Couverture 8-1

Sasang : quatre types constitutionnels

 
 L’acupuncture coréenne partage des points communs avec les acupunctures chinoise et japonaise mais s’en distingue par quelques singularités. L’une d’elles est de différencier quatre types constitutionnels : le typeTaeYangIn (  ) a un poumon puissant et un foie faible ; TaeEumIn (   ) a un foie puissant et un poumon faible ; SoYangIn (  ) a une rate puissante et des reins faibles ; SoEumIn (  ) a des reins puissants et une rate faible. Le traitement par acupuncture prend en compte ces forces et faiblesses d’origine génétique. Notre correspondant au Centre médical de l’Université Kyung Hee de Séoul, le Dr Byung Hee Koh, est un spécialiste de cette prise en charge.

L’utilisation du venin d’abeille purifié est une autre particularité de cette acupuncture dynamique et innovante. Ses principales indications sont rhumatologiques.

En Corée comme à Taïwan, on recourt simultanément aux deux médecines, orientale et occidentale, pour offrir aux patients des soins efficaces les plus diversifiés possibles.

Dans le deuxième volet consacré à l’acupuncture coréenne, outre le département de Médecine Constitutionnelle Sasang, nous allons nous intéresser aux activités des départements d’Acupuncture et Moxibustion, de Médecine de Réhabilitation et de l’Institut de Recherche Médicale Est-Ouest.

Dr Patrick Sautreuil

Couverture 8-4

Nguyen Van Nghi (1909-1999) : 100ème anniversaire 

Nguyen Van Nghi

 

 

 

 

 

 

A propos du 100ème anniversaire de la naissance de Nguyen Van Nghi, voir l'éditorial de Christine Recours-Nguyen (page 197) et l'article « Nguyen Van Nghi (1909-1999) : retour sur l'acupuncture au XXème siècle » de Johan Nguyen (pages 199-203).

 

Couverture 11-3

La Dharti Mata à Kirtipur au Népal

Au sein du sanctuaire Bagh Bhairava à Kirtipur dans la vallée de Katmandou au Népal, l’accomplissement de la puja, offrande rituelle des Népalais aux divinités est un acte quotidien et habituel. Ainsi devant cette statuette de la Dharti Mata, Déesse Mère, Déesse de la fertilité hindoue, les femmes apportent sur un plateau leurs offrandes contenant grains de riz, pétales de fleurs, poudre rouge. Les mains jointes devant leur poitrine, elles oignent ensuite la statuette qui disparait derrière la mince couche de pâte vermillon faite de ces fleurs mélangées avec de l'eau ou de l'huile de moutarde. Elles font brûler l’encens, se marquent sur le front de la tika, un point rouge symbolisant l'œil de la sagesse et quittent le sanctuaire en faisant sonner les cloches accrochées au pourtour de l’enceinte sacrée, comme pour attirer la déesse honorée. Dans l'hindouisme, à l’origine, la Mère de toute la création est appelée « Gayatri ». L'un des textes sacrés dit : « Le Gayatri est Brahma, Gayatri est Vishnou, Gayatri est Shiva, le Gayatri est Védas ». Gayatri en vint plus tard à être personnifié comme une déesse. Le Rigvedanomme la puissance féminine Mahimata, terme traduit par « Terre Mère ». Mais de nos jours, la Déesse Mère Devi a de multiples formes, multiples divinités indiennes considérées comme des facettes de la mère universelle. Devi, la Femme Divine est conçue comme précédant tous les dieux dont la Trimūrti (Brahmâ, Vishnou et Shiva) dont on observe ici les trois sculptures entourant Dharti Mata, comme veillant à la naissance de l’enfant expulsé de la matrice et logé entre ses deux jambes [1]. Les Népalaises ne manquent pas de venir prier Dharti Mata, l’implorant pour être plus fertile ou les soulager de problèmes inhérents à la grossesse, comme par exemple les douleurs lombo-pelviennes de la grossesse que Nicolian et al. traitent par acupuncture et dont vous lirez dans ce numéro les résultats de l’étude préliminaire.

Jean-Marc Stéphan



1. Jain PC. Conception and Evolution of The Mother Goddess in IndiaExoticIndiaArt. 2004. Available from: URL: http://www.exoticindia.fr/article/mother.