Mémoires du DIU Acupuncture Obstétricale Université de Lille UFR Médecine

 Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes et l’arrêté du 2 novembre 2009 ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Vous trouverez ici tous les mémoires du DIU soutenus à Lille depuis la création en 2009 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan.

Avertissement : tous les mémoires présentés ici sont les mémoires soumis lors de la soutenance et avant correction. Attention donc aux erreurs. Les mémoires corrigés peuvent avoir fait l’objet d’un article dans la revue « Acupuncture & Moxibustion« , ou être parus dans la rubrique « DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition » de la même revue.

Temple d'Angkor Vat Siem Reap - Cambodge
Temple d’Angkor Vat Siem Reap – Cambodge

  1. Charlotte Gay et Marie-Christine Desmartins.  Acupuncture en salle de naissance : étude préliminaire sur la direction du travail.  2010 (Paru en article dans la revue « Acupuncture & Moxibustion »)
  2. Maëlys Lécuyer et Sandrine Brame.  Acuterme : un protocole de recherche sur la prise en charge par acupuncture des patientes à terme.  2010. 
  3. Laure Lubin-Delambre.  La place de l’acupuncture dans l’accompagnement de la femme enceinte par la sage-femme libérale . 2011
  4. Isabelle Charlet et Nathalie Dutriaux.  Intérêt du  zhubin  durant la grossesse.  2011  
  5. Isabelle Matuszak et Marie-Edith Dumortier.  Création de la consultation d’acupuncture assurée par des sages-femmes à la maternité Jeanne de Flandres. Bilan d’une première année. Etude d’un cas clinique, la sciatalgie de la femme enceinte.  2011.
  6. Sabine Quinart et Anne-Sophie Werquin.  Acupuncture en hospitalisation à domicile.  2011. (Paru en article dans la revue « Acupuncture & Moxibustion »)
  7. Florence Cacheux et Emilie Theve.  L’acupuncture et la mise en route du travail dans les ruptures prématurées des membranes.  2011.
  8. Anne-Sophie Piau et Sophie Broquet.  Expérimentation de la puncture du point RP6 en vue du relâchement du périnée lors de l’expulsion foetale.  2011.
  9. Thais Richard et Marie Tavernier.  Le syndrome de Lacomme et acupuncture : étude prospective : évaluation de la douleur chez des femmes enceintes et traitement acupunctural.  2012.
  10. Emilie Bigotte et Sandrine Huret.  Pouls de médecine traditionnelle chinoise et grossesse.  2012 
  11. Patricia Gautier.  L’acupuncture et le syndrome du canal carpien pendant la grossesse . 2012. 
  12. Perrine Romion, Anne-Claire Hequet-Proy et Audrey Baratte.  Action préventive de l’acupuncture dans l’atténuation des inconvénients de la montée laiteuse.  2012.
  13. Clélia Capron et Élodie Hubert.  Etude sur le traitement des variétés postérieures : réalisation d’un protocole acupunctural .2012. 
  14. Pascale Faidherbe et Patricia Pilia.  Traitement par acupuncture du syndrome de Lacomme . 2012.  
  15. Mireille Bailly, Pascale Ponthieu et Caroline Vandenbilcke.  Etude du point  baihui  (20DM) dans le traitement de la poussée hémorroïdaire du post-partum.  2012. 
  16. Mireille Bailly, Pascale Ponthieu et Caroline Vandenbilcke.  Pré-éclampsie et acupuncture. Etude d’un cas clinique . 2012. 
  17. Isabelle Deroo et Béatrice Vanden Bosch.  La place de l’acupuncture dans la prise en charge de la femme enceinte. Etude prospective auprès des gynécologues obstétriciens d’établissements.  2012
  18. Gwladys Aubert et Nathalie Masson.  Qimen  & dystocies cervicales . 2013. 
  19. Caroline Dumortier et Sandra Mollet.  La délivrance favorisée par acupuncture. Étude de 29 cas à la maternité Paul Gellé à Roubaix . 2013.   Recension
  20. Virginie Naurois.  Place de l’acupuncture dans la prise en charge de l’hypogalactie pendant le séjour en maternité . 2013
  21. Sylviane Legris.  Prévention des infections urinaires récidivantes chez la femme enceinte en médecine traditionnelle chinoise.  2013
  22. Anne-Lise Dubois et Julie Levasseur-Barbieux. Prise en charge acupuncturale de la cholestase gravidique (avec étude d’un cas).  2013. 
  23. Aude Sales et Marie-Céline Leroux.  L’examen de la langue-aide au diagnostic du diabète gestationnel et prise en charge en acupuncture . 2013.  
  24. Elisabeth Tillou et Marion Loucheux-Avenel.  Prise en charge de la douleur et aide à la cicatrisation par la moxibustion ou/et la poncture du point RP7 chez les patientes ayant bénéficié d’une épisiotomie.  2014. 
  25. Estelle Lemaire et Emilie Leroux.  Diagnostic chinois appliqué au déclenchement de convenance. 2014
  26. Bernadette Denaes.  Utérus, ses liens avec les méridiens curieux, étude d’un point  zhongji  3VC.  2014
  27. Suzy Dupuy.  Les désordres émotionnels pendant la grossesse et acupuncture.  2015
  28. Émilie Villeroux, Pauline Gillard.  Place des points  xi  en obstétrique – étude descriptive multicentrique auprès des sages-femmes formées en acupuncture du réseau de périnatalité lillois OMBREL.  2015
  29. Laurine Chabauty, Marion Rogé.  L’impact de l’acupuncture sur le rythme cardiaque foetal à risque d’acidose . 2015
  30. Aurore Dellisse et Sabine Paysant.  L’utérus cicatriciel. Quid des alternatives en Médecine Traditionnelle Chinoise ?  2015
  31. Bertrand Lézier.  Fertilité et infertilité en médecine traditionnelle chinoise . 2015
  32. Angélique Passaro.  L’acupuncture en consultation prénatale dès la 37ème semaine pour une naissance eutocique.  2015
  33. Justine Julien, Taouira Khadija.  Sages-femmes belges et acupuncture.  2015
  34. Catherine Malbranque, Hélène Ringot.  Anémie de la grossesse et acupuncture . 2015
  35. Gratienne Desmettre.  Etude de l’effet de la puncture des points MC6 et R9 sur l’anxiété chez les femmes enceintes pendant la grossesse et au moment de l’accouchement. Instauration de l’acupuncture au sein d’une maternité privée . 2015
