Sasang : quatre types constitutionnels

 
 L’acupuncture coréenne partage des points communs avec les acupunctures chinoise et japonaise mais s’en distingue par quelques singularités. L’une d’elles est de différencier quatre types constitutionnels : le typeTaeYangIn (  ) a un poumon puissant et un foie faible ; TaeEumIn (   ) a un foie puissant et un poumon faible ; SoYangIn (  ) a une rate puissante et des reins faibles ; SoEumIn (  ) a des reins puissants et une rate faible. Le traitement par acupuncture prend en compte ces forces et faiblesses d’origine génétique. Notre correspondant au Centre médical de l’Université Kyung Hee de Séoul, le Dr Byung Hee Koh, est un spécialiste de cette prise en charge.

L’utilisation du venin d’abeille purifié est une autre particularité de cette acupuncture dynamique et innovante. Ses principales indications sont rhumatologiques.

En Corée comme à Taïwan, on recourt simultanément aux deux médecines, orientale et occidentale, pour offrir aux patients des soins efficaces les plus diversifiés possibles.

Dans le deuxième volet consacré à l’acupuncture coréenne, outre le département de Médecine Constitutionnelle Sasang, nous allons nous intéresser aux activités des départements d’Acupuncture et Moxibustion, de Médecine de Réhabilitation et de l’Institut de Recherche Médicale Est-Ouest.

Dr Patrick Sautreuil

Mucha, Prague et ICMART 2005

Prague, capitale de la République Tchèque a accueilli du 20 au 22 mai 2005 le congrès annuel d’acupuncture de l’ICMART (International Council of Medical Acupuncture and Related Techniques). La FAFORMEC, qui adhère depuis 2004 à cette fédération internationale de plus de 80 associations d’acupuncture à travers le monde et forte d’environ 30000 acupuncteurs était représentée pour la première fois. Vous trouverez dans ce numéro un compte-rendu détaillé de cet événement qui laissa malheureusement peu de place pour la visite détaillée de cette ville d’art dont vous pouvez admirer ce vitrail, style Sécession, d’Alfons Mucha, de la glorieuse cathédrale St Guy.

 

Dr Jean-Marc Stéphan

© Jean-Marc STEPHAN & Acupuncture & Moxibustion 5(1) Mars 2006

Un soldat de l’armée de terre cuite de Qin Shi Huangdi

 L’Armée des soldats de terre cuite (bing ma yong, 兵马俑, littéralement statues funéraires des soldats et des chevaux) à Xi’an est un joyau archéologique qui donne un aperçu de la puissance du premier empereur chinois, Qin Shi Huangdi (秦始黄帝). Sa conquête des États des Zhou () orientaux mit fin à la période des Royaumes Combattants (– 453 – 221 avant J.-C.).

 

Le soldat présenté en couverture est dans la salle d’exposition du site. Il a perdu ses couleurs d’origine au fil des 22 siècles passés dans l’obscurité. On pense que 700 000 mille ouvriers ont été employés à la construction du mausolée de Qin Shi Huangdi. La tombe de l’empereur et la pyramide de terre qui la surplombe sont encore intactes1.

L’armée à laquelle appartient ce militaire, prête au combat, composée d’archers, d’arbalétriers, d’infanterie, de cavaliers, tournée vers l’est, protège l’empereur dans l’au-delà. Le stade industriel a été nécessaire pour réaliser ces statues de terre cuite, mais chaque visage est différent. Le travail est très fin, comme le montrent les détails du visage, le délicat contour des yeux, le dessin des rides sur le front, la fine moustache, l’agrafe de la tunique …

On peut voir et revoir la halle immense où sont exposés ces soldats, au lieu même où ils ont été découverts. À chaque fois, on ressent le choc de l’immensité et du nombre : 6000 guerriers immobiles.

  Patrick Sautreuil

 Note

 1. Une description en est donnée dans les Mémoires Historiques (, shiji) de Sima Qian (马迁, - 146 -86 avant J.-C.)