReinsSeptembre10Yang MingSécheresse
Xu XIMaître CœurOctobre11Tai YangFroid
Hai XIITriple FoyerNovembre12Jue yinVent

 * Energies « Hôte de passage » ou Invitées

Les 6 énergies sont symbolisées par la notion des trois Yin et des trois Yang qui sont donc associées aux 12 branches terrestres. Ces énergies vont expliquer l’évolution anormale du climat de chaque année. Gourion parle « d’énergies invitées » (45, 46). Husson dans le Su Wen au chapitre 74 traduit le terme chinois par « hôte de passage » (55).

« La première moitié de l’année, du 1er au 3ème Qi, est soumise au Qi du ciel, c’est le moment normal des prédominances. La deuxième moitié, du 4ème au dernier Qi, est sous la domination du Qi terrestre, c’est le moment normal des répliques » (Su Wen, chapitre 74 : Résumé de la très authentique vérité).

En effet, les 6 premiers mois de l’année sont sous l’influence de cette Energie d’origine Yang, céleste; la deuxième moitié de l’année sera sous l’influence d’une réponse Yin, Terrestre, déterminée par le principe de la montée et de la descente des énergies: « Quand le Jue Yin est en haut, le Shao Yang est en bas …Quand le Shao Yin est en haut, le Yang Ming est en bas …Quand le Tai Yin est en haut, le Tai Yang est en bas, le Jué Yin est à gauche et le Yang Ming à droite …Le haut et le bas alternent… Si les Qi se succèdent dans l’ordre naturel, tout va bien, sinon c’est pathologique (Su Wen : Chapitre 67 : Des 5 cycles élémentaires).

Le tableau suivant montre ainsi l’évolution, selon les branches terrestres, des énergies invitées annuelles, des énergies dominantes durant les 6 premiers mois de l’année (énergies célestes Yang), et de celles dominantes durant les 6 derniers mois de l’année (terrestres Yin).

Ainsi par exemple, si l’énergie invitée annuelle est le Shao Yin (à la présidence), les 6 premiers mois seront sous l’influence du Qi invité céleste le Shao Yin.. et les derniers mois seront sous celle du Qi invité terrestre (à la source) : le Yang Ming.

Tableau 5 

Branche Energie AnnuelleInvitées célestesterrestres
Zi 1Shao YinShao YinYang Ming
Chou IITai YinTai YinTai Yang
Yin IIIShao yangShao YangJue Yin
Mao IVYang MingYang MingShao Yin
Chen VTai YangTai YangTai Yin
Si VIJue YinJue YinShao Yang
Wu VIIShao YinShaoYinYang Ming
Wei VIIITai YinTai YinTai Yang
Shen IXShao YangShao YangJue Yin
YouXYang MingYang MingShao Yin
Xu XITai YangTai YangTai yin
Hai XIIJue YinJue YinShaoYang

* Energies « Maîtres de maison » ou « hôtesses »

Par ailleurs, l’évolution normale du climat suit bien sûr l’ordre invariable des saisons; il s’agit des énergies « Maîtres de maison ou hôtesses ». Elles servent à connaître l’énergie normale des différentes saisons (46). Ainsi au Vent correspondra toujours l’énergie Jue Yin; au Feu Maître l’énergie Shao Yin; au Feu Ministre l’énergie Shao Yang; à l’humidité l’énergie Tai Yin ; à la sécheresse l’énergie Yang Ming, et enfin au froid correspondra l’énergie Tai Yang.

Ces six énergies hôtesses se subdivisent en 24 divisions climatiques ou « Qi » qui marquent les étapes saisonnières normales. Chaque division correspond à 15 jours.

 » 5 jours font un Hou, Hou font un Qi, Qi font un Shi (saison) et 4 Shi font un Sui (année) (Su Wen : chapitre 9 : Des 6 divisions de l’année et des phénomènes viscéraux).

Les Chinois ont observé chaque période de 5 jours et ont étudié la croissance ou la décroissance, le Yin ou le Yang de la Nature. Chaque Hou est ainsi défini : les 5 premiers jours du commencement du printemps, le vent d’est fond la glace; les 5 jours suivants on a le réveil des vers et des microbes; les 5 jours suivants: les poissons font leur apparition; à l’eau de pluie les loutres attrapent les poissons… etc…

Le tableau 6 récapitule les correspondances entre les énergies « maîtres de maison », les climats, les 24 divisions et les dates occidentales (45, 46, 15, 38, 39, 40).

Tableau 6 

E. HôtessesClimatsles 24 divisions(les 24 Qi)
 JUEYIN  VENTGrand Froid21 janvier
Commencement Printemps6 février
Eau de pluie20 février
Réveil des vers et insectes5 mars
 SHAOYIN  FEU MAITRE Equinoxe de printemps21 mars
Lumière pure5 avril
Pluie pour les pousses20 avril
Commencement de l’été5 mail
 SHAOYANG   FEU MINISTRE  Les épis se forment21 mai
Les céréales ont des barbes6 juin
Solstice d’été21 juin
Chaleur modérée7 juillet
 TAIYIN   HUMIDITE  Grande chaleur23 juillet
Commencement automne7 août
Fin de la chaleur23 août
Brouillard épais8 septembre
 YANG MING   SECHERESSE  Equinoxe d’automne23 septembre
Rosée froide8 octobre
Gelée blanche, givre23 octobre
Commencement hiver7 novembre
TAI YANGFROIDPetites neiges22 novembre
Grandes neiges7 décembre
Solstice d’hiver22 décembre
Petit froid6 janvier

 * La loi « maître de maison -hôte de passage »

 La loi « Maître de maison -hôte de passage », encore appelée loi hôte invité, va permettre de lier les six énergies variables de l’année (les énergies invitées) à celles qui sont invariables selon les saisons, c’est à dire les Energies Hôtesses ou Maîtres de maison (39,55). Ainsi selon les cycles de domination ou de génération, on pourra déterminer une prédominance de l’énergie climatique du Maître ou celle de l’Invitée.

« Quand la prédominance céleste revient au Jué Yin: la prédominance de l’hôte donne des bourdonnements d’oreille, vertiges, chute et même toux. La prédominance du maître donne des douleurs de poitrine, de la difficulté d’élocution d’origine linguale. » (Su Wen : chapitre 74 : Résumé de la très authentique vérité) (55).

Il faut comprendre que la présidence céleste signifie les cinquième et sixième mois de l’année. Au « Maître de maison » correspond toujours le Shao Yang (Feu Ministre). A « l’hôte de passage », nous avons ici le Jue Yin (Vent). Ainsi le Jue Yin peut être prédominant sur le Shao Yang car le Bois alimente le Feu. Mais on peut également avoir une prédominance du Maître par le phénomène de réplique: le Feu brûle le Bois.

De la même manière quand la présidence céleste est au Yang Ming, l’hôte de passage sera bien sûr le Yang Ming (Métal) et le Maître, le Shao Yang: la prédominance de l’hôte est impossible car le Métal ne peut s’imposer au Feu.

    « La prédominance du Maître est contraire au bon ordre. Celle de l’hôte est dans l’ordre. C’est tout naturel » (Su Wen).

Il en résulte 3 règles essentielles:

– La prédominance du Maître sur l’hôte invité entraîne des variations climatiques importantes et anormales; la pathologie sera grave. Ces possibilités sont rencontrées, par exemple, quand le Yang Ming et le Tai Yin sont à la présidence céleste et que le maître est le Shao Yang.

– La prédominance de l’hôte invité sur le maître de maison : les variations climatiques seront faibles et les pathologies peu inquiétantes. On verra ces cas lorsque le Tai Yang, le Jue Yin, et le Shao Yin sont à la présidence céleste, le Shao Yang étant le maître.

– Identité entre hôte invité et maître, il y a amplification des variations climatiques. Ainsi le Shao Yang étant le maître, si son invité à la présidence céleste est également le Shao Yang, alors le climat sera d’une chaleur torride.

 

* Les Qi saisonniers

Après avoir étudié l’énergie annuelle correspondant à l’énergie invitée céleste, et pour pouvoir appliquer la loi maître-hôte, décrite ci-dessus, il faut connaître les différentes énergies invitées selon les saisons. Pas de problème pour les énergies « maître de maison », elles sont invariables et correspondent aux saisons. Pour les autres, le chapitre 71 du Su Wen (calendrier normal des 6 Qi primordiaux) expose clairement l’évolution et la prééminence de chaque énergie invitée (Qi) ainsi que les pathologies.

En résumé, il faut savoir que l’énergie annuelle correspond toujours à l’énergie invitée à la présidence céleste : c’est le troisième Qi. L’énergie à la source est toujours le sixième Qi. A partir de là, il est aisé d’en déduire les autres sachant qu’elles se placent dans l’ordre productif des énergies invitées.

Par exemple, si l’énergie céleste est Tai Yang, alors le 1er Qi Shao Yang, le 2ème Qi: Yang Ming, le 3ème Qi: Tai Yang, le 4ème Qi: Jue Yin, le 5ème Qi Shao Yin et enfin le 6ème Qi à la source, bref énergie terrestre sera le Tai Yin (voir tableau 5).

« Sous le gouvernement du Tai Yang le processus climatique est en avance. Le Qi céleste est sévère, le Qi terrestre est silencieux… Au cours du 1er Qi (Shao Yang), le Qi terrestre change, il fait très tiède, la végétation est précoce… Le 2ème Qi (Yang Ming) apporte une grande fraîcheur… Le Feu est refoulé… Puis le froid commence et c’est le 3ème Qi (Tai Yang) qui prolonge le gouvernement céleste (homologue). Le froid règne puis la pluie tombe. Le peuple souffre alors de refroidissements… Avec le 4ème Qi (Jue Yin) le vent combat l’humidité qui est transformée en pluie… Le 5ème Qi (Shao Yin) apporte la résurrection du Yang… Le dernier est justement l’homologue du Qi terrestre (Tai Yin). C’est le règne de l’humidité… (Su Wen : chapitre 71 : Calendrier normal des 6 Qi primordiaux).

Comme nous le constatons, les énergies célestes invitées et variables selon l’année vont gouverner les saisons. Mais selon la loi Maître-Hôte, ces énergies seront plus ou moins perturbées.

En effet, il faut comparer « l’hôte invité » au « maître de maison » pour connaître les éventuelles variations saisonnières et les pathologies résultantes. Dans ce cas précis l’hôte invité Tai yang domine le maître Shao Yang, d’où les variations climatiques saisonnières sont peu importantes. Cependant l’année est globalement une année à tendance météorologique froide. Les 3 premiers Qi sont sous l’influence du Qi Celeste, le Tai Yang représenté par son énergie climatique le froid, alors que les 3 derniers Qi sont plutôt sous l’influence du Qi Terrestre, le Tai Yin (humidité). (récapitulatif : tableau 7)

 Tableau 7

 

* Relation entre les « Di Zhi » et les 5 éléments

Cette relation sert à calculer certaines particularités que sont les années à triple conjonction «San He» ou «Tai Yi Tian Fu» et à connaître les emplacements normaux des énergies, c’est à dire les « Trônes ».

Pour cela, il faut faire intervenir une nouvelle classification des branches terrestres. Le Su Wen au chapitre 29 indique que la Rate n’a pas la souveraineté d’une saison. « La Rate est Terre, elle gouverne le Centre. En toute saison, elle est « soutien de famille » pour les 4 autres viscères qui lui délèguent chacun 18 jours de commandement. Elle n’a pas de saison propre ».

C’est vrai que d’autres chapitres du Su Wen, en particulier les chapitres 9 et 70 donnent une interprétation différente: « La période « achèvement de maturité » est coopération et bienfait. Ses vertus s’épandent sur les 4 autres règnes pour rendre équitables leurs élaborations… Catégorie: Terre… Climat: vapeurs et humidité… Correspondance: 6ème mois… » (chapitre 70 : Des 5 gouvernements normaux) (55).

