Medline Méridiens

La moxibustion induit la libération de particules fines PM10 et PM2,5

La concentration moyenne des fines particules PM10 exède les valeurs limites sur toute l'Europe le 14 mars 2014Les particules en suspension (« PM » en anglais pour « Particulate matter ») sont en règle générale de fines particules solides portées par l’air. Les PM10 ont un diamètre aérodynamique inférieur à 10 micromètres, voire plus fin encore avec les PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5μm) et peuvent être inhalées profondément dans le système respiratoire et de ce fait, sont la plus petite fraction solide capable d’atteindre le circulation sanguine. Des effets nocifs sur la santé ont été rapportés dans les études à court terme qui objectivent les variations de PM2,5 ou de PM10 au jour le jour dans la pollution de l’air, ainsi qu’à long terme dans des études de cohortes d’individus exposés au fil du temps. Ainsi, elles peuvent être à l’origine de réactions inflammatoires qui aggravent l’état de santé des personnes atteintes de maladies cardiaques et pulmonaires. Transportant des composés absorbés sur leur surface, elles sont dans leur ensemble désormais classées cancérogènes pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS.

Concernant la moxibustion de l’armoise, des études récentes ont indiqué que cela contribue à la pollution de l’air ambiant intérieur alors que d’autres études ont suggéré que la fumée du moxa est bénéfique pour la santé, du fait de son action antibactérienne, anti-inflammatoire et aurait même des effets anti-vieillissements. Notons que ce sont surtout les praticiens les plus enclins à l’exposition cumulée des fumées de moxa.

Depuis janvier 2005, deux valeurs-limites sont applicables en Europe pour les PM10 : une norme de 50 microgrammes par mètre cube (μg/m3) à ne pas dépasser sur vingt-quatre heures, et ne devant pas être dépassée plus de 35 jours par an ; une concentration moyenne annuelle de 40 μg/m3 qu’on ne doit également en aucun cas dépasser. Les échéances de la directive européenne s’étalent de 2014 à 2020. Pour les PM2,5, il n’existe pas de réglementation sur les valeurs limites pour la protection de la santé humaine. Néanmoins, l’Union européenne a fixé son objectif de qualité à 20μg/m3 en moyenne annuelle. L’agence de protection environnementale américaine (US-EPA) l’a fixé à 35μg/m3 alors que l’Organisation Mondiale de la Santé recommande, elle, une valeur de 10 μg/m3.


 

Voir en ligne : Huang J, Lim MY, Zhao B, Shao L, Lao L. PM2.5 and ash residue from combustion of moxa floss. Acupunct Med. 2015 Oct 29. pii : acupmed-2015-010914. doi:10.1136/acupmed-2015-010914.

 


Les auteurs de ces deux études ont mesuré les concentrations et la capacité oxydative sur l’ADN des PM10 et PM2,5 contenus dans les sous-produits de moxibustion produits à partir de la combustion de bâtons d’armoise dans trois cliniques de moxibustion à Beijing durant l’hiver 2012 et l’automne 2014. Pour les PM2.5, trois types de moxas ont été étudiés selon la durée de stockage (3 ou 10 ans) des feuilles d’armoise et leur transformation en poudre en fonction du ratio 3:1 et 15:1. Ce ratio se réfère au poids des feuilles d’armoise et au produit final en poudre (exemple le ration 3:1 correspond à 3kg de feuilles sèches transformés en 1kg de poudre d’armoise). Les résultats objectivent que la concentration de PM2,5 était de 224,28 ; 226,39 et 210,56 ng/m3 pour les échantillons A (3 ans et 3:1), B (3 ans et 15:1), et C (10 ans et ratio 3:1) respectivement. Ce qui est largement au dessus du seuil critique préconisé par toutes les normes environnementales. Une étude similaire sur les PM10 objectivait également une concentration excessive par rapport aux normes internationales.

La moyenne des dommages oxydatifs des PM2,5 était 29,42%, 29,16% et 27,01% alors que celui de la poussière de moxa était 22,78%, 20,60% et 21,42% pour les échantillons A, B et C respectivement. Il existe donc des preuves statistiquement significatives (p<0,05) d’une capacité d’oxydation nettement supérieure des PM2,5 versus la fumée de moxibustion à l’armoise. Résultats similaires pour les PM10. En conclusion, les dommages oxydatifs des PM2,5 ou PM10 sur l’ADN induits chez des patients par la moxibustion ont été inférieurs à ceux rapportés dans d’autres environnements. Cependant, la concentration des PM2,5 et PM10 après la moxibustion est encore relativement élevée. Les auteurs recommandent donc d’assurer une ventilation adéquate pendant la moxibustion de façon à réduire les risques éventuels. D’autres études sont nécessaires pour mieux définir l’impact potentiel sur la santé humaine de particules de moxibustion.

