L’acupuncture peut-elle contribuer à un élargissement de l’ontologie biomédicale du corps ? Marcus Sacrini A. Ferraz

Résumé : L’auteur essaie d’évaluer si quelques données des recherches contemporaines sur l’acupuncture demandent des changements dans la conception ontologique biomédicale du corps. On prétend, avec cette analyse, établir un modèle général de recherche sur la justesse de cette ontologie. Mots-clés : ontologie – biomédecine – acupuncture – qi.

Introduction

La biomédecine peut être comprise comme un champ des recherches scientifiques sur les systèmes organiques ou les maladies, champ qui comprend l’application de ces recherches dans le travail clinique, développé selon les principes épistémiques occidentaux, tels que la recherche étiologique et de la reproductibilité des effets thérapeutiques. L’ininterrompu progrès de la biomédecine suggère (soit au grand public soit même à quelques médecins) une conception ontologique selon laquelle le corps humain serait un ensemble d’organes et systèmes matériaux complètement ordonné par les lois générales de la mécanique et de la physicochimie.

Cette conception semble validée non seulement par les études anatomiques et physiologiques contemporaines (basées sur des techniques très probantes tel que les divers types de tomographie et de résonance disponibles), mais aussi par le grand succès des interventions chirurgicales et des études étiologiques en général. Tellement frappante est l’attestation de la conception biomédicale du corps et tellement fécondantes sont les lignes de recherche suscitées par elle que le grand public peut avoir l’impression que les principaux types d’événements qui caractérisent le corps ont été déjà compris, alors même que cette compréhension n’est pas complète et que de nombreuses recherches sont encore consacrées aux détails de cette machine corporelle. Dans cet article, nous allons réunir quelques données fournies par des recherches sur l’acupuncture et évaluer dans quelle mesure ces données ébranlent cette impression de justesse habituellement associée à la conception ontologique biomédicale du corps. Cette évaluation s’insère dans un projet de post-doctorat en philosophie (développé dans l’Université de São Paulo, Brésil) qui tente d’analyser les caractéristiques des conceptions ontologiques associées aux résultats du travail scientifique.

 

 

Apport de l’acupuncture dans la prise en charge des algodystrophies. Premiers résultats d’une étude de cas cliniques

Résumé : l'algodystrophie est une pathologie fréquente, invalidante, douloureuse, d'évolution spontanément régressive mais parfois longue. En Médecine Traditionnelle Chinoise l'algodystrophie correspond à l'évolution d'un bi Humidité/Chaleur vers un bi Froid/Humidité qui entraîne des perturbations énergétiques, les patients étant le plus souvent vus au stade de stagnation de yin en superficie. Les premiers résultats d'une étude cas cliniques sur l'apport de l'acupuncture dans la prise en charge de cette pathologie sont encourageants. Ils montrent une amélioration franche de la douleur et de la raideur articulaire et une évolution plus rapide vers la guérison. Mots-clés : algodystrophie – acupuncture – moxibustion - étude cas cliniques - stagnation de yin.

Définition de l'algodystrophie selon la nosologie occidentale

 L'algodystrophie ou syndrome douloureux complexe de type 1 est définie (Congrès d'Orlando en 1994) comme une douleur persistante dans un segment de membre secondaire à un traumatisme ou à une lésion tissulaire en particulier osseuse, ligamentaire ou neurologique et qui n'implique pas un gros tronc nerveux, associée à une dysrégulation sympathique.

Le diagnostic est avant tout clinique et associe :

            - une douleur continue disproportionnée par rapport au traumatisme en durée ou en intensité

            - au moins un symptôme dans trois des quatre catégories suivantes :

            - troubles sensoriels : hyperesthésie, allodynie

            - troubles vasomoteurs : asymétrie thermique, cyanose

            - troubles sudoromoteurs, oedème

            - troubles trophiques : raideur et plus tardivement faiblesse musculaire, tremblements, dystonie, troubles trophiques des ongles et de la peau.

 

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