  36. Marina Deschodt, Nadège Lochet.  Évaluation du traitement par acupuncture de l’insomnie pendant la grossesse.  2015
  37. Jean Baptiste Huguet, Hélène Wibaut Puslecki.  Ciliao  V32, Utilisation et impact durant le travail. A propos de 14 cas . 2015
  38. Fanny Zimny, Lucile Decouvelaere.  L’acupuncture dans la prévention des dystocies cervicales.  2015
  39. Stéphanie Duval, Caterina Janequin.  La douleur en pré-travail : acupuncture versus antalgiques. 2015
  40. Noémie Dellal, Rebecca Coton.  Etude prospective et comparative sur l’effet préventif de l’acupuncture chez les patientes à risque d’hypogalactie et agalactie . 2015
  41. Anaïs David et Julie Joumel.  Correction des déséquilibres énergétiques à partir de 37 SA : à propos de 7 cas cliniques . 2015
  42. Carole Aussourd, Marie Combemorel.  Apports de la palpation des points  Mu  au cours de la grossesse.  2016
  43. Karine de Rycke et Aline Xhauflair.  Organisation et pratique de l’acupuncture dans les maternités du réseau ombrel . 2016
  44. Nadia Tahoui.  Apport de l’acupuncture chez des patientes suivies à Jeanne de Flandre ayant subi un échec de fécondation in vitro. Protocole de Wang et coll et de Paulus. Expérience clinique chez trente patientes . 2016
  45. Julie Geeraert et Agnès Micheau.  Approche acupuncturale de l’hyperstimulation ovarienne : Application à un cas clinique.  2016
  46. Ilhem Hemdani.  13 F,  zhangmen  et diabète gestationnel, étude d’une cohorte de grossesses à risque.  2016
  47. Philippe Alglave.  La délivrance dirigée assistée par acupuncture.  2016
  48. Anne Parker.  Intérêt des points d’acupuncture VC3, VC4 et RP6 dans les troubles périnéaux du post partum.  2016
  49. Bérengère Caudroit.  Vide de Rein maternel et présentation podalique des fœtus : Hypothèse analysée à partir de la reprise des données d’Acuverse.  2016
  50. Aurélie Franc et Audrey Cousin.  Parturientes et professionnels au CH de Denain : Quid de leurs connaissances en acupuncture obstétricale.  2017
  51. Hélène Bernat et Emilie Cazal.  Prévention du baby-blues en acupuncture ; étude randomisée sur 1 IG.  2017
  52. Barbara Janicki et Joanna Leblond.  Intérêt de l’acupuncture dans la gestion de la douleur chez les parturientes déclenchées par Dinoprostone – Utilisation des points 4GI et Shenmen en auriculothérapie/Shenmen seul/méthode médicamenteuse.  2017
  53. Angélique Chereul.  Traitement par acupuncture de l’incontinence urinaire chez la femme enceinte.  2017
  54. Hélène Tillie et Valérie Deprez.  Pyrosis et grossesse, Étude d’un traitement par acupuncture.  2017
  55. Aline Mahiou et Laure Vrain.  Diabète gestationnel et acupuncture. L’influence de la puncture du point MU de la rate et la moxibustion du point SHU de la rate sur la prise d’insuline.  2017
  56. Julie Gaillard, Gaëtane Waignier.  Enquête de satisfaction auprès des femmes ayant eu recours à l’acupuncture durant leur parcours PMA.  2017
  57. Amélie Depickere-Rambour.  Apport de l’acupuncture dans la rééducation uro-gynécologique, basé sur l’évaluation de l’inconfort de la patiente.  2017
  58. Agnès Benayon, Ludivine Lemardelet.  Aide de l’acupuncture à la pose d’un stérilet.  2017
  59. Matthieu Pigé.  Intérêt de l’acupuncture dans les ruptures prématurées des membranes à terme.  2017
  60. Louise Sirot, Anne Bernard.  Apport de l’utilisation du point 13E (qihu) dans le traitement des hémorroïdes du post partum . 2017
  61. Cécile Fontanell et Pauline Delcroix.  Grossesse et syndrome du canal carpien. Prise en charge par l’acupuncture. Etude prospective . 2018
  62. Hélène Merel, Justine Carbonnier.  Traitement des tranchées par acupuncture.  2018
  63. Pauline Cannesson, Marion Pellachin.  Analyse des connaissances et besoins d’informations en acupuncture des professionnels de la maternité . 2018
  64. Dégrange Pauline et Guéneau Nina.  Cholestase intra-hépatique Gravidique en Hospitalisation à Domicile au CHRU de Lille : Etude rétrospective de 2010 à 2016 et propositions d’adaptation du protocole d’acupuncture établi par deux sages-femmes en 2013.  2018
  65. Nancy Petitprez.  Intérêt des points F2 et F3 lors de la pose d’un dispositif intra-utérin. A propos de seize cas.  2018
  66. Léa Bidault de Gardinville et Hélène Duval.  Etude des effets de la poncture de Ciliao dans la rupture prématurée des membranes après 37 SA . 2018
  67. Aurélie Vannicate, Nathalie Lagersie.  Relance de la miction spontanée avec une césarienne programmée. Protocole de points.  2018
  68. Charlotte Gougis  Évaluation de la connaissance des parturientes et des professionnels sur l’acupuncture obstétricale à la maternité du CH de Lens, et mise en place de ces consultations . 2019
  69. Marie Guitton et Helène Fillot.    Pouls quantitatifs et sensibilité de  Qimen  en début de travail: quel apport d’informations sur le déroulement du travail ? . 2019. 
  70. Alice Juniot, Marion Mutschler.  La prévention de l’anémie gravidique.  2019
  71. Marie-Estelle Stoll et Céline Cardon. Accompagnement du sevrage tabagique par l’acupuncture chez la femme enceinte. Apport de la typologie. 2019
  72. Magali Bailleul. ABC didactique de chrono-acupuncture. Perspectives gynéco-obstétricales. 2019
  73. Laura Fischer, Christine Romero. Acupuncture et Syndrôme Prémenstruel. 2019
  74. Dominique Martial-Faudou. Médecine traditionnelle indienne et chinoise : quelques points communs. 2019
  75. Florence Leroy. Accompagner la récupération en suites de couches avec l’acupuncture, du 7e au 77e jour après l’accouchement. 2019