Traitement chirurgical suite à une migration intrathoracique d’une aiguille d’acupuncture


Cette étude montre le diagnostic et le traitement chez des patients ayant eu une migration d’aiguille d’acupuncture vers la cavité pleurale et/ou parenchyme pulmonaire. Les auteurs ont traité ainsi cinq patients chez qui on a découvert des aiguilles d’acupuncture en intrathoracique entre janvier 2000 à septembre 2009. L’âge moyen était de 55,8 ans. Tous ces patients souffraient de séquelles d’accident vasculo-cérébral et avait été traités par acupuncture. Ils étaient somnolents, hémiplégiques ou tétraplégiques. Le diagnostic de cet accident iatrogène s’est fait par l’observation de fièvre et dyspnée, symptômes principaux pour lesquels ils ont été adressés. Le diagnostic positif a été réalisé par la radiographie et scanner thoracique qui ont révélé des matériaux métalliques dans leur cavité thoracique. Les aiguilles ont été enlevés par des procédures de thoracotomie ou de thoracoscopie. La décortication pleurale ont également été nécessaires chez quatre patients. Après l’exérèse des aiguilles, tous les patients sont redevenus asymptomatiques. Conclusion : selon les auteurs, ces accidents iatrogènes ont été retrouvés chez des personnes incapables de communiquer, d’où la plus grande attention doit leur être portée, tout comme l’acupuncteur se doit d’être formé à éviter ces erreurs préjudiciables.

Dans les algies, la thérapie par ventouses (cupping) n’est pas plus efficace que l’acupuncture


Depuis que Michael Phelps, le nageur américain le plus médaillé de l’Histoire, a décrit l’utilisation de la thérapie par ventouses à visée antalgique sur ses douleurs musculaires, ce traitement est devenu de plus en plus populaire en dehors de la Chine. La thérapie par ventouses est une des techniques de la médecine traditionnelle chinoise, au même titre que la moxibustion, les massages tuina ou le guasha (technique populaire consistant à racler la peau du patient avec un outil généralement fait en corne de buffle). On chauffe l’intérieur d’une petite cloche en verre par une flamme qui consume immédiatement l’oxygène, créant de ce fait un certain vide. L’application alors de cette ventouse sur la peau engendre une aspiration induite par la pression négative liée à la raréfaction de l’air dans la cupule en verre. Une hyperémie se produit ainsi pouvant entraîner un effet thérapeutique. Il existe différents types de ventouses : les ventouses gardées car elles restent au même endroit durant toute la durée du traitement, les ventouses éclair (on les laisse en place quelques instants et on les enlève dès que la peau rougit, les ventouses mobiles (on fait glisser la ventouse après avoir enduit la peau d’huile à massage), les ventouses humides, les ventouses médicinales, etc.). On utilise essentiellement des ventouses en verre car elles ont le mérite de se stériliser facilement et d’autre part de permettre l’observation de l’effet hyperhémique. Même si les mécanismes d’action de l’acupuncture et de la thérapie par ventouses sont différents, les deux thérapies utilisent toutes les deux les méridiens et les points d’acupuncture pour activer la stase sanguine et réguler le flux de qi dans le but de soulager la douleur. La thérapie par ventouses a l’avantage par rapport à l’acupuncture d’être une thérapie non invasive avec une durée relativement plus courte du traitement et un coût moins élevé. Cependant, bien que des effets bénéfiques de la thérapie par ventouses aient été rapportés dans le traitement de diverses maladies, les preuves de haute qualité manquent pour confirmer sa réelle efficacité, et surtout son efficacité par rapport à l’acupuncture. De ce fait, les auteurs ont comparé l’efficacité et l’innocuité entre la thérapie par ventouses et l’acupuncture dans les affections liées à la douleur. Ils ont effectué une recherche documentaire à partir de six bases de données jusqu’au 31 mars 2017. Ils ont inclus vingt-trois essais comparatifs randomisés (ECR) concernant douze symptomatologies liées à la douleur (n=2845 participants) comparant la thérapie par ventouses à l’acupuncture. La différence moyenne à modèle aléatoire (MD), le risque relatif (RR) à modèle aléatoire avec leur intervalle de confiance à 95% ont été utilisés pour rapporter l’effet estimé des résultats regroupés par méta-analyse. Toutes les études incluses étaient de mauvaise qualité méthodologique. Trois méta-analyses ont montré des effets bénéfiques cliniques similaires entre thérapie par ventouses et acupuncture : dans les algies en rapport avec une cervicarthrose : taux d’amélioration des symptômes (RR 1,13 ; IC 95% 1,01 à 1,26, n=646), dans les neuropathies du nerf cutané latéral de la cuisse (nerf fémoro-cutané) (RR 1,10 ; IC 95% 1,00 à 1,22, n=102) et la périarthrite scapulo-humérale (RR 1,31, IC à 95% 1,15 à 1,51, n = 208). Les résultats objectivés par échelle d’évaluation visuelle analogique et numérique dans chaque étude n’objectivent également aucune différence statistiquement significative entre ces deux thérapies dans toutes les pathologies liées à la douleur. Aucun effet indésirable lié au traitement par ventouse ou acupuncture n’a été observé dans les études incluses. En conclusion, la thérapie par ventouses et l’acupuncture ont une efficacité similaire dans l’antalgie. Cependant, d’autres études de qualité méthodologique rigoureuse et des études coût-efficacité doivent être réalisées avant d’émettre des recommandations dans la prise de décision dans la pratique clinique.