Ainsi donc, même si la Rate possède une saison propre, on doit aussi envisager qu’elle intervienne avant les périodes de commencement du printemps, de l’été, de l’automne et de l’hiver. Ceci nous permettra de connaître les différentes années en concordance selon le Su Wen.

Dans ce cas, la deuxième branche Zi correspond à la Terre, la troisième et quatrième est au Bois, la cinquième est à nouveau Terre, etc. Le tableau et le schéma 8 récapitulent l’ensemble.

 Tableau 8 

Branches TerrestresElément
IIChou TERRE  
VChen
VIIIWei
XIXu
III Yin  BOIS
IVMao
VISi FEU 
  VIIWu
   IXShen METAL 
XYou
XIIHai EAU 
 IZi

Schéma 8

 Tout ceci ne concerne que les Branches Terrestres. Il ne faut pas oublier les Troncs Célestes qui gèrent les avances ou les retards de saisons en fonction de la présidence au Ciel.

 

Union des « Tian Gan »et des « Di Zhi »

L’union des Troncs Célestes et des Branches Terrestres est encore utilisée de nos jours par les Chinois pour dresser leur calendrier, déterminer les heures, les jours, les mois et surtout les années.

Ainsi la combinaison du premier tronc céleste Jia avec la première branche terrestre Zi va marquer le début du cycle annuel sexagésimal. Le dernier cycle de 60 ans a commencé en 1924 et s’est terminé le 20 décembre 1983. Le nouveau cycle Jia-Zi a débuté le 21 décembre 1983 et se terminera à la fin de 2043, année Gui-Hai.

Les 60 années sont donc toutes caractérisées par le Grand Mouvement Annuel, l’énergie invitée annuelle, l’énergie invitée à la présidence céleste ou hôte de passage et l’énergie invitée à la source (énergie invitée terrestre).

Plus intéressante, l’union des « Gan » et des « Zhi » aide à la prévision météorologique et à la pathologie sexagésimale ou circannuelle qui en découle.

Comme nous l’avons déjà décrit, les Troncs célestes permettent de déterminer les années à avance ou retard climatique. Tout le chapitre 70 du Su Wen (des 5 gouvernements normaux) concerne et étudie les interactions entre les « Gan » et les « Zhi ».

« La période de « débordement » est celle de la mise en réserve (ans 3, 13, 23, 33, 43, 53). Le froid préside aux transformations des choses. Le ciel et la terre se figent… Climat: hiver… Si le Yu (Tai Yang) préside au ciel, le Qi de croissance est inhibé. L’abus suscite une réplique du Qi de maturation avec des nuages de poussières, la Terre et l’Eau se heurtent et de grandes pluies surviennent. Le Xie frappe le rein. C’est ainsi qu’un Qi qui manque de retenue subit les représailles de celui qui le domine. Si son règne est raisonnable, celui qui le domine collabore avec lui. (chapitre 70 : Des 5 gouvernements normaux) (55).

On constate à partir de cette citation, mais aussi de tout le chapitre 70, que les interactions entre troncs et branches se font selon le cycle de domination ou de génération.

Ainsi par « période de débordement », il faut comprendre que le Grand Mouvement Annuel est l’Eau, en état excessif. De ce fait, les saisons sont en avance. Cependant, l’année est globalement froide. Lorsque le Tai Yang prédomine au Ciel, nous avons un renforcement du froid car il y a une identité entre le tronc céleste (Eau: Froid) et la branche terrestre (Tai Yang: Eau). Cela va susciter à cause du phénomène de victoire de l’élément en excès sur l’élément inhibé (112) une réaction de celui-ci, en l’occurrence ici le Feu qui se soulève et s’accompagne de la réplique de son fils (terre). L’énergie perverse (Xie) issue de la Rate agresse alors le Rein en accord avec les règles du cycle de domination.

Notons malgré tout que si le froid n’est pas prédominant, le climat sera moins perturbé.

Huang Di demande au Maître Céleste Qi Bo dans le chapitre 9 du Su Wen : « Comment connaître ces prédominances? « .

« En recherchant leur arrivée. Toutes se réfèrent au début du printemps. Si elles arrivent avant la date cela s’appelle un « dépassement » ; elles outragent celles qui les dominent et accablent celles qu’elles dominent: c’est un empiétement de souffle » (Qi Yin). Quand elles ne sont pas arrivées à leur date, il y a « carence » et le souffle sur lequel elles prévalent a une conduite déréglée; celui qu’elles engendrent périclite et celui qui les domine les brime: c’est une « vexation de souffle » (Qi Po).

La recherche de leur arrivée se fait dans les 15 jours qui précèdent le début de la saison. Si la date a été respectée, le souffle qui précède a pu parvenir à son terme. Si elles manquent d’exactitude, les 5 gouvernements se confondent et il apparaît des désordres et des perturbations intérieures qu’aucun art ne peut empêcher ».

Donc, le commencement du printemps étant fixé, selon le calendrier chinois au 6 février, il faudra surveiller si l’Energie Invitée et l’Energie Jue Yin « Maître de maison » apparaissent normalement entre le 21 janvier et le 6 février. Arbitrairement, on pourra considérer que si les énergies apparaissent avant le 29 janvier, nous serons en avance. Dans le cas contraire, toute énergie survenant après cette date sera en retard. Ainsi, des altérations climatiques vont perturber les saisons à certaines périodes de l’année en fonction du « Gan » et du « Zhi« .

On peut déduire de tout ce qui précède une loi » Gan-Zhi » régissant les rapports entre les branches et les troncs et permettant de connaître l’évolution normale ou anormale d’une année.

 

Loi  « Gan-Zhi »

Il s’agit donc à chaque fois de comparer le Grand Mouvement Annuel à l’Energie Invitée Annuelle qui est à la présidence.

    1er cas: les années à dépassement: toutes les saisons seront en avance.

a) Si le« Gan »est identique au « Zhi »

La domination est despotique. L’élément dominé dans le cycle Ko aura sa saison retardée. Le fils de l’élément dominé va répliquer.

Exemple: l’eau en excès entraîne une année à prédominance froide. Si le Tai Yang est à la présidence céleste, l’année sera particulièrement froide, l’été sera retardé, froid. D’où la réplique de la Terre entraînant de grandes pluies. Il existera de plus un Xié sur l’élément dominateur correspondant au « Gan ».

b) Si le« Gan »domine le « Zhi« 

Dans le cycle de domination (Ko), le « Gan » étant en excès, il n’y a pas d’influence du « Zhi ». D’où la saison correspondant au tronc Céleste ‘Gan’, c’est à dire au Gouvernement Terrestre influence le climat général de l’année. Cependant s’il y a excès alors le fils de l’élément dominé répliquera. Il peut y avoir un Xié si le Grand Mouvement Annuel est la Terre.

Exemple: trop d’humidité sur l’élément Terre entraîne une réplique du vent et un Xié sur le « Gan ». Les énergies Terrestres dominantes servent de base aux conditions climatiques saisonnières.

c) Si le« Gan »génère le « Zhi »

Dans le cycle de génération, il y a toujours un excès de la saison correspondant au Gouvernement Terrestre. La branche Terrestre (Zhi) ne peut s’y opposer. On a alors une réplique du fils de l’élément inhibé dans le cycle de domination et une énergie perverse (Xie) attaque le « Gan ».

Exemple: le métal en excès entraîne une année à tendance sèche. Le Tai Yang en présidence céleste ne peut s’y opposer d’où perturbation de l’élément inhibé, le bois, impliquant une réaction de son fils : le feu, d’où la chaleur torride en été.

Notons que les Energies Terrestres dominantes servent néanmoins de base au calcul des climats saisonniers.

d) Si le« Zhi »domine le « Gan »

Dans le cycle de domination, le « Zhi » va inhiber l’excès du tronc Céleste (Gan), c’est à dire du Gouvernement Terrestre et rend ainsi les saisons normales sans excès.

Exemple: le Tai Yang (eau) éteint le Feu, on a alors un vrai été, et l’automne est à sa place.

Les Energies Célestes (venant des énergies des branches terrestres mais énergies invitées) servent dans ce cas de base au calcul des climats saisonniers.

e) Si le« Zhi »génère le « Gan »

Dans le cycle de génération, il n’y aura pas d’influence du tronc céleste sur la branche terrestre. Le « Zhi » ne peut pas rectifier le dépassement du « Gan ». Néanmoins ce sont les Energies Célestes qui serviront de base au calcul des saisons.

Exemple: « Gan » terre; « Zhi » Shao Yang. Le Feu engendre la Terre, elle-même en dépassement; d’où l’année sera humide, mais sans excès. Par ailleurs, ce sont pour chaque saison, les Energies Célestes invitées qui prédomineront sur les Energies Terrestres « hôtesses de maison ».

    2e cas: les années à carence: toutes les saisons seront en retard.

a) Si identité du « Gan » et du « Zhi’

Dans ce cas, le climat du gouvernement terrestre annuel est rectifié et correspondra au climat du « Zhi » et à l’énergie annuelle. Les saisons rentrent dans la normalité.

b) Si le« Gan »domine le ‘Zhi‘’

Dans le cycle de domination, le climat de l’année est généralement sous le contrôle du Gouvernement Terrestre Annuel, ily a aussi une domination de l’Energie Annuelle, suivie de la réplique du fils de l’élément en insuffisance et d’un Xié sur l’organe correspondant à la branche terrestre, sauf si le Foie est le G.M.A (Grand Mouvement Annuel)

Exemple: « Gan » : Feu; Gouvernement: Froid; « Zhi » Yang Ming. Le froid gouverne l’année, la sécheresse se manifeste, pouvant entraîner, si elle est trop forte, une réplique du fils du « Gan » en insuffisance, c’est-à-dire la Terre (humidité) et une énergie perverse sur le Cœur.

Notons, d’autre part, que les Energies Terrestres servent de base au calcul des différents climats saisonniers.

c) Si le« Gan »génère le « Zhi »

Dans le cycle de génération, cette condition n’entraîne pas d’influence sur le climat qui correspondra au Gouvernement Terrestre, c’est à dire à l’élément dominateur selon le cycle de domination. Par ailleurs, les Energies Terrestres influencent le calcul des climats saisonniers.

Exemple: « Gan » : métal; la chaleur influencera la tendance météorologique de l’année, car le Tronc céleste étant en insuffisance, et la Branche Terrestre n’intervenant pas, l’année est alors uniquement sous le contrôle du Gouvernement Terrestre.

d) Si le« Zhi’domine le « Gan »

Dans le cycle de domination, le Gouvernement Terrestre correspond au climat de l’élément dominateur du Tronc Céleste selon le cycle Ko. S’il y a abus du Gouvernement Terrestre, on pourra avoir une réplique du fils du « Gan » en carence. Les Energies Célestes servent de base aux saisons. Ily a un Xié attaquant la branche terrestre.

Exemple: « Gan » : terre; Gouvernement Terrestre: vent; Energie Céleste: Jue Yin; le vent dominera durant toute l’année. Réplique possible par le Yang Ming.

e) Si le« Zhi »génère le « Gan »

Pas d’influence du tronc sur la branche. Le Gouvernement Terrestre régit globalement le climat annuel mais on devra tenir compte des Energies Célestes pour connaître les conditions météorologiques saisonnières.

Remarque: Attention dans l’explication de la loi «Gan Zhi» de ne pas confondre Tronc Céleste (Tian Gan) avec énergie Céleste qui, elle, dépend de la branche Terrestre («Di Zhi»).