  76. Estelle Moriaux, Ingrid Catry. Poncture et moxibustion de Foie 9 (Yinbao) et de Rein 9 (Zhubin) en salle de naissance : quel impact sur le rythme cardiaque fœtal ? Complément d’étude de cas. 2019
  77. Aref Ditto. Étude de la valeur prédictive du 14 Foie versus bilan biologique, à la consultation prénatale du 8e mois. 2019
  78. Florentine Carpentier et Hélène François. Acupuncture et douleurs de l’allaitement. 2019
  79. Marie-Françoise Leray, Cidalia Maduro Le Bail. Histoire de l’Embryon et ses premiers Méridiens Extraordinaires. 2020
  80. Marion Ryckewaert, Marion Nguyen. L’examen en médecine traditionnelle chinoise par les sages-femmes. 2020
  81. Amandine Bally, Sabrina Bléhaut. L’impact de la puncture du 41VB à dilatation complète sur le déroulement de l’accouchement chez la primipare : étude cas-témoin. 2020
  82. Coralie Lesport, Laurianne Lopez. Impact de la puncture du point RP6 sur l’ampliation et les lésions du périnée au cours de l’accouchement, « Pelvi’puncture ». 2020
  83. Bertille Courtemanche, Alexia Petitnicolas. Intérêt de l’acupuncture dans le traitement de l’asthénie du dernier trimestre de grossesse – Etude de cas. 2020
  84. Marlène Dieu, Mathilde Dusart. Pyrosis et Grossesse. 2020
  85. Laurie Weber, Céline Soltysik. Apport de l’acupuncture dans la mise en route et le déroulement du travail chez des patientes présentant un diabète gestationnel. Étude de 10 cas à la maternité du CH Lens. 2020 
  86. Aurore Rouzaud, Heidrun Haslbeck.  Retour sur notre voyage en Chine – Approche de pratiques locales en médecine chinoise. 2020
  87. Julie Fabregoul, Sophie-Caroline Bonifacj. Évaluation de l’évolution des pratiques professionnelles des sages-femmes après formation en acupuncture gynéco-obstétricale. 2021
  88. Cécile Berthet, Clara Galissard. Intérêt de l’acupuncture dans la prévention des retards à la lactation suite à une césarienne-Création d’un protocole de recherche. 2021
  89. Emilie Grumiaux. Évaluation de la connaissance des praticiens en matière d’acupuncture à Ajaccio et développement de l’acupuncture. 2021
  90. Agathe Deroubaix, Anne-Florence Roussel. Étude comparative de l’efficacité de la puncture de sanyinjiao sur le relâchement périnéal lors de l’expulsion à la maternité de Beaumont à Roubaix en 2020. 2021
  91. Aurore Malotaux, Alice Quiquerez, Sabrina Rogeon. État des lieux de la pratique de l’acupuncture en France et à Taiwan. Retour sur notre stage à Taichung. 2021
  92. Féron Tiane. Rééducation du périnée, une prise en charge globale : soutien de l’acupuncture. 2021
  93. Julia Papin, Marine Meljac Saez. Place de l’acupuncture dans la prise en charge des patients ayant recours à l’IVG en hospitalisation : revue de la littérature et proposition d’un protocole de points. 2021
  94. Virginie Bastien, Flavie Alem. Étude du point yintang. Analyse de son effet anxiolytique chez la femme. 2021
  95. Caroline Vienne et Eléonore Kientz. Sevrage de la lactation chez les femmes non allaitantes. 2021
  96. Charline Gayault. Connaissance des femmes enceintes de l’utilisation de l’acupuncture dans le cadre des nausées vomissements gravidiques modérés du premier trimestre.2021
  97. Sylvaine Bollengier, Aline Tanfin. Les consultations d’acupuncture à la maternité d’Hazebrouck, où en sommes-nous 5 ans après la mise en place? Diététique chinoise : quels conseils pour les femmes enceintes ? 2021
  98. Aurélie Mathieu Rossi. Incidence des points 9R et 9F sur l’évolution du retard de croissance intra-utérin au cours de la grossesse. 2021
  99. Justine O’Donoghue et Evangéline Despax. L’intérêt de l’acupuncture sur la cicatrice de césarienne extra péritonéale pour convenance personnelle. 2021
  100. Gwendoline Martin et Marion Verheyde. L’impact de l’acupuncture sur le déclenchement par ballonnet intra-cervical. 2021
  101. Justine Fanouillere et Anne peries.  MATUPUNCTURE : Impact des points 4GI, 6RP, 3F, 36E et 34VB sur la maturation cervicale des grossesses prolongées. 2022
  102. Solène Guillaume et Pierre Gibert.  Apport de l’examen clinique en médecine traditionnelle chinoise sur le dépistage des RCIU en cours de grossesse. 2022
  103. Daria Dhoul-Anrif. Acupuncture et induction du travail. 2022
  104. Marion Dilly et Pauline Lannoy. Etat des lieux des consultations d’acupuncture à la maternité de Lens : retour sur les deux premières années, de mars 2019 à mars 2021. 2022
  105. Céline Sugne et Floriane Girault. La place de l’acupuncture chez les sages femmes libérales acupunctrices en Occitanie et Hauts de France. 2022
  106. Bénédicte Roda et Elise Belmonte. Endométriose et acupuncture. Place de l’acupuncture dans le traitement de l’endométriose. Proposition de traitement en MTC. 2023
  107. Hélène Dindeleux, Hubert Anne-Sophie. L’acupuncture dans le processus de cicatrisation. Étude bibliographique. 2023.
  108. Louise Cornille, Leila Chenouf.  Effet de l’acupuncture sur la version fœtale, état de la recherche en 2022 . 2023
  109. Juliette Goyeaud-Bellot.  Prise en charge du syndrome prémenstruel par acupuncture. Revue de la littérature sur 7 articles datant de 2008 à 2020 et analyse de 3 cas cliniques. 2023
  110. Inès Pilet, Justine Hofbaur.  Syndrome ménopausique et acupuncture : Etat des lieux sur les connaissances concernant l’efficacité du traitement . 2023
  111. Marion Derue. Apport de l’acupuncture dans les ménorragies chez les femmes utilisant le dispositif intra-utérin au cuivre. 2023
  112. Decherf-Carissimo Tiphaine et Hautecoeur Margot. Impact émotionnel d’un évènement marquant sur la période périnatale et sa prise en charge acupuncturale. 2023.
  113. Caroline Bourel et Caroline Cartigny. MOXA-VME / Étude d’impact de la moxibustion du point 67V avant la réalisation d’une version par manœuvres externes. 2023.
