Le miroir du yin yang

Cette double spirale en argent est un bijou de l’ethnie dong (). Son nom est yang yin jing (  ), c’est à dire « miroir du Yin Yang ». Cette parure sert de contre-poids aux tabliers - brassières losangiques que portent les femmes de cette minorité du sud de la Chine. Les minorités chinoises ne sont cependant pas un miroir de la majorité han ().

Les peuples de la périphérie de cet immense pays cultivent souvent leurs différences. Pour les Mandchous () qui n’étaient pas des han) de la dynastie Qing (,1644-1911), les barbares crus étaient ceux qui résistaient à l’assimilation et les barbares cuits ceux qui l’acceptaient et s’intégraient. Par rapport à la médecine traditionnelle chinoise, phytothérapie et acupuncture, les médecins des minorités du sud-est du Guizhou sont-ils crus ou cuits? C’est le sujet d’un des articles de ce numéro d’Acupuncture & Moxibustion.

 

Dr Patrick Sautreuil

Photo : Pilar Margarit Bellver

© Acupuncture & Moxibustion 5(3) juin-septembre 2006

Séville et le congrès FILASMA

 

 

Séville est une ville magnifique, dynamique et riche en monuments témoins d’un passé prestigieux : la Giralda, l’Alcazar, la cathédrale, la Torre Del Oro (tour de l’or)...

La photo en couverture est celle de la Plaza d’España, ensemble architectural grandiose construit pour l’Exposition Ibérico-Américaine de 1929. En forme d’hémicycle de 200 m de diamètre, elle s’ouvre, au-delà du Guadalquivir tout proche, vers l’Atlantique et les anciennes colonies espagnoles d’Amérique latine. Des arcades relient le palais central aux deux tours hautes de 80 m qui terminent chaque extrémité de l’édifice. La partie centrale de la plaza est occupée par des canaux et des fontaines.

Ce cliché a été choisi pour les documents FILASMA (Federación Ibero-latinoamericana de Sociedades Médicas de Acupuntura) et pour son VIIème congrès qui s’est déroulé en novembre 2010 à Séville dont nous donnons un compte-rendu dans ce numéro d’Acupuncture & Moxibustion.

 

Patrick Sautreuil

 

  Confucius (Kongfuzi 孔夫子)

Un des courants de pensée à la base de l’élaboration de la Médecine Traditionnelle Chinoise est celui de l’école confucéenne, avec en particulier l’un des cinq Classiques, le Yijing encore appelé Zhouyi (周易). Bien qu’on le fasse remonter à l’invention des trigrammes par Fuxi, la tradition chinoise considère que, comme les autres Classiques, il aurait été compilé par Confucius lui-même (551-479 AEC) auquel on attribue le commentaire Shiyi(十翼) (dix ailes), aussi appelé Yizhuan (易傳) (« commentaire du Yijing ») sous le règne de Han Wudi (140-188). Cette statuette en argent le représente avec une longue moustache et une épaisse barbe dans la tenue traditionnelle d’un fonctionnaire de haut rang portant vêtements et coiffure officiels, référence à son bref passage en tant que ministre de la justice dans son état natal de Lu. Il fut figuré à travers les siècles de façons très variées, reflétant à la fois les fluctuations de sa position sociale dans la vie et les honneurs posthumes qui lui ont été attribués. Vous trouverez de plus amples explications sur les différents courants à l’origine de la MTC dans la mise au point sur les Textes Classiques de ce numéro.

 

Jean-Marc Stéphan