 CAS PARTICULIERS

1) « Etre sur son trône »

« C’est quand le cycle du Bois coïncide avec une année Mao (an 4 du cycle sexagésimal), quand celui du Feu coïncide avec une année Wu (an 55), celui de la Terre avec les 4 fins de saisons (ans 41, Il,26, 56), celui du Métal avec l’année You (an 22), celui de l’Eau avec une année Zi (an 13). Ces années sont celles de l’ajustement des cycles annuels terrestres et de l’égalisation des Qi ». (Su Wen : chapitre 68 : Explication du mystère des « six »).

Ainsi, les « Gan » et les « Zhi, » étant sur leurs Trônes, les saisons et les conditions météorologiques se rapprochent de la normalité, même si une perturbation liée à la loi  » Gan-Zhi, » semble exister. Mais, cette loi s’appliquera pleinement en cas contraire.

2) L’Ajustement Céleste ou  » Tian Fu » (AC)

Cela correspond à l’identité entre le Grand Mouvement Annuel et l’Energie Annuelle à la présidence au ciel.

« Quand le Qi médian est le même que celui qui préside au ciel on dit qu’il est sous sa tutelle. Qu’il soit en dépassement ou en déficit c’est une « coïncidence céleste » (Tian Fu)… » (Su Wen: chapitre 71).

L’année sera sous la prédominance marquée de l’énergie céleste quel­que soit l’état de carence ou de dépassement de la branche terrestre.

« – ans 53 et 23 = Yu en excès, années de coïncidence céleste (Tai Yang et Yu sont homologues). Règne du froid. Elaboration : congélation. Altération: glace, neige, grêle. Maladie: séjour du froid dans les « vallées » (Su Wen : chapitre 71 : calendrier normal des 6 Qi primordiaux).

3) L’Ajustement Terrestre ou « Sui Kuai » (AT)

Quand le Qi médian est le même que celui qui est « à la source » on dit qu’il le double en s’ajoutant à lui. S’il est en dépassement, c’est comme une coïncidence céleste. S’il est en déficit c’est comme une « coïncidence terrestre » » (Su Wen : chapitre 71).

Donc en fonction de l’état de carence ou de dépassement du  » Gan », nous aurons soit réellement un ajustement terrestre avec une année sous contrôle de l’énergie à la source, puis selon la loi « Gan-Zhi’, soit un ajustement céleste car le « Gan » étant en excès, le gouvernement terrestre annuel correspond à l’énergie à la source. D’où, dans ce cas, le climat dominant de l’année sera sous dépendance du Gouvernement Terrestre Annuel.

4) Le Tai Yi Tian Fu (TYTF)

« Quand il (l’ajustement céleste) se rencontre avec l’ajustement terrestre cela s’appelle Tai Yi Tian Fu (ans 26, 56, 55 et 22) » (Su Wen : chapitre 68).

Cela correspond à une triple coïncidence entre la branche terrestre, le tronc céleste et l’élément correspondant au « Zhi, ». De ce fait, le climat de l’année sera particulièrement marqué par les Energies Célestes.

5) Remarques

Concernant les pathologies rencontrées, notons qu’il y a ainsi peu ou pas de maladies lorsque les Qi sont sur leur Trône, au contraire des autres cas de figure.

 » L’ajustement céleste Tian Fu est de la classe des ministres, l’ajustement des règnes terrestres Sui Wei est de la classe des officiers, le Tai Yi Tian Fu est de la classe d’un souverain. »

« Quand la perversion atteint les ministres, le mal est rapide et critique. Quand elle frappe les officiers, le mal est lent et tolérable. Quand elle frappe le souverain, le mal est foudroyant. » (Su Wen : chapitre 68 : Explication du mystère des « Six »).

Ainsi donc, si une maladie se déclare, elle sera plus ou moins grave en fonction des différents ajustements terrestres ou célestes.

 

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Stéphan JM. A propos des troncs célestes et des branches terrestres : réflexions sur les rythmes biologiques, la chronopathologie et les prévisions météorologiques selon les conceptions chinoises (1e partie). Méridiens. 1994;103:103-152 (Version PDF originale parue dans Méridiens avec plan général 3 articles)

Stéphan JM. A propos des troncs célestes et des branches terrestres : réflexions sur les rythmes biologiques, la chronopathologie et les prévisions météorologiques selon les conceptions chinoises (1e partie). Méridiens. 1994;103:103-152 (Version internet 2003)

Stéphan JM. A propos des troncs célestes et des branches terrestres : réflexions sur les rythmes biologiques, la chronopathologie et les prévisions météorologiques selon les conceptions chinoises (1e partie). Méridiens. 1994;103:103-152 (Version finale PDF)

 A propos des troncs célestes et des branches terrestres : réflexions sur les rythmes biologiques, la chronopathologie et les prévisions météorologiques selon les conceptions chinoises  – 2e partie : Climatologie et Chronopathologie

Parapluies à Katmandou – Durbar Square – Népal
Parapluies à Katmandou – Durbar Square – Népal

Résumé : La base de la Médecine Traditionnelle Chinoise s’appuie sur le concept du Temps et de ses rythmes. Les Branches Terrestres (di zhi) et les Troncs Célestes (tian gan), à l’origine du cycle sexagésimal, permettent d’expliquer les grands mouvements énergétiques, de concevoir un système de prévisions météorologiques, et de prévoir l’émergence d’une éventuelle chronopathologie. Après avoir vu dans la première partie la définition des rythmes biologiques selon les conceptions occidentales puis une étude bibliographique de la chronopathologie circadienne et circannuelle, l’union des «tian gan» et des «di zhi » est analysée dans le but d’établir un protocole d’aide efficace à la détection des événements climatologiques et chronopathologiques intervenant durant le cycle sexagésimal. Cette seconde partie, consacré à la confrontation des climats de la Chine et de la France, fait accéder dans une certaine mesure à la saisie des conditions d’application de la chronopathologie issue du Neijing Suwen. On calculera les conditions climatiques d’une année du cycle sexagésimal, puis la description météorologique des années 1987 à 1992 en fonction des données chinoises, enfin les corrélations entre les prévisions chinoises et les relevés météorologiques fournis par Météo France. Mots-clés : Chrono-acupuncture – branches terrestres – di zhi – troncs célestes – tian gan – rythmes biologiques – chronopathologie – épidémiologie – prévisions météorologiques – climatologie – saisons – humidité.

 Summary : The basis of traditional chinese medicine depends on the concept of time and its rythms. The terrestrial branches (di zhi) and the celestial trunks (tian gan), at the beginning of the sexagesimal cycle allow the possibility of explaining great energy movements, of conceiving a system of meterorological forecasting and of predicting the emergence of an eventual chronopathology. Following a definition of the biological rythms according to western ideas, and then a bibliographic study of circadian and circannual chronopathology, the author carries out a study of the union of the tian gan and the di zhi with the object of establishing a protocol of an effective means for detecting climatological and chronopathological changes taking place during the sexagesimal cycle. This part, dealing with a comparison the climates of China and France, to a certain extent gives an idea of understanding the conditions for making use choronopathology such as it derives from the Neijing Suwen. We ‘ll calculate climatological description of the years from 1987 to 1992, according to chinese data, and finally come the correlations between the chinese predictions and the meteorological records provided by Meteo France. Key-words : chrono-acupuncture – terrestrial branches – di zhi, celestial trunks – tian gan – biological rythms – chronopathology – epidemiology – meteorological predictions – seasons – humidity – climatology.


Etude comparée des climats de la Chine et de la France

Peut-on utiliser en France la Médecine Traditionnelle Chinoise qui fait intervenir les Troncs Célestes et les Branches Terrestres aussi bien dans le calcul du calendrier que dans les prévisions météorologiques chinoises?

Quelle confiance devons-nous accorder à toute cette chronopathologie induite directement par des conditions climatiques qui se réfèrent à celles de la Chine et dont pourtant nous appliquons les données dans les pays européens?

A ces questions, il n’est possible d’y répondre qu’en comparant les deux pays. Tout d’abord, il importe de limiter notre propos de façon géographi­que.

En effet, il faut savoir que le berceau de la Médecine Traditionnelle Chinoise mais aussi celui de la Philosophie (Taoïsme, Confucianisme) [59] se situe dans la région des cours moyen et inférieur du Fleuve Jaune [71], de la région de Zhengzhou dans la province du Hénan à celle de Jinan ou de Qingdao dans la province du Shandong.

Ceci fut confirmé par la découverte archéologique à Anyang, site d’une des capitales de la dynastie Shang (XVII-XIème siècle av. JC), dans le Nord du Hénan, d’os et d’écailles de tortues, sur lesquels étaient gravés des oracles et des croyances religieuses. Ainsi à cette lointaine époque, le temps était déjà conçu comme cyclique sur des périodes de 60 jours, mois ou années [59].


 Figure 1. Plastron d’une tortue. Epoque Shang 17e avant JC.

Climatologie de la Chine

 La Chine, située essentiellement entre le 20e et le 50e parallèle, s’étend sur plusieurs zones climatiques: zone froide, zone tropicale et zone tempérée [67].

La Chine du Nord, jusqu’au 35ème parallèle environ, appartient à la zone tempérée mais connaît les influences de la mousson. Le Fleuve jaune (Huanghe) va suivre ce 35ème parallèle sur à peu près 400 kilomètres, des longitudes 110° à 115° Est, puis remonte sur 500 kilomètres vers le Nord-Est pour se jeter dans le golfe de Po-Haï, latitude 38° Nord, longitude 119° Est environ.

L’existence d’un flux d’air froid et continental en hiver, d’un flux d’air maritime et tiède en été, détermine le climat général. L’air arctique ou polaire continental venu de Sibérie donne des vents très froids en hiver, alors qu’en été les températures moyennes mensuelles dépassent souvent partout 25°C. Ainsi en été, il y a une certaine unification des régimes climatiques entre Chine du Nord et du Sud.

Un autre caractère de la Chine du Nord provient du régime des moussons. En hiver, il tombe quelques précipitations dues à des passages cycloniques, à la faveur d’affaiblissements temporaires de l’anticyclone continental sibérien. En été, les pluies ne sont pas directement liées à la mousson humide du Sud-Est asiatique, mais plutôt aux dépressions cycloni­ques caractéristiques de la circulation générale des latitudes tempérées.

Aux phénomènes climatiques réguliers, on doit ajouter les cataclysmes, en particulier les typhons. Ce sont des vents très violents, générateurs de pluies abondantes, se produisant de mai à novembre, atteignant quelquefois la Chine du Nord.

La chaîne montagneuse des Qinling assure la séparation entre le monde tempéré et le monde subtropical, plus au Sud du 35ème parallèle. La zone tempérée se subdivise elle-même en deux grandes régions: à l’Ouest, l’intérieur continental, à l’Est, la région du Pacifique.

Celle-ci est soumise tout l’hiver aux vents du nord-ouest. Des tempéra­tures sibériennes sévissent dans l’extrême nord de la Mandchourie : -40’C est habituel et cela pendant six mois de l’année. Le dégel ne commence qu’à la mi-avril mais le temps reste instable. Effectivement, une journée de mai à 20°C peut être suivie le lendemain par une tempête de neige et un gel à -10°C. Il y a peu de pluies. De juin à septembre, il y a la mousson et son cortège de pluies et de chaleur. Puis dès le 15 octobre les lacs commencent à geler.

Plus au Sud de la Mandchourie, les caractères généraux du climat restent les mêmes, mais atténués dans leurs aspects extrêmes. Ainsi, à Pékin dans la grande plaine de la Chine du Nord, l’automne est chaud (30° en septembre) ; octobre a un air sec et une température moyenne de 20°C. L’hiver est froid: -4°c. Mais vers midi la température redevient très souvent positive. le printemps commence dès mars et est chaud, bien qu’il y ait toujours de brusques variations de températures comme en Mandchourie. L’été est très chaud, il pleut souvent chaque jour (de 400 à 600 mm en trois mois).

