Medline Méridiens

Efficacité de l’acupuncture dans le syndrome de l’oeil sec



Cette étude coréenne a pour but d’évaluer les effets de l’acupuncture par rapport à un groupe témoin utilisant des larmes artificielles dans le syndrome de l’œil sec. Il s’agit d’un essai contrôlé randomisé multicentrique (trois hôpitaux de Corée du Sud). 150 patients souffrants d’œil sec modéré à sévère ont été répartis aléatoirement en deux groupes et suivis durant quatre semaines. Groupe acupuncture (bilatéralement 2V, 14VB, 23TR, yintrang Ex1, 1ES, HM, 20VB, 4GI, 11GI et 23VG) et groupe larmes artificielles (carboxyméthylcellulose de sodium). Les critères principaux de jugements : indice de la surface oculaire des maladies (OSDI), film lacrymal temps de rupture (TFBUT), test de Schirmer Ι, échelle visuelle analogique (EVA) d’auto-évaluation de la gêne oculaire etc. Résultats : Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes pour l’amélioration des symptômes de sécheresse oculaire. Toutefois, par rapport au groupe des larmes artificielles, l’OSDI et l’EVA ont été significativement améliorés dans le groupe traité par acupuncture à 8 semaines après la fin du traitement par acupuncture. Conclusions : L’acupuncture peut avoir des avantages sur les résultats à moyen terme dans le syndrome de l’oeil par rapport avec des larmes artificielles. Donc même si cette étude indique que l’acupuncture n’est pas plus efficace que les larmes artificielles dans le traitement des yeux secs pour améliorer les symptômes oculaires subjectifs au cours de la période de traitement, cela ne signifie pas que l’acupuncture n’est pas efficace car sur un moyen terme, l’amélioration de la OSDI a été maintenues jusqu’à 8 semaines après le traitement dans le groupe acupuncture, mais pas dans le groupe artificiel larmes.

Les points Shu assentiment du dos et Mu Héraut de l’Estomac modulent la motilité gastrique via le complexe vagal dorsal et le nerf vague

De nombreuses études ont été menées afin d’explorer le mécanisme neurophysiologique des points d’acupuncture Shu Assentiments du dos et Mu Hérauts. Celles-ci suggéraient une action de type segmentaire au niveau de la moelle épinière ; par contre le mécanisme d’action supra-spinal extra-segmentaire demeurait encore incertain. Les points Mu Héraut de l’Estomac (12RM Zhongwan) et le point Shu Assentiment du dos de l’Estomac (VE21 Weishu) ont donc été sélectionnés afin de déterminer leurs actions sur la régulation de la motilité gastrique et leurs mécanismes neurologiques centraux. Des études immunohistochimiques (exploration de l’expression C-fos au niveau des noyaux bulbaires), électrophysiologiques par lésion des noyaux bulbaires ou lésion du nerf vague ont permis d’objectiver ainsi que la régulation de la motilité gastrique se fait de manière synergique par les points Shu et Mu gastrique. L’électroacupuncture (EA : alternance de la fréquence 20Hz et 100 Hz à une intensité de 2-2,5mA) sur les points d’acupuncture RM12 et VE21 stimule le complexe vagal dorsal (DVC) par augmentation de leur taux d’hormones gastro-intestinales (gastrine et motiline), de façon à réguler la motilité gastrique via le nerf pneumogastrique vague. Le DVC est composé du noyau moteur dorsal du nerf vague (DMV) et le noyau du tractus solitaire qui contiennent respectivement des neurones fournissant l’innervation efférente vagale à la majeure partie de l’appareil digestif et les neurones qui reçoivent les afférences vagales des viscères. Par conséquent, le DVC est considéré comme un centre préganglionnaire parasympathique de régulation des fonctions gastro-intestinales. En somme, les auteurs ont montré le rôle important du DVC et du nerf vague dans la régulation de la motilité gastrique par EA sur les points Shu et Mu gastrique, démontrant le mécanisme supra-spinal.


L'expression de c-fos dans DVC. (a) Microphotographies des sections médullaires montrant c-fos immunoréactivité dans le DVC (SNRC et DMV) chez les rats du modèle (A) et chez les rats avec EA à RN12 (B), BL21 (C), et RN12 + BL21 (D) . Les emplacements anatomiques des microphotographies sont indiqués en haut, adapté de l'atlas de Paxinos et Watson [30]. neurones c-fos-positifs sont présentées comme une coloration brun foncé dans les noyaux des cellules. Barres d'échelle : 200 um. 4 V : quatrième ventricule. (b) Densité optique intégré (IOD) des neurones c-fos-positifs dans le DVC.

 

Voir en ligne : Wang H, Shen GM, Liu WJ, Huang S, Zhang MT. The Neural Mechanism by Which the Dorsal Vagal Complex Mediates the Regulation of the Gastric Motility by Weishu (RN12) and Zhongwan (BL21) Stimulation. Evid Based Complement Alternat Med.-

Effets indésirables de la moxibustion : une revue systématique des rapports de cas

La moxibustion est un traitement médical traditionnel originaire de Chine. La technique consiste à utiliser la chaleur de combustion du moxa pour stimuler les points d’acupuncture. Considérée comme sûre et efficace, sa pratique est largement utilisée dans le monde entier, par des professionnels ou par les patients eux-mêmes. Parallèlement à son utilisation croissante, des effets indésirables ont été signalés.


 

Voir en ligne : Xu J, Deng H, Shen X. Safety of Moxibustion : A Systematic Review of Case Reports. Evid Based Complement Alternat Med. 2014 ;2014:783704. doi : 10.1155/2014/783704. Epub 2014 May 26.

Dans cette revue réalisée en Chine par l’Université de Shanghai, les auteurs ont interrogé quatre bases de données chinoises et trois bases anglo-saxonnes (Medline, EMBASE, Web of Science) jusqu’à la date du 20 novembre 2013. L’analyse porte sur un total de 64 cas d’effets indésirables (EI) liés à la moxibustion, rapportés dans 24 articles publiés dans six pays (Chine, Etats-Unis, Corée, Espagne, Japon, Israël). Quelques éléments de preuves sur les risques liés à la moxibustion ont été trouvés. Les EI comportent des allergies (six cas d’allergies locales et un cas d’allergie généralisée), des brûlures, des infections, la toux, des nausées, des vomissements, la détresse foetale, la naissance prématurée, le carcinome basocellulaire (localisé au niveau d’une cicatrice de brûlure secondaire à la moxibustion répétée), l’ectropion, l’hyperpigmentation, et même un cas suspecté de décès suite à la moxibustion pour traiter l’asthme. Dans la plupart de cas, les causes exactes des EI n’ont pas pu être déterminées. Cette question sur la sécurité de la moxibustion devrait être approfondie par d’autres études expérimentales, des essais cliniques et des rapports de cas. Améliorer les compétences des praticiens, réglementer les activités, et contrôler le temps d’exposition, la dose, la distance entre le moxa et la peau pourront contribuer à réduire l’incidence des EI et à améliorer la sécurité de la moxibustion. 
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