  114. Marie De Coninck. Régulation du liquide amniotique et grossesses singletons : apport de l’acupuncture. 2023
  115. Alison Corriette et Sophie Delacroix. Sensibilité des points zubin et yinbao en début de travail : Apport diagnostique sur le déroulement du travail et sur l’état néonatal ? 2023
  116. Zanghi Angélique. Acupuncture et consommation d’antalgiques en phase de latence. 2023
  117. Charlotte Jouffroy et Célia Noyelle.  L’apport de l’acupuncture dans la prise en charge des femmes diabétiques de type II au troisième trimestre de la grossesse. 2023
  118. Marina Lebegue et Camille Barbe.  L’impact du 67V sur la version fœtale. Étude observationnelle comparative à une étude basée sur des cas cliniques.  2023
  119. Audrey Level et Sarah Louchez. L’incontinence urinaire de la femme  et  Acupuncture  (Étude observationnelle prospective). 2023
  120. Amandine Foulon.  Prise en charge du syndrome du canal carpien pendant la grossesse : La place de l’acupuncture. 2023
  121. Aline Dupont et Noémie Lavoisier.   Etude prospective et comparative des taux de grossesses obtenues lors des TEC après application ou non du protocole de Paulus. Etude menée sur 120 cas dans le service d’AMP au CH Calais. 2023
  122. Aurélie Dufour et Vinciane Liguori. Evaluation de l’efficacité de l’acupuncture dans le traitement des dysménorrhées. 2023
  123. Charlotte Nieuwjaer et Karine Ascencio. La délivrance dirigée favorisée par acupuncture?. Etude de cas à la Maternité Saint Vincent de Paul à Lille . 2023
  124. Alison Clarys et Clémentine Lemaire.  Étude de l’impact du point  duyin  sur la délivrance.? 2023
  125. Emeline Delrot, Charlotte Ryckembusch.   L’utilisation des moxas sur les irritations et crevasses de l’allaitement maternel. 2024 
  126. Chloé Bourgois, Véronique Thomas.  Qimen  pour la naissance. 2024
  127. Delphine Peral, Mélanie Mery.  qijingbamai  : qu’en est-il de leur utilisation par les sages-femmes ? 2024 
  128. Charlotte Vergnol et Cécile Cassotti.  Évaluation de l’efficacité de l’acupuncture dans le traitement des symptômes des hémorroïdes du post partum . 2024
  129. Claire Massemin et Juliette Cavallaro.  État des lieux sur les motifs de consultations en acupuncture pendant la grossesse au cours de l’année 2020 au CH de Douai et profil des patientes consultantes.  2025 
  130. Dalila Khobzaoui.  La diététique en médecine traditionnelle chinoise globale et périnatale. 2025
  131. Delphine Duhamel, Constance Kedziora. COOKACUPAIN. Impact de l’acupuncture sur la gestion de la douleur lors du déclenchement par ballonnet de Cook à la maternité de Beaumont à Roubaix. 2025
  132. Amélie Caquant, Célia Harfaut. Circulation du qi et endométriose. Perspective de l’acupuncture pour le soulagement de la douleur et de l’inflammation. 2025
  133. Lise  Junique, Mélanie  Piotin. Impact de la puncture du 14F lors de la consultation de terme à 41 semaines d’aménorrhées. 2025
  134. Isabelle Dautriche et Hélène Masselot. Apport de l’acupuncture dans l’évolution de la croissance foetale chez les patientes présentant un PAG ou RCIU au cours de la grossesse: utilisation du 9R et 9F. 2025
  135. Mélissa Vancauwenberghe, Priscilla Cappelle. Les bénéfices de l’acupuncture dans des moments clés de la lactation : les pics de croissance du bébé. 2025
  136. Anne Sophie Weiss, Margaux Boudon Boyer. Prise en charge de l’anxiété au cours des césariennes programmées via l’acupuncture. 2025
  137. Sophie Bouteman. L’intérêt de l’acupuncture dans la prise en charge des troubles climatériques. 2025
  138. Roxane Bourgeois. Comparaison des conseils diététiques donnés aux femmes enceintes atteintes de diabète gestationnel entre la médecine occidentale française et la médecine traditionnelle chinoise. 2025 
  139. Maëva Lonvet, Amandine Peenaert. Intérêt d’un protocole de points d’acupuncture dans la mise en travail spontanée après rupture des membranes à terme avant travail des parturientes. 2025
  140. Juliette Boutignon Danis, Caroline Cassez. Anémie et grossesse, l’acupuncture peut-elle être un traitement préventif de l’anémie ? 2025
  141. Aline Benault, Laurine Gozet. Anomalies du liquide amniotique en médecine traditionnelle chinoise : utilisation du tiangui. 2025
  142. Amélie Quéva, Mélanie Serpaud.  Impact du point Chiapi sur le sevrage du Tabac durant la grossesse. 2025
  143. Provence Vincent, Julie Oca. Efficacité de l’acupuncture dans le traitement des nausées et vomissements chez la femme enceinte. 2025
  144. Elodie Etchegoin. Place de l’acupression dans la gestion de la douleur pendant le travail. 2025
  145. Isabelle Lenglen et Cann Nolwenn.  Évaluation de l’efficacité de l’acupuncture sur les douleurs dans les suites immédiates d’une césarienne programmée : étude ADIC. Protocole de recherche au centre hospitalier de Douai. 2025
  146. Julie Carliez et Dorothée Callot. Évaluation de l’impact de l’acupuncture sur le recours aux antalgiques lors d’accouchements déclenchés médicalement par Angusta​. 2025     
  147. Cléa Lernon, Emilie Delecroix​. Influence des saisons ​énergétiques en médecine traditionnelle chinoise sur la survenue de​s prééclampsie​s et leur gravité.​ 2025
  148. Aïno Dewaele, Mathilde Catoire.  Prise en charge de l’anxiété chez la femme : évaluer l’apport de l’acupuncture et la synergie acupuncture/hypnose. 2025
  149.  Camille Hélaouët – Piquemal. L’impact de l’acupuncture sur la dépression du post partum : une revue de la littérature. 2025
  150. Tatiana​ Toiha, Suntary Huy. L’examen de la langue selon la médecine traditionnelle chinoise : ​état des lieux de son utilisation lors du diagnostic chez les sages-femmes acupunctrices du ​ Nord-​Pas-​De-​Calais​. 2025