Les provinces du Hénan et du Shandong sont un peu au Sud de la grande plaine de la Chine du Nord. Les climats y sont similaires mais encore plus atténués dans leurs extrêmes.

Le tableau qui suit offre un récapitulatif climatologique en fonction des provinces et des régions précédemment citées.

RégionsProvinces, Villes (latitude/longitude)Températures Moyennesen °C)Précipitations annuelles (en mm)
Janvier Juillet 
Mandchourie
Heilongjiang
1  Harbin(46° Nord, 127° Est)– 20  23607
Jilin
2 – Shuangliao(43°N, 123° E)-16  23645
Liaoning
3 – Shenyang(42°N, 123°E)-13 24714
 
Grande plaine Nord
Hebei
4 – Pékin (Beijing)(40°N, 116°E)-5 25603
 
Région du cours inférieur du Fleuve Jaune
Shandong
5 – Qingdao(36°N, 121°’E)-1 23663
Région du cours moyen du Fleuve Jaune
Hénan
6 – Zhengzhou(34°N, 113°E) 25565
   
Shenxi    
7 -Xi’an0 26559
(34°N, 109° E)    
Chine du Sud
Jiangsu
8  Nankin(32°N, 119°E)6  281993
Guangdong
9  Canton(24°N, 113°E)14  281619

Climatologie de la France

Riche en variations et nuances selon l’année et la région, le climat de la France appartient dans son ensemble à la zone tempérée. Cela s’explique par la situation même de la France qui est comprise entre le 42ème et le 52ème parallèle. D’autre part, en dehors de la région méditerranéenne, la France est soumise à l’influence prédominante des vents d’Ouest, vents tièdes l’hiver, frais l’été, et dont l’action est renforcée par le courant marin du Gulf Stream qui modère les températures. Les quatre grandes masses d’air océaniques et continentales, polaires et tropicales, sans cesse en mouvement, donnent naissance aux dépressions cycloniques, souvent imprévisibles par leur soudaineté [13].

De façon générale, la température moyenne annuelle augmente du Nord (9°C) au Sud (15°C), et les écarts de température dans le mois le plus froid (janvier) croissent d’Ouest en Est. Les moyennes mensuelles de janvier et de juillet montrent qu’en hiver, du fait de l’influence maritime, il fait aussi doux en Bretagne que sur la Côte d’Azur, et qu’en été, les régions les plus chaudes sont à l’Est, plutôt qu’à l’Ouest.

Les pluies sont aussi modérées que les températures. Leur répartition est fort inégale selon que l’on se situe en région méditerranéenne ou atlantique. Quantitativement, les montagnes et l’Ouest reçoivent le plus d’eau: jusqu’à 3 mètres de hauteur d’eau par an dans les Alpes du Nord et les Cévennes; 800 mm à 1 mètre sur les régions en bordure de l’Océan Atlantique; plus de 600 mm dans les régions à l’abri des vents d’Ouest (Alsace, Allier), dans les plaines du bas Rhône, du Languedoc et du Roussillon. Les zones les moins arrosées sont situées plutôt à l’Est, ainsi Colmar est la ville la plus sèche de France avec 480 mm de précipitations par an. Les pluies sont aussi abondantes au Nord qu’au Sud, mais leur survenue se fera plus violemment sur les pays méditerranéens.

Ce climat tempéré peut se subdiviser en quatre zones :

– Le climat océanique caractérisé par des températures douces toute l’année et des vents d’Ouest dominants amenant des pluies fines et persis­tantes. C’est le climat typique de la Bretagne, de la Normandie. Le climat du Nord de la France s’en distingue par une amplitude thermique un peu plus forte. Le type de la région aquitaine y est également rattaché, en plus humide, mais aussi avec des étés beaucoup plus chauds.

– Le climat à tendance continentale est retrouvé su1tout au Nord-Est de la France (Alsace, Lorraine, Champagne, plateaux bourguignons, Nivernais, vallée de la Saône). Les hivers sont rudes avec une moyenne à 0°C en janvier mais pouvant descendre à -20°C. Les étés sont chauds avec une moyenne en juillet à 19°C, atteignant aussi les 35°C. Le climat dit parisien forme une transition entre le climat à tendance continentale et le climat océanique, avec des pluies peu abondantes en toutes saisons (moins de 600 mm).

– Le climat méditerranéen se retrouve au nord jusqu’à la plaine de Valence. Il est caractérisé par des étés secs, chauds et la douceur de ses hivers. les vents venus du Nord, mistral et tramontane sont violents et froids. Les pluies abondantes tombent sous forme d’averses courtes et brutales avec un maximum en automne, mais persistantes jusqu’au début du printemps.

– Le climat de montagne retrouvé dans les Alpes, le Massif Central, les Vosges, le Jura et les Pyrénées est caractérisé par les pluies abondantes, les hivers longs, rigoureux, neigeux et des étés frais. Il faut noter aussi l’influence méditerranéenne dans les Alpes du Sud et les Pyrénées orientales.

Le tableau qui suit récapitule différentes données climatologiques de France, issues de Météo France.

 VillesTempératures moyennes(en °C)Précipitations annuelles
 JanvierJuillet(en mm)
Bastia923670
Biarritz819,51470
Bordeaux5,519,5950
Brest6,5161160
Cherbourg616,51050
Clermont-Ferrand3,119570
Dijon119,5730
Dunkerque417650
Grenoble2201000
La Rochelle5,519,5790
Lille2,517610
Limoges3,518910
Lyon320,5830
Marseille6,523,5610
Nancy117,5730
Nantes518,5820
Nice8,522,5870
Nîmes623710
Orléans318620
Paris419,5620
Perpignan824630
Reims2,518570
Rennes518630
Rouen3,517720
Strasbourg0,519600
Toulouse5,521660

 Conclusion

 La plus grande partie de l’Europe bénéficie d’un climat tempéré, reconnaissable par une température moyenne supérieure à 10°C pour le mois le plus chaud et de la pluie (ou de la neige les mois hivernaux) tout au long de l’année, sans variation majeure entre l’hiver et l’été.

A l’intérieur de ce grand domaine climatique, existent des différences: les climats maritimes plus humides, plus doux et plus changeants en Europe de l’Ouest et au Nord-Ouest de l’Amérique du Nord ; les climats continentaux plus extrêmes dans le froid et la chaleur en Europe centrale et dans les parties orientales de l’Amérique du Nord et de l’Asie, dont la Chine.

Ainsi, la comparaison entre les relevés météorologiques de la région du cours moyen et inférieur du Fleuve Jaune et ceux de la France objective que les températures estivales sont plus élevées de 2° à 8°C en Chine en fonction de la latitude française. Les températures hivernales sont globalement plus douces en France. Les précipitations sont sensiblement comparables.

Bref à certaines nuances près, il n’est pas déraisonnable d’utiliser pour la France les conditions d’application des prévisions météorologiques chi­noises à partir de l’union des « tian gan » et des « di zhi ».

  

Chronopathologie selon le Neijing Suwen

La chronopathologie concernant les Troncs Célestes et les Branches Terrestres est extraite pour l’essentiel des chapitres 69, 70, 71 et 74 du Huang Di Neijing Suwen traduit par Husson. Il faut ainsi distinguer différents cadres nosologiques en fonction de l’atteinte du « tian gan» ou du « di zhi ». Les tableaux ci-dessous énumèrent les symptômes qui apparaissent plus ou moins selon la gravité.

Atteinte des Troncs Célestes

Atteinte des Branches Terrestres

PathologiesJUE YINSHAO YINSHAO YANGTAI YINYANG MINGTAI YANG
à la sourcefrissons
tremblement
bâillements
précordialgies
spasmes des cotés
gosier bouché
rejet des aliments
gonflement du ventre
éructation, pesanteurs
soulagement par émission de gaz et de selles
borborygmes perpétuels
dyspnée
difficulté à être debout
fièvre alterne
douleurs cutanées
amblyopie
odontalgies
tuméfaction mâchoire
frilosité, malaria
douleurs bas-ventre
dilatation d’abdomen
écoulements rouges et blancs
urines  rouges
présence de sang dans les besoins
dans les cas graves douleurs du bas-ventre
catarrhe, surdité, douleurs du cœur, éblouissement,
céphalée, enflure gorge, angine, hémorragies uro-génitales,
masse douloureuse bas-ventre, rétention d’urines, sensation arrachement yeux,
tiraillement de nuque,
douleur reins, hanches, mollets, genoux noués
régurgitation
amères
grands soupirs
douleurs intercostales
sécheresse gosier
teint terreux
peau sèche
chaleur extérieure des jambes
rétraction des testicules avec douleur irradiée du bas-ventre aux lombes
cœur douloureux
hémorragies
mal de gorge
enflure du menton
à la présidencesouffrance estomac
douleurs précordiales
tension des côtes
dysphagie
raideur base langue
diarrhée froide
dilatation du ventre
selles pâteuses
rétention d’urines
suffocations
sécheresse du gosier
poids hypocondre droit
peau douloureuse
fièvre alterne
toux
bouffées de chaleur dans la poitrine
céphalées, accès fébriles,
frilosité,
malaria, peau douloureuse
oedème de la face et corps
réplétion du ventre
halètements, coryza
écoulements blancs, rouges
ulcères
hémoptysies,
épistaxis
chaleur dans la poitrine
malaises du cœur
œdèmes, impuissance
douleurs osseuses
fluxions périnéales
douleur lombes, rachis
douleurs tête, nuque
vertiges passagers
constipation, toux
sensation faim
hémoptysies
cœur comme suspendu
douleur hypocondre gauche
toux, diarrhée précordialgies
lumbago, orchites
douleurs pelviennes
ulcères, boutons
abcès
teint terreux
impossibilité de se retourner
abcès, ulcères
douleurs cardiaques
vomissements de sang
diarrhée sanglante
coryza, épistaxis
mélancolie, vertiges
ankylose des coudes
enflure aisselles
palpitation, éructation
malaises gastriques
yeux jaunes, rougeur

 

présidence céleste
HOTE DOMINE
bourdonnement des oreilles
vertiges
toux
surdité, amblyopie,toux, coryza,éternuements,raideur de la nuque,chaleur dans le dos,céphalée, accès defièvre, oedèmes,ulcères, dyspnéeexanthème,érysipèleulcères,vomissements,angine, céphalée,surdité, enflure degorgedébordement sangcausant desconvulsionsoedème de la tête
oedème du visage
dyspnée
 malaise dans lapoitrinecoryza limpidesusceptibilité au froidtoux   
MAITRE DOMINANTdouleurs de poitrine
difficulté élocution d’origine linguale
chaleur au cœurdouleurs dans lescôtesconstriction,agitationréplétion de
poitrine, toux,
halètements
hémoptysies,
chaleur mains
réplétion épigastrique
obnubilation après les
repas
toux, épistaxisfroid dans gosiergargouillements dansla gorge 
présence à la source
 HOTE DOMINE
gêne des grandes articulations
spasmes et raideurs
difficulté mouvements
lumbago,
engourdissements,
douleurs du coccyx, cuisse, genoux, hanches, jambe, pied, œdèmes empêchant d’être debout, urines altérées
douleurs du ventre
douleur des lombes
frilosité
selles et urines blanches dans les cas graves
paralysie des jambes
pesanteur anale
incontinence selles
incontinence urines
diarrhée avec tumeur
bas-ventre dur
diarrhée
fréquente
douleurs lombaires
douleurs sacrées
difficulté à se
courber, se redresser 
MAITRE DOMINANTconvulsions
douleurs passagères
au ventre
douleurs du cœur
accès de fièvre,
sueurs
refroidissement membres
cardialgies
fièvre
vomissements
réplétion. les aliments ne passent pas
coliques du bas-ventre
pesanteur lombaire
douleur ventre
diarrhée, dyspnée
douleurs cuisses
douleurs jambes
douleurs genoux
(patho. hôte=maître) 

 

 Atteinte selon les 5 Mouvements

A côté de cette chronopathologie tout à fait spécifique des troncs Célestes et des Branches Terrestres, il est possible d’observer d’autres symptômes cycliques liés aux cinq mouvements.

