La spécificité des omnipraticiens-acupuncteurs est de mobiliser deux systèmes médicaux, biomédecine et médecine traditionnelle chinoise, caractérisés par des représentations, des croyances, et des comportements individuels et collectifs spécifiques. Médecins et institutions naviguent dans un espace caractérisé par la tension entre l’intégration et la dissociation de ces deux systèmes médicaux, afin d’accéder à une légitimité à différents niveaux. Issu d’un travail de thèse de médecine générale, cet article a pour objectif de présenter une ethnographie de la pratique de ces médecins « hybrides », à partir d’une enquête par observation participante. Après analyse des déterminants de leurs itinéraires professionnels, la consultation sera disséquée afin de comprendre ses rouages et le mode d’intégration de la dualité des références théoriques à chacune de ses étapes. Enfin, l’observation rapprochée des interactions médecin-patient permettra d’identifier certains points remarquables de la relation que procure la particularité de cette pratique.
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