L’acupuncture autour de la naissance : analgésie durant l’accouchement

Combat de Gladiateurs – Maison des gladiateurs – époque romaine 3e siècle EC – Kourion – Chypre
Combat de Gladiateurs – Maison des gladiateurs – époque romaine 3e siècle EC – Kourion – Chypre

Résumé : Une des grandes indications de l’acupuncture est l’analgésie. En obstétrique, l’analgésie durant l’accouchement peut être une bonne indication. Mais peut-on la recommander à la lumière de l’acupuncture factuelle ? L’état des lieux des essais contrôlés randomisés de l’acupuncture obstétricale analgésique durant l’accouchement permet de déterminer que l’acupuncture peut être raisonnablement indiquée avec un grade B (présomption scientifique) selon le niveau des recommandations de la Haute Autorité de Santé Française. Mots clés : obstétrique – travail – acupuncture – antalgie – analgésie – ECR – recommandations.

Summary: One of the big indications of the acupuncture is the analgesia. In obstetrics, the analgesia during the delivery can be a good indication. But can we recommend it in the light of the evidence-based acupuncture? The inventory of fixtures of randomized controlled trials by the analgesic obstetric acupuncture during the delivery allows to determine that the acupuncture can be reasonably indicated with a grade B (scientific presumption) according to the level of the recommendations of the High Authority of French Health. Keywords: obstetrics – labor – acupuncture – pain relief – analgesia – RTC – recommendations.

Une méta-analyse incluant treize essais contrôlés randomisés (3025 patients) avaient étudié l’effet antalgique de l’acupuncture dans les douleurs de gonarthrose, de céphalées de tension, de migraines, de lombalgies, de douleurs post-opératoires etc.. Celui-ci avait été retrouvé de manière statistiquement significative (p<0,001 ; I2=36%) dans le groupe acupuncture par rapport aux groupes acupuncture placebo ou sans traitement [[1]]. Les auteurs ne s’étaient pas intéressés à l’analgésie durant l’accouchement.

Et pourtant, il semblerait que l’acupuncture réduit de façon importante l’usage d’autres thérapeutiques analgésiques éventuellement pourvoyeuses d’effets secondaires pour la mère et le fœtus, comme la mépéridine (pethidine : dolosal©) ou l’analgésie péridurale.

Ainsi en 1990, Martoudis et Christofides utilisaient déjà l’électroacupuncture (3-4 Hz) et objectivaient une diminution des algies par stimulation du point GI4 (hegu) pendant une durée de 20 à 80 mn, traitement associé à l’auriculothérapie sur le shenmen. La durée moyenne de l’analgésie était de 6 heures. Les auteurs montrèrent que dans 87,75% des cas, les femmes étaient soulagées [[2]]. Malheureusement, il s’agissait d’un essai ouvert sans groupe placebo, sans groupe contrôle et sans randomisation, bref de très basse qualité méthodologique. Cependant, il avait le mérite d’être l’un des premiers à s’intéresser à l’analgésie obstétricale.

D’autres travaux suivirent, comme celui de Ternov, qui dans son étude ouverte non randomisée avait objectivé que 58% dans le groupe acupuncture n’avaient pas eu besoin de prendre un autre traitement en plus de l’acupuncture par rapport au groupe contrôle (14% p<0,001) [[3]].

En 2004, une revue systématique évalua les preuves d’efficacité de l’acupuncture dans les douleurs lors du travail. Trois ECR sur 390 essais cliniques furent identifiés ayant une qualité méthodologique généralement bonne. Deux ECR ont comparé l’acupuncture versus le traitement habituel et ont conclu à une réduction de la mépéridine et/ou de l’analgésie péridurale. Un ECR concernant un groupe acupuncture versus acupuncture placebo a montré une différence statistiquement significative dans l’amélioration de la douleur aussi bien subjective qu’objective. Aucun effet indésirable n’a été annoncé. Les auteurs ont conclu que les preuves pour utiliser l’acupuncture en adjonction étaient prometteuses mais non convaincantes du fait d’une population étudiée faible et donc d’une faible puissance (n=496) [[4]].

Étudions plus en détail ces trois essais et voyons leur qualité méthodologique.

Les essais contrôlés randomisés

Ramnero

Le premier concerne une population de quatre-vingt-dix parturientes admises dans un hôpital suédois. Il s’agit d’évaluer l’intensité de la douleur et le degré de relaxation pendant le travail. Le groupe contrôle (n=44) comme le groupe acupuncture (n=46) pouvait bénéficier d’un traitement identique conventionnel (péridurale, mépéridine injectable, infiltration locale de bupivacaïne, injections intradermiques d’eau stérile, TENS etc..).

En complément, le groupe acupuncture fut puncturé avec recherche du deqi aux points considérés comme relaxants : VG20, yintang (HM1), PO7, et aux points analgésiques : VE25 à 36, VE54, VB25 à 29, VC2, VC3, GI4, VB41, FO3, VE60, RE3 et RA6. Les aiguilles furent laissées en place durant 1 à 3 heures. Les auteurs constatèrent que le traitement par acupuncture pendant le travail a significativement réduit le besoin en analgésie péridurale (12 % versus 22 % dans le groupe contrôle avec un risque relatif (RR) à 0,52 dans l’intervalle de confiance (IC) 95 % (0,30 à 0,92) (p=0,03). Par contre, l’intensité de la douleur est égale dans les deux groupes avec une estimation de la différence entre les deux groupes à 0,29 (IC 95% -0,9 à +0,32). Cependant, les parturientes qui ont reçu l’acupuncture ont été plus détendues de manière statistiquement significative (p=0,01) par comparaison au groupe témoin (différence moyenne –0,93, IC à 95% : -1,66 à –0,20). Aucun effet secondaire n’a été signalé [[5]].