Ainsi, selon la théorie des cinq éléments, chaque organe est attribué à une saison. Ceci est vraisemblablement le résultat d’observations cliniques minutieuses et rigoureuses relatives aux manifestations pathologiques ayant un caractère rythmique saisonnier.

« Le Foie est du domaine du printemps. Son vaisseau, le Jue Yin, est spécifiquement lié au Tai Yang (Vésicule Biliaire)… ».

«  Ainsi donc, quand une perversion se loge dans le corps, elle s’ajoute à la répression inter viscérale. La guérison intervient lors du règne de l’élément engendré (fils). Une aggravation survient lors du règne de l’élément non dominé (aïeul). Un état stationnaire se situe lors du règne de l’élément générateur (mère). Le début se produit lors du règne de l’élément correspon­dant au viscère atteint… ».

«  Poumon malade: dyspnée et toux, par reflux de Qi, douleurs dans le haut du dos, transpirations du périnée, des cuisses et des genoux, douleurs de la hanche aux mollets et aux pieds. Si c’est un « vide»: le Qi manque pour répondre aux besoins de la respiration, surdité, sécheresse du gosier… » (Su Wen : chapitre 22 : Des horaires suivis par les souffles viscéraux) [55].

« Le malade a l’impression de chaleur au cœur, le bras et le coude sont contracturés, l’aisselle est enflée. Si les troubles sont graves, il y a plénitude à la poitrine et aux côtés, le cœur est très agité, la figure est rubiconde, les conjonctives sont jaunes, le malade est très gai, il rit. Le Maître du Cœur régit toutes les artères» (Ling Shu : chapitre X) [17].

Ainsi à partir du Su Wen et du Ling Shu, les pathologies saisonnières correspondant à chaque méridien ont pu être déterminées. Tous les vais­seaux pourront présenter des symptômes sur leur trajet, des symptômes dus aux atteintes de l’organe ou de l’entraille par les énergies perverses (froid, vent, chaleur, humidité), mais aussi des symptômes en rapport avec un vide ou une plénitude d’énergie [12]. Il ne sera pas ici détaillé tous ces symptô­mes. Cependant, il est intéressant de connaître certaines grandes lignes pour la suite de l’exposé.

Au printemps sont rattachés les méridiens de Foie et de Vésicule Biliaire. La pathologie concernera globalement les allergies que ce soient les dermatoses (urticaire, eczéma), ou les manifestations spasmodiques respira­toires (asthme, bronchite…). D’autre part, on retrouvera les tendinites, contractures, crampes, spasmes abdominaux et artériels, les migraines, les acouphènes, les vertiges, les troubles de la vision avec baisse de l’acuité visuelle, les troubles psychiques avec la colère et l’agressivité, mais égale­ment l’anxiété et la dépression.

Durant l’été, quatre méridiens interviennent : Cœur, Intestin Grêle, Maître du Cœur et Triple Réchauffeur. Le couple Cœur, Intestin Grêle touche essentiellement la pathologie cardiaque: troubles du rythme, syncopes, perte de connaissance, précordialgies, palpitations, dyspnée à l’effort et même hypertension artérielle. A cela, il faut ajouter pour le couple Maître du Cœur et Triple Réchauffeur, tous les troubles touchant les fonctions sexuel­les: fécondité accrue, activités sexuelles débordantes ou au contraire stérili­té, frigidité et impuissance en cas de vide énergétique.

A la fin de l’été (cinquième saison) correspondent les méridiens de Rate Pancréas et d’Estomac. Ils ont un rôle important sur le métabolisme (obésité), les fonctions endocriniennes (diabète, régulation du cycle menstruel), les troubles digestifs (diarrhées, vomissements, constipation, gastralgies), les troubles circulatoires (insuffisance veineuse ou artérielle), les problèmes rhumatologiques (arthralgies, douleurs musculaires, oedèmes)…

L’automne contrôle les méridiens Poumons et Gros Intestin. Ce couple, outre sa fonction respiratoire dans les asthmes et les broncho-pneumopathies chroniques, est le maître absolu de l’énergie et va ainsi occasionner les asthénies, les états dépressifs, la mélancolie. Par ailleurs, il sera en relation avec l’épiderme et tout ce qui touche la qualité des phanères et de la peau, d’où les dermatoses: eczéma chronique, psoriasis, acné, mais aussi les chutes de cheveux, les ongles cassants. Il ne faut pas oublier les pathologies de la sphère oto-rhino laryngée et digestive: laryngites, angines, rhinites, pharyngites, sinusites, odontalgies, gingivites, constipation, diarrhées, colo­pathies.

En hiver, le couple des méridiens Reins et Vessie est à son maximum énergétique. En cas de troubles, les douleurs en rapport avec le système osseux seront au premier plan: douleurs cervicales, dorsales, lombo-sacrées, douleurs des membres inférieurs, céphalées frontales, occipitales avec ou sans acouphènes et vertiges, raideurs osseuses, contractures. La défaillance du Rein explique aussi tous les syndromes infectieux sévères, rebelles, récidivants ou chroniques touchant tout l’organisme: appareil pulmonaire, dermatologique, osseux, viscéral, O.R.L, etc.

 Pour être complet, il existe aussi les symptômes liés aux énergies perverses (Xie) que l’on retrouvera sous certaines conditions dans l’année, et que l’on peut considérer aussi comme faisant partie de la chronopatholo­gie [107].

La chronopathologie concernant les Troncs Célestes et les Branches Terrestres est extraite pour l’essentiel des chapitres 69, 70, 71 et 74 du Huang Di Neijing Suwen traduit par Husson (PDF à télécharger pour impression).

Protocole de calcul des conditions climatiques d’une année du cycle sexagésimal selon les Troncs Célestes et les Branches Terrestres

 Il est possible de prévoir pour chaque année du cycle sexagésimal les conditions climatiques des périodes des six « Qi ». Ont été ainsi appliquées les règles suivantes :

1 -connaître les prédominances météorologiques qui sévissent durant les 15 jours précédant le début du printemps.

2 -connaître le Grand Mouvement Annuel. S’il est en excès, les saisons seront en avance ; dans le cas contraire, les saisons seront en retard. La tendance climatique de l’année sera donnée par le Gouvernement Terrestre.

3 -connaître l’Energie Annuelle et ses corollaires: énergies invitées à la présidence ou à la source.

4 -appliquer la loi «  Gan – Zhi ».

5 -appliquer la loi « Maître de maison -hôte de passage », intervenant pour les six « Qi ».

6 -tempérer la loi précédente en fonction de l’énergie à la présidence (pendant les trois premiers « Qi») ou à la source (les trois derniers « Qi ») :

– le Maître domine l’Invitée, voir donc si l’énergie à la présidence ou à la source compense les gros écarts climatiques.

* Si oui, c’est-à-dire s’il y a domination du Maître dans le cycle Ko par l’énergie à la présidence ou à la source, alors l’Invitée ne s’exprime pas. Le climat sera dominé par l’énergie à la présidence ou à la source qui tempérera celle du maître. (Exemple: Tai Yang, froid à la présidence; Maître = Shao Yin, chaleur ; Invitée : Yang Ming = fraîcheur, sécheresse ; d’où le climat de cette période sera une fraîcheur importante).

* Si non (pas de domination), ou si l’énergie à la source ou à la présidence est identique à celle du maître alors toutes les énergies s’expri­ment et il y a de gros écarts climatiques.

* Si l’énergie à la présidence ou à la source est identique à celle de l’invitée, celle-ci s’exprimera également.

* Si dans le cycle de génération, l’énergie « Maître de maison » est générée par l’énergie à la présidence ou à la source, alors le climat sera l’expression combinée des énergies « Maître et Invitée », sans aucun effet des énergies à la source ou à la présidence.

– L’invitée domine ou génère le Maître : peu d’écarts climatiques ; et les énergies à la source ou à la présidence s’expriment généralement dans une faible mesure.

– L’invitée est identique au Maître: il y a amplification du climat surtout si l’énergie à la présidence ou à la source est également identique. Dans le cas contraire, celles-ci s’expriment malgré tout.

7 -connaître le « Zhi élément » et ainsi déterminer les ajustements Célestes ou Terrestres, l’existence d’une triple conjonction, les énergies sur leur trône, qui tempéreront la loi « Gan -Zhi »ou même la loi hôte -invitée.

Description des années 1987 à 1992 selon les données chinoises

 Année 1987

Le Su Wen indique au chapitre 71 (calendrier normal des 6 six Qi primordiaux) :

« Quand le Yang Ming préside au ciel, dans les années Mao et You, le Shao Yin est à la source. Les Qi médians sont en insuffisance (années paires) : -ans 4 et 34 = jiao (Bois) étant insuffisant, la fraîcheur (Métal) abuse et provoque une réplique de chaleur (Feu fils du Bois), le temps est celui de l’automne (Shang). Le cycle comporte d’abord du vent, puis de la fraîcheur et enfin de la chaleur ».

«La période d’« harmonie déchue » (ans 4, 14…) est une défaite du Qi de naissance… Parfois il y a des pluies fraîches accompagnées de nuages et de vent… Il y a moitié de jiao (printemps) et moitié de Shang (automne)… Si le Yang Ming (Shang) préside au ciel, le règne est comme celui du Shang vraiLes maladies sont des paralysies, phlegmons, ulcères&Le Xie atteint le foie…  » (Su Wen : chapitre 69).

« Quand le Yang Ming préside au ciel (années paires) les saisons sont en retard… Au 1er Qi (Tai Yin), le temps devient rigoureux, l’eau gèle, il tombe une pluie froide… Au 2ème Qi (Shao yang),le Yang se déploie, le peuple est à l’aise… Le 3ème Qi (Yang Ming) prolonge le gouvernement Céleste. Il fait frais, la sécheresse et la chaleur conjuguent leurs propriétés… Au 4ème Qi (Tai Yang) il tombe une pluie froide… Le sème Qi (Jue Yin) est un retour du printemps… Le dernier Qi (Shao Yin) déploie le Yang. Le temps se réchauffe, l’hibernation est suspendue, les eaux vives dégèlent…  » (Su Wen 71).

1987 est donc la quatrième année dans le cycle sexagésimal. Année Ding Mao.

Année Bois en insuffisance : saisons en retard.

Gouvernement Terrestre Annuel : sécheresse et/ou fraîcheur, brume et rosée.

Energie Annuelle à la présidence : Yang Ming : fraîcheur et/ou séche­resse gouvernant les 6 premiers mois de l’année chinoise.

Energie à la source : Shao Yin : chaleur gouvernant les 6 derniers mois de l’année chinoise.

Le « Zhi»  domine le « Gan» : possibilité de Xié sur le Bois durant le 3ème Qi. Les énergies Célestes prédominent pour le calcul des saisons.

  Mais les énergies sont sur leur TRONE, d’où il y a une régularisation des saisons et les pathologies observées seront peu importantes.

On peut ainsi connaître en fonction de toutes les données issues du Su Wen et les règles décrites dans les chapitres précédents, les prévisions météorologiques de chaque Qi. Le tableau ci-dessous, ainsi que les suivants, offre après les explications sur les calculs, les tendances climatiques de l’année.

