2014 : l’année du Cheval Bois

 

 Pour déterminer une année, le système de comptage le plus remarquable dans le calendrier chinois est l’association du Tronc Céleste (système dénaire : 10 Troncs correspondant aux Cinq Eléments yin/yang) à la Branche Terrestre (système duodénaire correspondant aux 12 Animaux).
En fait, pour cette nouvelle année 2014, la Branche Terrestre correspond au Cheval, et c’est le dernier chiffre de l’année qui détermine l’élément annuel.
•    0 et 1 = Métal
•    2 et 3 = Eau
•    4 et 5 = Bois
•    6 et 7 = Feu
•    8 et 9 = Terre
Par conséquente, selon le calendrier chinois, 2014 est l’année du Cheval Bois, qui commence le 31 janvier 2014 et prend fin le 18 février 2015.
Le Cheval est le septième Animal dans l'ordre qui apparaît dans l’Horoscope chinois, lié au calendrier chinois.
Dans le système horaire, le Cheval se situe entre 11 heures à 13 heures, période où le Soleil génère beaucoup de chaleur. Les mois du cheval correspondent au milieu de l'été.
Les Chevaux ont donc un élément stable commun, identifié par le Feu, la chaleur, la couleur rouge.
Le rouge étant également lié à l'amour, le Cheval est considéré comme une étoile romantique dans l’horoscope chinois. Le « Cheval » est décrit comme étant libre, créatif, émancipé. Le Cheval est souvent à l'avant de la scène et aspire à vivre dans de grands espaces.
On dit du Cheval qu'il s'entend bien avec le «Tigre » et le « Chien », et les conflits apparaissent avec le « Rat ».
Neuf caractères chinois du cheval sont trouvés dans l'histoire de l'évolution des caractères chinois et de la calligraphie.

 Le cheval est l'un des animaux préférés en Chine. Avant l’invention des voitures, le cheval était un bon moyen de transport. Grâce au cheval, les gens pouvaient arriver rapidement à leur destination. Par conséquent, le cheval n'est pas seulement un symbole de déplacement, mais c’est aussi un signe de succès rapide.
Ainsi, le symbolisme de l’année du Cheval Bois peut nous conduire à divers sujets d’étude intéressants. Tout est Energie et l’être humain est en harmonie quand il existe un équilibre entre les différents « éléments » qui le constituent.

Tuy Nga Brignol

 

Le Professeur Jean Bossy

 

En tant que Vice-Président du Comité de Coordination du DIU pendant près de 10 ans que le Professeur Jean Bossy avait mis en place, j'ai côtoyé et appris à connaître l'homme à la fois humaniste et scientifique. J'ai su également l'apprécier durant les nombreuses rencontres au cours de plusieurs Congrès Internationaux. C'était une grande figure de l'acupuncture française et un Universitaire, dans toute l'acception du mot. En tant que vieil ami de l'AFERA, association nîmoise qu'il avait également créé et de la plupart de ses membres, je tenais à m'associer à l'hommage que Bernard Desoutter et Yves Rouxeville lui rendent dans ce numéro. Enfin, de part mes fonctions de Vice-président de la FA.FOR.MEC et du CFA-MTC et de Rédacteur en Chef de la revue, je me devais de rendre un hommage de toute la profession à l'un de ceux qui ont contribué à aider l'Acupuncture, par son action nationale et internationale et par ses nombreux ouvrages.

 

Pierre Dinouart-Jatteau

       le Professeur Bossy

Qifu (氣府), la résidence du qi

En 1830, Wang Qingren (1768-1831) publie le "Yi Lin Gai Cuo", 醫林改錯 ("Erreurs Corrigées en Médecine")Ce livre figure parmi les  classiques de la MTC [1], mais il occupe une place particulière dans la mesure où il exprime une claire rupture avec les données classiques anciennes. Wang Qingren s'efforce de corriger ce qui lui apparaît comme des erreurs des anciens sur la base de ses nombreuses observations de cadavres sur plusieurs dizaines d'années. Wang Qingren est-il encore un médecin traditionnel ou déjà un médecin moderne combinant les données "traditionnelles" et "occidentales" ? Un des aspects les plus remarquables du "Yi Lin Gai Cuo", sont les figures anatomiques [2]. En couverture de ce numéro d'Acupuncture & Moxibustion est reproduit ce que Wang Qingren a dénommé qifu  (氣府), "Résidence du qi", représentant en fait le grand épiploon (omentum). Le texte du dessin dit: "Ci xi xiaochang, wai you qifu baozhi " : "Ceci est en relation avec l'intestin grêle, en dehors il y a la Résidence du qi qui l'enveloppe". Wang Qingren a le regard de l’anatomiste, mais logiquement son regard est relié à la conception traditionnelle du corps humain et de son fonctionnement. En langage populaire, qifu est dénommé jiguanyou (雞冠), en référence à la plante amarante crête-de-coq ou passe-velours (Celosia cristata). L’amarante crête-de-coq a une inflorescence en crête, étalée en éventail, plus ou moins plissée. Le montage photo au dessus du dessin de Wang Qingren illustre bien l’analogie morphologique observée par les chinois entre la plante et l’omentum.

Pierre Dinouart-Jatteau et  Johan Nguyen

Références

1. Gourion A et Roy JY. Principaux auteurs et ouvrages de la médecine traditionnelle de l'antiquité à nos jours. Revue Française de MTC. 1998;128:123-42.

2. Dinouart-Jatteau P, Nguyen J. La question de l'anatomie en Chine : regards croisés de Wang Qingren et John Dudgeon. Acupuncture & Moxibustion.2009;8(3):138-145.