Skilnand

Le deuxième travail est une étude contrôlée randomisée en simple aveugle avec analyse des résultats en intention de traiter. Deux cent dix parturientes à terme et en travail actif ont été assignées à deux groupes : groupe acupuncture (n=106) et groupe placebo (n=102). Le groupe acupuncture bénéficiait de la puncture (deux à douze aiguilles avec une moyenne de sept aiguilles) avec recherche de deqiparmi ces points variables : CO7, PO7, ES30, ES29, VB34, ES36, RA8, RA6, RE3, FO3, VB41, VG20, VE32, VE34, VE67, VE60 et GI4. Les aiguilles étaient laissées en place jusqu’à l’accouchement ou le passage à l’analgésie conventionnelle. Le groupe placebo bénéficiait du même nombre d’aiguilles mais insérées en des endroits considérés sans points d’acupuncture. L’échelle visuelle analogique (EVA) a permis d’évaluer l’effet analgésique de l’acupuncture. Il y a eu une diminution significative de la douleur à 30 mn, 1 heure, 2 heures après acupuncture et 2 heures en post partum (p<0,05) et moins de recours à la péridurale analgésique (p=0,01) ou à la péthidine (p<0,001  par rapport au groupe contrôle. Le second résultat de l’étude objectivait un temps d’accouchement statistiquement plus court (p=0,01) pouvant être expliqué par moins de péridurale dans le groupe acupuncture. Aucun effet secondaire n’a été retrouvé [[6]].

Nesheim

La troisième étude est de l’équipe norvégienne de Nesheim qui a évalué l’efficacité de l’acupuncture comme analgésique ainsi que la réduction de la prise de mépéridine durant le travail dans un essai contrôlé randomisé en intention de traiter. Les parturientes à terme ont été incluses aléatoirement dans un bras acupuncture (n=106), un autre sans acupuncture (n= 92), et le troisième bras contrôle apparié au précédent groupe (n=92). Les points utilisés (VG20, CO7, FO3, VB34, VC4, GI10-11, GI4, VE23, VE60, VE27-28,VE32, RA6, MC6-7, ES36) étaient puncturés avec recherche du deqi pendant 10-20 minutes, voire davantage jusqu’à l’accouchement dans certains cas. Les auteurs constatent qu’on a administré 11% de péthidine dans le groupe acupuncture versus 37 % dans le groupe sans acupuncture (P< 0,0001) et 29 % dans le groupe témoin. L’utilisation d’autres méthodes analgésiques (péridurale, protoxyde d’azote, injection d’eau stérile etc.) était statistiquement plus bas (p=0,01) dans le groupe acupuncture versus groupe contrôle. La satisfaction des patientes était élevée : 89 sur 103 patientes ont souhaité bénéficier de l’acupuncture au prochain accouchement [[7]].

En 2006, les mêmes auteurs, dans une étude rétrospective portant sur la période du 01/12/99 au 31/12/03 concernant 17741 patientes ont étudié la question : les femmes en phase de travail bénéficiant d’un traitement d’acupuncture dans un centre hospitalier norvégien exigent-elles moins d’analgésie péridurale que celles n’ayant pas eu d’acupuncture ? L’analyse de régression sur multivariables montre un odds ratio à 0,6 (IC 95% : 0,5-0,7) pour les patientes bénéficiant d’acupuncture versus celles n’en n’ayant pas eu et les auteurs concluent donc que les femmes  recevant de l’acupuncture subissent moins d’analgésie péridurale [[8]].

Discussion

Ces trois études, bien que positives pour l’acupuncture montrent leurs limites.

Celle de Ramnero, étude de qualité méthodologique acceptable avec un score de Jadad estimé à 3/5 est non aveugle. Et de ce fait, cela peut engendrer une surestimation des résultats [[9]], sans compter que la population recrutée étant faible, la puissance n’est pas forte.

La seconde a cette fois une population suffisamment importante et est de bonne qualité méthodologique (Jadad à 4/5), mais on regrettera qu’elle ne soit pas en double aveugle.     

L’étude norvégienne est aussi de qualité méthodologique acceptable avec un score de Jadad à 3/5. Mais, à nouveau, le problème des patients et des évaluateurs décrits comme non aveugles minimise l’effet bénéfique de l’acupuncture. Bien sûr dans cet ECR, cette absence de traitement en aveugle a été palliée en constituant l’appariement des patientes du groupe sans acupuncture avec d’autres patients non randomisées mais ce n’est pas suffisant et on ne peut que souhaiter de nouveaux ECR satisfaisant à ces critères méthodologiques. Leur étude rétrospective de 2006 est certes intéressante mais met bien en exergue encore une fois les biais de procédure observés sur les trois précédentes études, à savoir l’hétérogénéité du traitement acupunctural et le fait que les sages-femmes responsables de l’acupuncture étaient aussi cliniquement responsables de leur patiente, d’où insu non en aveugle. 

Ainsi, la revue de la Cochrane confirme à nouveau tout cela en 2006 et montre que l’acupuncture peut être bénéfique dans la gestion de la douleur du travail en obstétrique. En réanalysant les trois ECR décrits dans la précédente revue de 2002 [4] concernant 496 patientes, Smith et coll. objectivent à nouveau une décroissance de la nécessité de soulager la douleur dans les groupes acupuncture (RR=0,70 avec IC à 95% : 0,49 à 1,00 dans 2 ECR de 288 femmes). Cependant, comme Lee et coll., même si les auteurs classent les ECR comme de bonne qualité méthodologique malgré l’absence d’insu non aveugle, ils réclament d’autres études avec une plus grande population et la nécessité d’avoir des essais contrôlés randomisés en double aveugle [[10]].

D’autres ECR satisfaisant partiellement à ces critères sont parus à partir de 2007 permettant d’avoir une opinion de l’efficacité de l’analgésie dans l’accouchement davantage factuelle.