MAITREINVITEEXPLICATIONS, CONCLUSIONS CLIMATIQUES
1er  Qi
JUE YIN
TAI YINLe maître domine d’où gros écarts
Mais domination de Yang Ming à la présidence; trône.
FRAICHEUR, VENT et HUMIDITE
2e  Qi
SHAO YIN
SHAO YANGQuasi-identité entre maître et invité d’où
amplification des variations, mais tempérée par le trône et le Yang Ming.
PERIODE PRINTANIERE DANS LA NORME
3e  Qi
SHAO YANG
YANG MINGLe maître domine: gros écarts non compensés par le Yang Ming mais par le trône. Le Yang Ming s’exprime.
FRAICHEUR
4e  Qi
TAI YIN
TAI YANGLe maître domine. Shao Yin à la source génère Tai Yin, d’où ne s’exprime pas. Le trône régularise les gros écarts.
HUMIDITE et FROID
5e  Qi
YANG MING
JUE YINLe maître domine. Shao Yin à la source domine Yang Ming : invité non exprimé.
Le trône régularise les gros écarts
AUTOMNE DOUX
6e  Qi
TAI YANG
SHAO YINLe maître domine. Identité de la source et de l’invité : d’où expression. Le trône tempère les gros écarts
HIVER PEU RIGOUREUX, DOUX

 

 Année 1988

 « Dans les années Chen et Xu le Tai Yang préside au ciel, le Tai Yin est à la source et entre les deux, au point de rencontre, sont les Qi médians: ­ans 5 et 35 = Zhi en excès, comme un été normal, règne de chaleur, élaboration de réchauffement et de chaleur paralysante…  » (Su Wen 71).

«La période de «flamboiement » est celle de la prospérité (ans 5, 15…). Il règne une chaleur qui fait foisonner les créatures… Si le Yu (Tai Yang) préside au ciel, c’est comme un vrai Zhi, l’automne arrive à son heure et les maladies sont des paralysies… « (Su Wen 70).

« Sous le gouvernement du Tai Yang le processus climatique est en avance… Au cours du 1er Qi (Shao Yang), le Qi terrestre change, il fait très tiède, la végétation est précoce… Le 2ème Qi (Yang Ming) apporte une grande fraîcheur… Le Feu est refoulé… Puis le froid commence et c’est le 3ème Qi (Tai Yang) qui prolonge le gouvernement Céleste (homologue). Le froid règne puis la pluie tombe… Avec le 4ème Qi (Jue Yin) le vent combat l’humidité qui est transformée en pluie… Le 5ème Qi (Shao Yin) apporte la résurrection du Yang… Le dernier Qi est justement l’homologue du Qi terrestre (Tai Yin). C’est le règne de l’humidité…  » (Su Wen 71).

1988 est la cinquième année du cycle sexagésimal.

Année Wu Chen.

Année Feu en excès : saisons en avance. Gouvernement Terrestre Annuel : chaleur.

Energie Annuelle à la présidence : Tai Yang: froid gouvernant les 6 premiers mois de l’année chinoise.

  Energie à la source : Tai Yin : humidité gouvernant les 6 derniers mois de l’année chinoise.

  Le  » Zhi » domine le  » Gan » : les énergies Célestes prédominent pour le calcul des saisons.

MAITREINVITEEXPLICATIONS, CONCLUSIONS CLIMATIQUES
1er  Qi
]UE YIN
SHAO YANGLe maître génère: gros écarts mais Tai Yang à la présidence génère Je Yin, donc Tai Yang non exprimé
VENT et TIEDEUR
2e  Qi
SHAO YIN
YANG MINGLe maître domine: gros écarts. Tai Yang domine ShaoYin d’où compensation et l’invité ne s’exprime pas.
FRAICHEUR
3e Qi
SHAO YANG
TAI YANGL’invité domine: peu d’écarts le Zhi compense l’excès de chaleur dû au Gouvernement terrestre annuel.
ETE FRAIS quasi normal
4e  Qi
TAI YIN
]UE YINL’invité domine: peu d’écarts climatiques toutes les énergies s’ expriment.
VENT, PLUIES et HUMIDITE
5e  Qi
YANG MING
SHAO YINL’invité domine: peu d’écarts climatiques toutes les énergies s’expriment.
AUTOMNE CHAUD et HUMIDE
6e  Qi
TAI YANG
TAI YINL’invité domine:  peu d’écarts mais amplification de l’invité par l’énergie à la source Tai Yin
HIVER TRES HUMIDE ET PLUVIEUX

Année 1989

« Dans les années Si et Hai, le Jue Yin préside au ciel, le Shao Yang est à la source, le Qi médian en insuffisance est: -ans 6 et 36 = Gong. Abus de vent, réplique de fraîcheur comme un vrai printemps. Cycle: pluie, vent fraîcheur» (Su Wen 71).

«  La période de gouvernement avili» est celle où le Qi de maturation est abrégé (ans 6, 16…). Sa défection permet le despotisme du Qi de naissance. Si le Qi de croissance le corrige, il y a des pluies prolongées et le Qi de rétraction reste normal. Vent et froid s’élèvent ensemble… Sous l’influence du Bois il y a peu de Gong (6ème mois) et un peu de Jiao… Si le Jiao (Jue Yin) préside au ciel c’est comme un vrai Jiao… Des tempêtes ébranlent tout… » (Su Wen 70).

«  Quand le Jue Yin préside au ciel les saisons sont retardées… Le 1er Qi (Yang Ming) commence par des gelées destructives. Le 2ème Qi (Tai Yang), par persistance du froid avec flocons de neige et glace, donne libre cours au Qi de destruction. Des gelées blanches grillent le haut des arbres. Fréquentes pluies froides… Le 3ème Qi (Jue Yin) prolonge l’autorité Céleste. Il y a des coups de vent… Au 4ème Qi (Shao Yin) l’humidité et la chaleur s’affrontent dans le haut du côté gauche du corps… Au Sème Qi (Tai Yin) la sécheresse et l’humidité prévalent alternativement, le ciel se fait très nuageux… Au dernier Qi (Shao yang), sous l’autorité du feu subalterne le Yang se développe largement, interrompt l’hibernation, dégèle les cours d’eau… » (Su Wen 71).

1989 est donc la sixième année du cycle sexagésimal.

Année Ji Si.

Année terre en insuffisance : saisons en retard. Gouvernement Terrestre Annuel : vent.

Energie Annuelle à la présidence : Jue Yin : vent, tiédeur gouvernant les 6 premiers mois de l’année chinoise.

Energie à la source : Shao Yang: chaleur gouvernant les 6 derniers mois de l’année chinoise.

Le « Zhi» domine le « Gan» : les énergies Célestes prédominent pour le calcul des saisons. Possibilité de Xié sur la Terre durant le 3ème Qi, dû à l’excès de vent entraînant une réplique de fraîcheur.

MAITREINVITEEXPLICATIONS, CONCLUSIONS CLIMATIQUES
1er   Qi
JUE YIN
YANG MINGL’invité domine le maître peu d’écarts climatiques toutes les énergies s’expriment.
FRAICHEUR et VENT
2ème  Qi
SHAO YIN
TAI YANGL’invité domine le maître peu d’écarts climatiques toutes les énergies s’expriment.
PRINTEMPS FROID
3ème  Qi
SHAO YANG
JUE YINL’invité génère: peu d’écarts. Excès de vent (Jue Yin à la présidence)possible réplique de Yang Ming.
ETE VENTEUX
4ème  Qi
TAI YIN
SHAO YINL’invité génère: peu d’écarts climatiques toutes les énergies s’expriment.
CHALEUR et HUMIDITE
5ème   Qi
YANG MING
TAI YINL’invité génère le maître: peu d’écarts climatiques toutes les énergies s’expriment.
AUTOMNE CHAUD et HUMIDE, PLUIES
6ème  Qi
TAI YANG
SHAO YANGLe maître domine: gros écarts
énergie à la source identique à celle de l’invité: expression de l’invité.
HIVER DOUX, PEU RIGOUREUX

 Année 1990

« Dans les années Zi et Wu le Shao Yin préside au ciel, le Yang Ming est à la source et les Qi intermédiaires en dépassement: -ans 37 et 7 = Shang. Comme un automne normal. Fraîcheur stimulante. Elaboration : brouillard, rosée, vent froid. » (Su Wen 71).

« La période de «durcissement» est celle de la rétraction du Yang (ans 7…)… La sécheresse assure son office qui conduit les choses à leur achève­ment… Si le Zhi (Shao Yin et Shao Yang) préside au ciel c’est comme un vrai Shang, le Qi de naissance se rééquilibre… Si son gouvernement devient brutal… alors le Qi de croissance vient secourir le Bois que maltraite le Métal et une chaleur torride brûle la végétation… » (Su Wen 70).

«Quand le Shao Yin préside au ciel, les saisons sont en avance… Le froid remplace la chaleur qui va s’ajouter à la sécheresse. Les nuages se hâtent vers la demeure de la pluie, l’humidité règne avec des pluies passagères. Le Métal et le Feu unissent leurs propriétés… Avec le 1er Qi (Tai Yang) le Qi terrestre change, la sécheresse s’en va, le froid commence… L’eau gèle et il vente… Au 2ème Qi (Jue Yin) le Yang se déploie et donne cours au vent. C’est comme un vrai printemps… Le 3ème Qi (Shao Yin) prolonge le gouvernement Céleste, il donne cours à une forte chaleur… Parfois il y a un refroidissement… Le 4ème Qi (Tai Yin) est une période de chaleur humide avec pluies passagères et alternance de froid et de chaud… Le sème Qi (Shao Yang) est sous la tutelle du Feu subalterne, les chaleurs reviennent sous l’influence du Yang… Le dernier Qi (Yang Ming) donne cours à la sécheresse… Puis les froids deviennent plus fréquents, des brumes se lèvent.. » 

1990 est donc la septième année du cycle sexagésimal.

Année Geng Wu.

Année Métal en excès : saisons en avance.

Gouvernement Terrestre Annuel : sécheresse et/ou fraîcheur.

Energie Annuelle à la présidence: Shao Yin: chaleur gouvernant les 6 premiers mois de l’année chinoise.

Energie à la source: Yang Ming.. sécheresse et/ou fraîcheur gouver­nant les 6 derniers mois de l’année chinoise.

Le « Zhi » domine le « Gan » : les énergies Célestes prédominent pour le calcul des saisons.

Il y a de plus un Ajustement Terrestre correspondant en fait à une Coïncidence Céleste, d’où domination de la fraîcheur et de la sécheresse durant l’année, comme un vrai automne.

