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Acupuncture expérimentale et isoformes de l'oxyde nitrique synthase

  

En 2006, on objectivait sur un modèle de hamster hypertendu que l'électroacupuncture (EA) au point ES36 (30mn par jour pendant cinq jours) réduisait l'hypertension artérielle par activation des mécanismes de la réaction de biosynthèse du monoxyde d'azote (NO) sous dépendance des NO synthases. Il était montré que l'EA augmentait la concentration périartériolaire de NO. Chez le hamster, l'HTA réduit l'oxyde nitrique synthase endothéliale (eNOS3) et l'oxyde nitrique synthase neuronale (nNOS1), réduction inhibée donc par l'EA au 36E [1]. Sur cette image, vous pouvez justement observer la structure de l'oxyde nitrique synthase endothéliale (NOS3) humaine avec un substrat d'arginine.

 

Jean-Marc Stéphan

Référence

1. Kim DD, Pica AM, Duran RG, Duran WN. Acupuncture reduces experimental renovascular hypertension through mechanisms involving nitric oxide synthases. Microcirculation. 2006 Oct-Nov;13(7):577-85. 

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Équilibre et acupuncture

L’homme debout, soumis à la gravité, oscille en permanence. Le centre de la pression de ses deux pieds sur le sol est un point qui se déplace d’autant plus que son équilibre est instable. Des appareils permettent d’enregistrer et d’analyser ce mouvement, de le quantifier et de le qualifier, dans le temps et dans l’espace.

Cette évaluation stabilométrique, appliquée à des patients atteints de sclérose en plaques, capables de rester 52 secondes yeux ouverts en appui bipodal, met en évidence une réduction de leur instabilité après puncture de leurs triggers points spastiques. Ce travail, utilisant la plateforme Satel®, dans le laboratoire Équilibre et Marche du Professeur Philippe Thoumie à l’hôpital Rothschild, Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, est présenté dans ce numéro d’Acupuncture & Moxibustion.

 

Patrick Sautreuil

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Sphygmologie chinoise

La sphygmologie est un élément essentiel du diagnostic chinois basé sur l’interrogatoire, l’analyse des symptômes et l’apparence de la langue entrant dans le cadre clinique qui définit la différenciation des syndromes (bianzheng) de la médecine chinoise. Elle prend son essor dans le Huangdi neijing avec la première description des trois emplacements à chaque poignet et les qualités spécifiques du pouls en fonction de la saison. le Nanjing qui explique la sphygmologie dans les vingt-deux premières difficultés expose une correspondance anatomique différente de celle du Huangdi neijing. A partir de là, deux courants de localisation des loges vont faire école alors que depuis le Maijing 脈經 «Classique des Pouls» écrit par Wang Shuhe 王叔和 au IIIe siècle, la description des vingt-huit pouls pathologiques est devenue consensuelle.

Vous lirez dans cet exemplaire de nombreux articles qui font de la sphygmologie chinoise un axe primordial de diagnostic pour une thérapie de qualité. Commencez peut-être par la recencion du livre d’Eric Marié concernant l’histoire de la sphygmologie des origines au XVIIIe, ainsi que celle d’Augusta Giraud-Sobral qui utilise davantage la sphygmologie dite quantitative. Vous n’oublierez pas d’en voir leur application dans un cas clinique de lombalgie et de Vide de Sang chez une femme enceinte ou dans une étude clinique diagnostique réalisée en maternité à Lille sans oublier celle des pouls qualitatifs dans la maladie de Parkinson. Grâce au travail de recherche de Marc Piquemal et Rodolfo Castellani sur l’analyse spectrale de la sphygmologie des artères radiales par tonométrie d’aplanation, on pourra ainsi se faire une opinion sur l’importance des données actuelles dans la compréhension de la palpation des pouls avec ses douze abords des artères radiales.