Chao

En février 2007, dans la revue Pain est paru un essai contrôlé randomisé en double aveugle concernant l’amélioration de la douleur durant le premier stade du travail par application de stimulation électrique transcutanée (TENS : ampérage entre 10 et 18mA, fréquence de 100Hz en alternance avec celle de 2Hz , durée d’impulsion : 0,25ms, 30mn) sur les points d’acupuncture. Deux points sont utilisés : GI4 (hegu) et RA6 (sanyinjiao) bilatéralement dans le groupe TENS (n=52). Le deuxième groupe (n=53) est un placebo de TENS (stimulation électrique à moins de 5mA et sans alternance de fréquence). L’échelle visuelle analogique (EVA) a servi pour évaluer la douleur avant, 30 et 60 minute après le traitement. Le critère primaire de jugement était le niveau du score de l’EVA diminué de trois dans chaque groupe (échelle EVA allant de 1, pas de douleur à 10, maximum de douleurs). Le critère secondaire était le mode d’accouchement et l’effet néonatal. Le groupe TENS  a eu une réduction statistiquement significative du score de 3 sur l’EVA versus le groupe placebo (31/50 -62%- versus 7/50 -14%-, P<0,001). La volonté des femmes à utiliser la même méthode analgésique dans un accouchement futur était aussi statistiquement significatif (TENS : 48/50 -96%- versus placebo, 33/50 -66%-, P<0,001). Cependant, l’accouchement nécessitant des manœuvres instrumentales a été accru dans le groupe TENS (12/50 -24%- contre 4/50 -8%-, P=0,05 pour le groupe placebo), mais les résultats néonataux n’étaient pas différents [[11]]. Cette accroissement des techniques opératoires dans le groupe TENS a été expliqué par les auteurs par une taille significativement plus petite (p=0,03) dans le groupe TENS (158cm) versus groupe TENS placebo (161cm). Cet travail en intention de traiter et en double insu est d’une très bonne qualité méthodologique (Jadad à 5/5) mais souffre néanmoins de limitations potentielles. En effet, il s’agit d’un ECR réalisé à Taiwan avec une population asiatique chez qui l’usage de l’acupuncture est habituel. Que deviendrait cette grande acceptation de la technique dans un autre groupe ethnique ? Par ailleurs, la puissance de l’essai n’est pas très élevée avec une population globale à 105 participantes. Néanmoins, on constate un effet synergique de la stimulation électrique transcutanée sur des points d’acupuncture. Aucun effet secondaire n’a été décrit aussi bien chez la femme que l’enfant. Enfin, il est à noter que le protocole d’acupuncture est simple d’utilisation et facile à mettre en place.

Qu

Toujours en 2007, l’acupuncture et la TENS ont été délaissées au profit de l’électroacupuncture (EA). Comme l’étude de Chao, les deux points GI4 (hegu) et RA6 (sanyinjiao) bilatéralement ont été stimulés dans le groupe acupuncture (n=20) à une fréquence alternée de 2 et 100 Hz (14 à 30 mA d’intensité tolérable) pendant 20 mn. Dès que la dilatation passait de 7 à 8 cm, la procédure d’EA était à nouveau relancée. Le deuxième groupe (n=19) était le groupe contrôle sans aucune intervention de soulagement analgésique. Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé évaluant en critère principal l’intensité douloureuse et le degré de détente par une échelle allant de 0 (pas de douleurs / relaxation complète) à 10 (douleur maximale / très tendue) au cours du travail dans ces deux groupes de femmes primipares. Les mesures avant et après le début du traitement des concentrations plasmatiques de la bêta-endorphine (beta-EP) et de la 5-hydroxytryptamine (5-HT : sérotonine) étaient le second critère de l’étude. Il a été objectivé dans le groupe EA une intensité de douleur inférieure et un meilleur degré de relaxation que dans le groupe contrôle (p=0,018 ; p=0,031). A la fin du premier stade du travail, on retrouve aussi une augmentation significative de la concentration plasmatique de bêta-EP (1597 ng/ml dans le groupe EA versus 1313,45 ng/ml dans le groupe contrôle, p=0,037) et 5-HT (2501 ng/ml versus 2099 ng/ml dans le groupe contrôle; p=0,030). Malheureusement, cet ECR n’est pas de haute qualité méthodologique, car non aveugle et non en intention de traiter (Jadad = 2/5). Par ailleurs, il est de faible puissance. Cependant, l’intérêt c’est de retrouver un protocole déjà utilisé et qui peut être standardisé à de nouveaux ECR de grande puissance et de haute qualité [[12]].

Borup

L’ECR de Borup et coll. répond en partie à cette attente.

Son objectif a donc été de comparer l’effet de l’acupuncture par rapport à la stimulation électrique transcutanée (TENS à 100 Hz 20 à 45mn) ou par rapport aux analgésiques traditionnels (papules d’eau stériles, pethidine, protoxyde d’azote, péridurale) dans le soulagement de la douleur, la relaxation avec comme critères de jugement l’intensité de la douleur, le vécu de la naissance et le résultat obstétrical. Cet essai contrôlé randomisé non aveugle a été conduit chez 607 femmes saines en travail et à terme bénéficiant d’acupuncture (n=314), TENS (n=144) ou analgésiques traditionnels (n=149).

Trente-quatre points ont été utilisés (figure 1). Le traitement était individualisé selon la localisation de la douleur. Pas de stimulation électrique. La durée de la séance d’acupuncture pouvait varier entre 30 mn à 2 h et les séances pouvaient être répétées.

Figure 1. Les points d’acupuncture utilisés dans l’ECR de Borup (d’après son schéma [13]).

Les critères principaux de jugement étaient la nécessité de bénéficier d’une analgésie péridurale ou pharmacologique, l’intensité de la douleur évaluée par une échelle visuelle analogique (EVA), l’expérience de la naissance, le degré de satisfaction lors de l’accouchement et le soulagement de douleur évalué à 2 mois après l’accouchement. Les critères secondaires étaient la durée de travail, l’utilisation d’ocytocine, le mode d’accouchement, les hémorragies de la délivrance, le score d’Apgar et la valeur du Ph du cordon ombilical. Cette étude était en intention de traiter. Les résultats objectivent que l’utilisation des méthodes invasives ou pharmacologiques était significativement plus basse dans le groupe acupuncture versus groupe analgésique traditionnel (p < 0,001) et versus TENS (p= 0,031). L’intensité de douleur était comparable dans les trois groupes. L’acupuncture n’a pas influencé la durée du travail ou l’utilisation d’ocytocine. Le score moyen d’Apgar à 5 minutes et le pH du cordon ombilical était significativement plus élevé parmi les nourrissons nés dans le groupe acupuncture en comparaison aux enfants nés dans les autres groupes. Conclusions : l’acupuncture réduit le besoin en utilisation d’analgésie pharmacologique (principalement le protoxyde d’azote) ou invasive durant l’accouchement et est un bon complément dans les méthodes analgésiques [[13]]. Même si cet ECR est non aveugle, il est de grande puissance et obtient un score de Jadad de 3/5, donc ECR de qualité méthodologique acceptable avec une randomisation adéquate et bien décrite.