MAITREINVITEEXPLICATIONS, CONCLUSIONS CLIMATIQUES
1er  Qi
JUE YIN
TAI YANGl’invité génère le maître peu d’écarts climatiques toutes les énergies s’expriment.
FROID, VENT et CHALEUR PRINTANIERE
2ème  Qi
SHAO YIN
JUE YINl’invité génère le maîtrepeu d’écarts climatiquestoutes les énergies s’expriment.PRINTEMPS CHAUD, VENTEUX
3ème  Qi
SHAO YANG
SHAO YINIdentité des énergies fraîcheur, sécheresse (excès Yang Ming)rectifiée par Shao Yin à la présidence.
ETE CHAUD
4ème  Qi
TAI YIN
TAI YINIdentité: amplification humiditél’énergie à la source s’exprime aussi.HUMIDITE, PLUIES, FRAICHEUR
5ème  Qi
YANG MING
SHAO YANGL’invité domine le maître :peu d’écarts climatiques toutes les énergies s’expriment.
AUTOMNE CHAUD et SEC
6ème Qi
TAI YANG
YANG MINGL’invité génère: peu d’écarts source identique à l’invité et au Gan en excès: expression de l’invité.
HIVER SEC

Année 1991

«  Dans les années Chou et Wei le Tai Yin préside au ciel, le Tai yang est à la source, le Qi médian est en déficit: -ans 8 et 38 = Yu. Abus de pluie, réplique de vent. Froid, pluie et vent. »

« La période « cours asséché » est une réaction Yang (ans 8, 18…). Si le Gong (Tai Yin) préside au ciel, c’est comme un vrai Gong… Après les pluies et les tempêtes il y a les tremblements de terre en réplique du Bois.. »

« Quand le Tai Yin préside au ciel la saison est retardée… Il y a de grands vents passagers… De fréquentes pluies retardent la récolte jusqu’aux pre­miers jours de l’automne… Au 1er Qi (Jue Yin),… le froid s’éloigne et le printemps arrive avec le vent… Le vent et l’humidité s’affrontent et les pluies sont retardées… Le 2ème Qi (Shao Yin) est justement le Feu Maître. L’humidité et les vapeurs s’affrontent, il y a des pluies opportunes. Le 3ème Qi (Tai Yin) prolonge le gouvernement du ciel. L’humidité descend, le Qi terrestre monte et des pluies passagères tombent, suivies de froid… Au 4ème Qi (Shao Yang), Feu Ministre, l’humidité est vaporisée… il souffle un vent froid. Les vapeurs et la chaleur s’affrontent… L’humidité ne s’écoule pas, la rosée se dépose à l’ombre, il fait un temps d’automne… Le 5ème Qi (Yang Ming)… gelées précoces… Le froid gagne le corps… Le dernier Qi (Tai Yang) apporte un grand froid qui transforme l’humidité en gelées blanches accumulées…» (Su Wen 71).

 1991 est la huitième année du cycle sexagésimal.

Année Xin Wei.

Année Eau en insuffisance: saisons en retard.

Gouvernement Terrestre Annuel: humidité.

Energie Annuelle à la présidence: Tai Yin: humidité, pluies gouvernant les 6 premiers mois de l’année chinoise.

            Energie à la source: Tai Yang: froid gouvernant les 6 derniers mois de l’année chinoise.

Le « Zhi» domine le « Gan» : les énergies Célestes prédominent pour le calcul des saisons. Xié sur le Rein avec réplique possible au 3ème Qi de vent et tempêtes.

Il y a de plus un Ajustement Terrestre de l’énergie à la source Tai yang avec le grand mouvement annuel correspondant au Tronc Céleste, d’où le froid sera prédominant pendant l’année 1991.

MAITREINVITEEXPLICATIONS, CONCLUSIONS CLIMATIQUES
1er  Qi
JUE YIN
JUE YINIdentité des énergies amplification de l’invité l’énergie à la présidence s’exprime.
VENT et PLUIES
2ème  Qi
SHAO YIN
SHAO YINIdentité des énergies amplification de l’invité toutes les énergies s’expriment.
CHALEUR et PLUIES
3ème  Qi
SHAO YANG
TAI YINLe maître génère: gros écarts pas de compensation par la présidence si excès : réplique possible par le vent.
ETE TRES HUMIDE, PLUIES
4ème  Qi
TAI YIN
SHAO YANGL’invité génère: peu d’écarts toutes les énergies s’expriment.
CHALEUR PEU IMPORTANTE, HUMIDITE
5ème  Qi
YANG MING
YANG MINGIdentité du maître et de l’invité amplification de Yang Ming.
FRAICHEUR IMPORTANTE
6ème  Qi
TAI YANG
TAI YANGIdentité du maître et de l’invité l’énergie à la source est également Tai Yang: ajustement terrestre.
HIVER RIGOUREUX

Année 1992

«  Dans les années Yin et Shen le Shao Yang préside au ciel et le Jue Yin est à la source. Le Qi médian en dépassement est: -ans 39 et 9 = Jiao. Règne de coups de vent… »(Su Wen 71).

« La période d’ « élan vital» est celle du renouveau (ans 9, 19…)… L’excès de ]iao équivaut au Shang dans le ciel. Si le Zhi (Shao Yang et Shao Yin) préside au ciel son Qi est » désobéissant »… S’il perd toute retenue, le Qi de rétraction vient répliquer, et le Qi d’automne sévit avec vigueur. Une grande fraîcheur arrive… »(Su Wen 70).

« Quand le Shao Yang préside au ciel (années impaires) le Qi médian est en dépassement et la saison est avancée… Des coups de vents couchent les arbres… Au 1er Qi (Shao Yin) le Qi terrestre change. Le vent est d’abord abusif puis le froid s’en va et le temps tiédit fortement… Les retours de froids ne surmontent pas la tiédeur… Le 2ème Qi (Tai Yin) réprime le feu, soulève des nuées blanches. Les nuages se hâtent vers la demeure des pluies, le vent ne peut vaincre l’humidité et il pleut longuement… Le 3ème Qi (Shao yang) prolonge le gouvernement Céleste (feu). Fortes chaleurs suivies de pluies noyant l’horizon… Le 4ème Qi (Yang Ming) apporte la fraîcheur. Les chaleurs deviennent intermittentes. La rosée descend… Le 5ème Qi (Tai Yang) chasse le Yang, le froid vient avec la pluie… Le dernier Qi (Jue Yin) est justement celui de la terre. vent, brumes… » (Su Wen 71).

1992 est la neuvième année du cycle sexagésimal.

Année Ren Shen.

Année Bois en excès : saisons en avance.

Gouvernement Terrestre Annuel : vent.

Energie Annuelle à la présidence: Shao yang: chaleur gouvernant les 6 premiers mois de l’année chinoise.

Energie à la source: Jue Yin: vent gouvernant les 6 derniers mois de l’année chinoise.

Le  « Gan» génère le « Zhi» : les énergies terrestres prédominent pour le calcul des saisons. Xié sur le Foie, réplique possible du fils de l’élément par la fraîcheur, sécheresse au 3ème Qi.

Il y a de plus un Ajustement Terrestre de l’énergie à la source Jue Yin avec le grand mouvement annuel correspondant en fait à une coïncidence Céleste, d’où domination du vent durant l’année.

MAITREINVITEEXPLICATIONS, CONCLUSIONS CLIMATIQUES
1er  Qi
JUE YIN
SHAO YINLe maître génère: gros écarts présidence identique à l’invité toutes les énergies s’expriment.
CHALEUR et VENT
2ème  Qi
SHAO YIN
TAI YINLe maître génère: gros écarts identité de la présidence et du maître toutes les énergies s’expriment.
CHALEUR et HUMIDITE
3ème  Qi
SHAO YANG
SHAO YANGIdentité maître et invité présidence accentue la chaleur réplique possible de Yang Ming.
ETE TRES CHAUD
4ème  Qi
TAI YIN
YANG MINGLe maître génère: gros écarts Jue Yin domine Tai Yin: compensation l’invité ne s’exprime donc pas.
HUMIDITE et VENT
5ème  Qi
YANG MING
TAI YANGMaître prédominant : gros écarts pas de correction par la source toutes les énergies s’expriment.
VENT, FROID, SECHERESSE
6ème  Qi
TAI YANG
JUE YINMaître prédominant : gros écarts pas de compensation par Jue Yin
Identité source et invité.
VENT, FROID

Voici tous les tableaux en format PDF pour impression des tendances climatiques des années 1989-1992.

  

Corrélations entre les prévisions chinoises et les relevés météorologiques occidentaux

Hao a réussi dans la région de Xi’an à trouver une concordance de 76,7% entre les données météorologiques de trente années (de 1951 à 1980) et les mouvements invités déduits des Troncs Célestes et des Branches Terrestres [51].

D’autres auteurs [71], sur la même durée mais dans la région de Zhengzhou, ont objectivé un taux de concordance supérieur à 95 %. Ils expliquaient d’ailleurs ce taux élevé par le fait que Zhengzhou soit située dans la région des cours moyen et inférieur du Fleuve Jaune, lieu d’origine de la Médecine et de la philosophie chinoise. La comparaison des résultats obtenus selon la théorie des « Gan » et des « Zhi » avec les données météorologiques d’autres régions avait également montré des taux de concordances élevés : 70 % dans les régions de Harbin et de Pékin, 76 % dans la région de Nankin, 71 % dans celle de Canton, 84 % dans celle de Qingdao.

Il est alors intéressant d’effectuer le même travail avec les données de la France, surtout qu’il semble y avoir des analogies entre certains climats de la Chine et ceux de l’Hexagone.

Ont été utilisés les relevés de données mensuelles fournis par Météo France de janvier 1987 à mai 1992.

La station météo est celle de Valenciennes, au lieu-dit de la Sentinelle dans le département du Nord, altitude 45 mètres, latitude 50°20′ Nord, longitude 3°27′ Est.

Les relevés ne concernent que les hauteurs des précipitations en millimètres et les températures moyennes en degrés °c.

Pour chaque Qi nous avons déterminé une moyenne sur 5 ans des précipitations et des températures moyennes, assortie de leur intervalle de confiance à 95 %. Une comparaison est effectuée ensuite entre les mesures observées et ces moyennes. Par convention, il y aura concordance si les données météorologiques correspondent aux prévisions calculées selon la méthode chinoise pour au moins une des deux variables. Exemple : prévision chinoise: chaleur, pluies. Température observée: 20°, 60 mm de précipita­tions. Moyennes : 19°, 55 mm de pluies. La température et les précipitations observées étant supérieures à la moyenne, il y aura donc concordance.