Conclusion

Même si dans l’état actuel des connaissances, nous sommes toujours en attente d’une étude répondant à tous les critères scientifiques de méthodologie, on peut recommander l’acupuncture dans l’analgésie du travail lors de l’accouchement selon le grade B (présomption scientifique) de la Haute Autorité de Santé Française. Par contre, l’électroacupuncture et la thérapeutique par TENS nécessitent des ECR de grande puissance.


 Et l’acupression ?

Une autre alternative à l’acupuncture et l’électroacupuncture est l’acupression. L’ECR de Chung et coll. a déterminé l’effet de l’acupression sur GI4 et VE67 (pendant 20 mn, 5 cycles d’acupression de 5mn) sur la douleur de l’accouchement et les contractions utérines lors du premier stade du travail. Cent vingt sept femmes ont été aléatoirement réparties en trois groupes, groupe acupression, groupe effleurage de la peau, groupe contrôle. Il y a une diminution significative de la douleur dans la phase active du travail versus les autres groupes, mais aucune différence significative dans l’efficacité de contractions utérines pendant le premier stade du travail parmi les trois groupes [[14]]. Ce travail en simple aveugle est de mauvaise qualité méthodologique avec une randomisation mal décrite et une faible puissance. De plus, malgré 18% de perdues de vues, les analyses statistiques furent réalisées sans intention de traiter.

Le deuxième ECR d’acupression est celui de Lee et coll. qui a évalué le RA6 sur la douleur du travail. 75 femmes furent aléatoirement assignées au groupe acupression (n=36, RA6 avec pression de 2150 mmHg appliquée à chaque contraction pendant 30mn) et au groupe contrôle (n=39, attouchement sans pression sur RA6). On a retrouvé une différence significative du soulagement de la douleur (mesurée par EVA) immédiatement après l’intervention (p=0,012), 30 minutes après l’intervention (p=0,021) et 60 minutes après l’intervention (p=0,012) versus le groupe contrôle. Le temps total de travail (de 3 cm de dilatation jusqu’à l’accouchement) était significativement plus court dans le groupe d’intervention que dans le groupe contrôle (p=0,006) [[15]]. L’étude de faible puissance en simple aveugle avec 15% de perdus de vus nécessite donc de réaliser un ECR de haute puissance en double aveugle et en intention de traiter.


 Références

 [1].Madsen MV, Gotzsche PC, Hrobjartsson A. Acupuncture treatment for pain: systematic review of randomised clinical trials with acupuncture, placebo acupuncture, and no acupuncture groups. Bmj. 2009;338:a3115.

[2]. Martoudis SG, Christofides K. Electroacupuncture for pain relief in labour. Acupunct Med. 1990;8:51-53.

[3]. Ternov K, Nilsson M, Lofberg L, Algotsson L, Akeson J. Acupuncture for pain relief during childbirth. Acupunct Electrother Res. 1998;23(1):19-26.

[4]. Lee H, Ernst E. Acupuncture for labor pain management: A systematic review. Am J Obstet Gynecol. 2004 Nov;191(5):1573-9.

[5]. Ramnero A, Hanson U, Kihlgren M. Acupuncture treatment during labour–a randomised controlled trial. Bjog. 2002 Jun;109(6):637-44.

[6]. Skilnand E, Fossen D, Heiberg E. Acupuncture in the management of pain in labor. Acta Obstet Gynecol Scand. 2002 Oct;81(10):943-8.

[7]. Nesheim BI, Kinge R, Berg B, Alfredsson B, Allgot E, Hove G, et al. Acupuncture during labor can reduce the use of meperidine: a controlled clinical study. Clin J Pain. 2003 May-Jun;19(3):187-91.

[8]. Nesheim BI, Kinge R. Performance of acupuncture as labor analgesia in the clinical setting. Acta Obstet Gynecol Scand. 2006;85(4):441-3.

[9]. Schulz KF, Chalmers I, Hayes RJ, Altman DG. Empirical evidence of bias. Dimensions of methodological quality associated with estimates of treatment effects in controlled trials. Jama. 1995 Feb 1;273(5):408-12.

[10]. Smith CA, Collins CT, Cyna AM, Crowther CA. Complementary and alternative therapies for pain management in labour. Cochrane Database Syst Rev. 2006(4):CD003521.

[11]. Chao AS, Chao A, Wang TH, Chang YC, Peng HH, Chang SD, et al. Pain relief by applying transcutaneous electrical nerve stimulation (TENS) on acupuncture points during the first stage of labor: a randomized double-blind placebo-controlled trial. Pain. 2007 Feb;127(3):214-20.

[12]. Qu F, Zhou J. Electro-acupuncture in relieving labor pain. Evid Based Complement Alternat Med. 2007 Mar;4(1):125-30.

[13]. Borup L, Wurlitzer W, Hedegaard M, Kesmodel US, Hvidman L. Acupuncture as pain relief during delivery: a randomized controlled trial. Birth. 2009 Mar;36(1):5-12.

[14]. Chung UL, Hung LC, Kuo SC, Huang CL. Effects of LI4 and BL 67 acupressure on labor pain and uterine contractions in the first stage of labor. J Nurs Res. 2003 Dec;11(4):251-60.

[15] . Lee MK, Chang SB, Kang DH. Effects of SP6 acupressure on labor pain and length of delivery time in women during labor. J Altern Complement Med. 2004 Dec;10(6):959-65.

Stéphan JM. L’acupuncture autour de la naissance : analgésie durant l’accouchement. Acupuncture & Moxibustion. 2010;9(1):28-33. (Version PDF imprimable)

Stéphan JM. L’acupuncture autour de la naissance : analgésie durant l’accouchement. Acupuncture & Moxibustion. 2010;9(1):28-33. (Première Version 2010)