1987 DATESCLIMAT CHINOIS SELON MTCT° MOYENNE MENSUELLE (°C)MOYENNE SUR 5 ANSPRÉCIPITATIONS MENSUELLES(mm)MOYENNE SUR 5 ANSCONCLUSIONS     
INTERVALLE CONFIANCEINTERVALLE CONFIANCE
1er  QiFRAICHEURVENTHUMIDITEfévrier 3,16,26°Cfévrier: manque52,91 mmCONCORDANT 
du 21 janviermars 4,2i,c:4,64 à 7,88mars 76i,c : 35,84 à 69,97CONCORDANT 
au 19 marsmoyenne3,65 moyennemq CONCORDANT 
2ème  QiPERIODEPRINTANIERE DANSLA NORMEavril 12,111,70°Cavril 33,840,95 mmCONCORDANT 
du 20 marsmai 10,9i,c : 10,05 à 13,35mai 70,6i,c : 27,48 à 54,41CONCORDANT 
au 20 maimoyenne 11,50 moyenne52,2 CONCORDANT 
3ème  QiFRAICHEURjuin 14,716,72°Cjuin 104,868,2 mmCONCORDANT 
du 21 maijuillet 17,8i,c : 15,56 à 17,87juillet 85,6i,c : 46,40 à 89,99NON CONCORDANT 
au 22 juilletmoyenne 16,25 moyenne 95,2 CONCORDANT 
4ème  QiHUMIDEFROIDaoût 17,717,27°Caoût 110,650,92 mmCONCORDANT 
Du 23 juilletseptembre 16,6i,c : 16,05 à 18,48septembre 38,2i,c : 31,18 à 70,65NON CONCORDANT 
Au 22 septembremoyenne‘ 17,15 moyenne: 74,4 CONCORDANT 
5ème  QiAUTOMNEDOUXoctobre: 12,09,46°Coctobre: 118,861,15CONCORDANT 
23 septembrenovembre: 6,6i,c: 7,41 à Il,51novembre: 60,8i,c : 44,40 à 77,89NON CONCORDANT 
21 novembremoyenne: 9,3 moyenne: 89,8 NON CONCORDANT 
6ème QiHIVER PEURIGOUREUXDOUXdécembre: 0,54,2°Cdécembre: 0,441,74NON CONCORDANT 
22 novembrejanvier: 6,2i,c : 3,09 à 5,30janvier: 42,4i,c : 27,07 à 56,40CONCORDANT 
21 janvier 88moyenne:3,35 moyenne: 21,4 NON CONCORDANT 
1988 DATESCLIMAT CHINOIS SELON MTCT° MOYENNE MENSUELLE (°C)MOYENNE SUR 5 ANSPRÉCIPITATIONS MENSUELLES (mm)MOYENNE SUR 5 ANS
INTERVALLE CONFIANCEINTERVALLE CONFIANCE
1er  QiVENT TIEDEURfévrier: 5,06,26°Cfévrier: 5652,91 mmNON CONCORDANT
du 21 janviermars:  7,0i,c:4,64à7,88mars: 66i,c : 35,84 à 69,97CONCORDANT
au 19 marsmoyenne: 6,00 moyenne: 61 NON CONCORDANT
2ème  QiFRAICHEURavril: 10,2Il,70°Cavril: 5,440,95 mmCONCORDANT
du 20 marsmai: 15,1i,c : 10,05 à 13,35mai: 43,2i,c : 27,48 à 54,41NON CONCORDANT
au 20 maimoyenne: 12,65 moyenne: 24,3 NON CONCORDANT
3ème  QiETE FRAIS dansla normejuin: 15,716,72°Cjuin: 13,668,2 mmCONCORDANT
du 21 maijuillet: 16,9i,c: 15,56 à 17,87juillet: 105,6i,c : 46,40 à 89,99CONCORDANT
au 22 juilletmoyenne:16,3 moyenne:59,6 CONCORDANT
4ème  QiHUMIDITEPLUIESVENTaoût: 17,917,27°Caoût: 80,850,92 mmCONCORDANT
23 juilletSeptembre : 15,0i,c : 16,05 à 18,48septembre: 71,0i,c : 31,18 à 70,65CONCORDANT
au 22 septembremoyenne: 16,45 moyenne: 75,9 CONCORDANT
5ème  QiAUTOMNECHAUDHUMIDEoctobre: 12,19,46°Coctobre: 60,861,15CONCORDANT
23 septembrenovembre: 6,3i,c: 7,41 à II,51novembre: 62,0i,c : 44,40 à 77,89CONCORDANT
21 novembremoyenne:9,2 moyenne: 61,4 CONCORDANT
6ème  QiHIVERTRESHUMIDEPLUVIEUXdécembre: 6,74, 2°Cdécembre: 29,841,74NON CONCORDANT
22 novembrejanvier: 4,7i,c : 3,09 à 5,30janvier: 26,4i,c : 27,07 à 56,40NON CONCORDANT
21 janvier 89moyenne: 5,7 moyenne: 28,1 NON CONCORDANT
1989DATESCLIMAT CHINOIS SELON MTCT° MOYENNE MENSUELLE (°C)MOYENNE SUR 5 ANSPRÉCIPITATIONS MENSUELLES mmMOYENNE SUR 5 ANS
INTERVALLE CONFIANCEINTERVALLE CONFIANCE
ler QiFRAICHEURVENTfévrier : 5,46,26°Cfévrier : 33,452,91 mmCONCORDANT
du 21 janviermars : 9,3i.c : 4,64 à 7,88mars : 90,4i.c : 35,84 à 69,97NON CONCORDANT
au 19 marsmoyenne 7,35 moyenne :61,9 NON CONCORDANT
2ème QiPRINTEMPSFROIDavril : 7,711,70°Cavril : 7640,95 mmCONCORDANT
du 20 marsmai :15,5i.c : 10,05 à 13,35mai :31,8i.c : 27,48 à 54,41NON CONCORDANT
au 20 maimoyenne 17,60 moyenne :53,9 CONCORDANT
Sème QiETE VENTEUXjuin : 16,216,72°Cjuin : 59,868,2 mmDonnées insuffisantes
du 21 maijuillet 19,5i.c : 15,56 à 17,87juillet : 36,00i.c : 46,40 à 89,99 
au 22 juilletmoyenne :17,85 moyenne :47,9  
4ème QiCHALEURHUMIDITEaoût :18,717,27°Caoût : 26,650,92 mmCONCORDANT
23 juilletseptembre : 16,3i.c : 16,05 à 18,48septembre : 50,4i.c : 31,18 à 70,65NON CONCORDANT
au 22 septembremoyenne :17,50 moyenne : 35 CONCORDANT
5ème QiAUTOMNECHAUDHUMIDE PLUIESoctobre :13,49,46°Coctobre :46,361,15CONCORDANT
23 septembrenovembre : 6,1i.c : 7,41 à 11,51novembre : 25,4i.c : 44,40 à 77,89NON CONCORDANT
21 novembremoyenne 9,75 moyenne 35,85 CONCORDANT
6ème QiHIVER DOUXPEUrigoureuxdécembre ~i,34,2°Cdécembre :71,441,74CONCORDANT
22 novembrejanvier 5,3i.c : 3,09 à 5,30janvier : 45,6i.c : 27,07 à 56,40CONCORDANT
21 janvier 90Moyenne 1,8 moyenne 58.5 CONCORDANT
1990 DATESCLIMAT CHINOIS SELON MTCT° MOYENNE MENSUELLE (°C)MOYENNE SUR 5 ANSPRÉCIPITATIONS MENSUELLES (mm)MOYENNE SUR 5 ANSCONCLUSIONS
INTERVALLE CONFIANCEINTERVALLE CONFIANCE
1er  QiFROID, VENT CHALEUR PRINTANIEREfévrier: 8,66,26°Cfévrier 72,452,91 mmCONCORDANT
du 21 janviermars: 8,9i.c : 4,64 à 7,88mars 12,0i.c : 35,84 à 69,97CONCORDANT
au 19 marsmoyenne:8,75 moyenne42,2 CONCORDANT
2ème  QiPRINTEMPS CHAUD VENTEUXavril: 9,011,70°Cavril 55,840,95 mmNON CONCORDANT
du 20 marsmai: 14,8i.c : 10,05 à 13,35mai 5,0i.c : 27,48 à 54,41CONCORDANT
au 20 maimoyenne: 11,90 moyenne30,4 CONCORDANT
3ème  QiETE CHAUDjuin: 15,516,72°Cjuin 79,468,2 mmNON CONCORDANT
du 21 maijuillet: 18,4i.c: 15,56 à 17,87juillet 18,40i.c : 46,40 à 89,99CONCORDANT
au 22 juilletmoyenne:16,95 moyenne 48,9 CONCORDANT
4ème QiHUMIDITE
PLUIES
Fraicheur
août: 20,417,27°Caoût 26,450,92 mmNON CONCORDANT
23 juilletseptembre: 14,1i.c : 16,05 à 18,48septembre 27,2i.c : 31,18 à 70,65CONCORDANT
au 22 septembremoyenne‘17,25 moyenne26,8 NON CONCORDANT
5ème  QiAUTOMNECHAUD SECoctobre: 13,69,46°Coctobre 59,661,15CONCORDANT
23 septembrenovembre: 7,0i.c : 7,41 à Il,51novembre 43,6i.c : 44,40 à 77,89CONCORDANT
21 novembremoyenne: 10,3 moYenne51,6 CONCORDANT
6ème  QiHIVER SECdécembre: 3,84,2°Cdécembre 72,841,74NON CONCORDANT
22 novembrejanvier: 3,8i.c : 3,09 à 5,30janvier 58,0i.c : 27,07 à 56,40NON CONCORDANT
21 janvier 91moyenne: 3,8 moyenne65,4 NON CONCORDANT
 
1991 DATESCLIMAT CHINOIS SELON MTCT’ MOYENNE MENSUELLE (‘C)MOYENNE SUR 5 ANSPRÉCIPITATIONS MENSUELLES(mm)MOYENNE SUR 5 ANS
INTERVALLE CONFIANCEINTERVALLE CONFIANCE
1er  QiVENTPLUIESfévrier: 0,66,26°CFévrier: Il,0052,91 mmNON CONCORDANT
du 21 janviermars: 9,8i,c : 4,64 à 7,88mars: 36,6i,c : 35,84 à 69,97NON CONCORDANT
au 19 marsmoyenne:5,2 moyenne: 23,8 NON CONCORDANT
2ème  QiCHALEURPLUIESavril: 9,21l,70°Cavril: 43,440,95 mmNON CONCORDANT
du 20 marsmai: 10,7i,c : 10,05 à 13,35mai: 18,2i,c : 27,48 à 54,41NON CONCORDANT
au 20 maimoyenne:9,95 moyenne: 30,8 NON CONCORDANT
3ème  QiETE TRESHUMIDEPLUIESjuin: 13,916,72°Cjuin: 94,668,2 mmCONCORDANT
du 21 maijuillet: 18,6i,c: 15,56 à 17,87juillet: 84,2i.c ‘ 46,40 à 89,99CONCORDANT
au 22 juilletmoyenne: 16,25 moyenne: 89,4 CONCORDANT
4ème   QiCHALEUR PEUIMPORTANTEHUMIDITEaoût: 19,317,27°Caoût: 9,850,92 mmNON CONCORDANT
23 juilletseptembre‘16,7i,c : 16,05 à 18,48septembre:68,2i,c : 31,18 à 70,65NON CONCORDANT
au 22 septembremoyenne:18 moyenne:39,0 NON CONCORDANT
5ème  QiFRAlCHEURIMPORTANTEoctobre: Il,29,46°Coctobre: 43,661,15NON CONCORDANT
23 septembrenovembre: 6,3i,c : 7,41 à Il,51novembre: 90,6i.c : 44,40 à 77,89CONCORDANT
21 novembremoyenne: 8, 75 moyenne: 67,1 CONCORDANT
6ème  QiHIVERRIGOUREUXdécembre: 3,84,2°Cdécembre: 51,841,74NON CONCORDANT
        
22 novembrejanvier: 2,9i,c : 3,09 à 5,30janvier: 18,8i.c : 27,07 à 56,40CONCORDANT
21 janvier 92moyenne: 3,35 moyenne: 35,3 CONCORDANT
1992 DATESCLIMAT CHINOIS SELON MTCT’ MOYENNE MENSUELLE (‘C)MOYENNE SUR 5 ANSPRÉCIPITATIONS MENSUELLES(mm)MOYENNE SUR 5 ANS
INTERVALLE CONFIANCEINTERVALLE CONFIANCE
1er  QiVENTCHALEURfévrier: 5,46,26°Cfévrier: 39,852,91 mmNON CONCORDANT
du 21 janviermars: 7,9i,c : 4,64 à 7,88mars: 88,4i,c : 35,84 à 69,97CONCORDANT
au 19 marsmoyenne6,65 moyenne: 64,1 CONCORDANT
2ème  QiCHALEURHUMIDITEavril: 9,5Il,70°Cavril: 47,440,95 mmNON CONCORDANT
du 20 marsmai: 15,7i,c : 10,05 à 13,35mai: 60,8i.c : 27,48 à 54,41CONCORDANT
au 20 maimoyenne: 12,6 moyenne:54,1 CONCORDANT

En suivant la méthode précédemment décrite, nous obtenons une concordance de 64,52% entre les prévisions effectivement observées et les prévisions chinoises, ceci concernant 31 Qi. Est exclus un Qi dont les données du vent manquent. Effectivement, celles-ci ne sont malheureuse­ment pas exploitables du fait que Météo France n’a pas pu fournir de manière mensuelle les fréquences moyennes par groupe de vitesse.

Voici tous les tableaux au format PDF (format pour impression).

En conclusion, il est hasardeux de prétendre que prévoir la météorolo­gie de nos régions à la lumière des théories chinoises soit plus efficace que les prévisions réalisées par Météo France, surtout que le taux de concordance tombe à 56,45 % dès que l’on étudie les corrélations de manière mensuelle. Bref, on a à peu près une chance sur deux d’être dans le vrai.


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