Dans les cervicalgies, le risque relatif à modèle aléatoire RR est égal à 1,13 ; son intervalle de confiance à 95% : 1,01 à 1,26 (n=646 patients), objectivant une efficacité équivalente entre acupuncture et ventouses (cupping). Notons qu'il existe une grande hétérogénéité dans la cohérence des résultats de la méta-analyse objectivé par le test I² de Higgins I²= 67%, (une valeur I² <25% indique une hétérogénéité faible, des valeurs comprises entre 25% et 50% une hétérogénéité modérée et une valeur >50%, une hétérogénéité importante). Le test χ² objective une hétérogénéité significative P=0,01.

 

Voir en ligne : Zhang YJ, Cao HJ, Li XL, Yang XY, Lai BY, Yang GY, Liu JP. Cupping therapy versus acupuncture for pain-related conditions : a systematic review of randomized controlled trials and trial sequential analysis. Chin Med. 2017 Jul 24 ;12:21.

 

Méridiens Medline du 16 avril au 1 octobre 2017 (Essais contrôlés randomisés, méta-analyses, revues systématiques et recommandations en libre accès)

 

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Efficacité de l’acupuncture dans l’insuffisance ovarienne prématurée


Une revue systématique a été réalisée par des auteurs coréens pour évaluer les effets de l’acupuncture chez des patientes souffrant d’insuffisance ovarienne prématurée (IOP). L’IOP, encore dénommée insuffisance ovarienne primitive, primaire ou précoce est une pathologie dont la présentation clinique est complexe. Elle survient chez 1 à 2 % des femmes avant 40 ans, 0,1% avant 30 ans. Les causes sont multiples : les anomalies génétiques, les maladies auto-immunes, les atteintes ovariennes iatrogènes secondaires à la chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, aux facteurs environnementaux tels que les virus, les toxines, le tabac, et aux facteurs métaboliques. Cependant, dans la majorité des cas, l’étiologie de l’IOP est idiopathique. Comme pour la ménopause physiologique, l’insuffisance ovarienne précoce présente les symptômes du climatère : infertilité, palpitations, intolérance à la chaleur, bouffées de chaleur, anxiété, dépression, fatigue. La biologie de l’insuffisance ovarienne précoce consiste en une diminution du taux d’œstrogènes et d’inhibines avec une augmentation du taux de gonadotropines (LH et FSH), c’est-à-dire une aménorrhée hypergonadotrope. La recherche a été faite dans douze bases de données pour identifier les essais contrôlés randomisés (ECR) publiés avant juillet 2014. Les critères d’inclusion d’IOP : femmes de moins de 40 ans avec une aménorrhée supérieure à quatre mois ou plus et taux de FSH au-dessus de 40UI/l. Les critères d’évaluation ont été le taux sérique de l’hormone folliculo-stimulante (FSH) et la reprise de menstruations.


Voir en ligne : Jo J, Lee YJ, Lee H. Effectiveness of Acupuncture for Primary Ovarian Insufficiency : A Systematic Review and Meta-Analysis. Evid Based Complement Alternat Med. 2015 ;2015:842180. doi : 10.1155/2015/842180. Epub 2015 May 18.


L’extraction des données et les évaluations du risque de partialité ont été menées de manière indépendante par deux auteurs différents, selon la méthodologie de revue Cochrane et les critères GRADE (Grading of Recommendations Assessment, Development, and Evaluation). Huit ECR ont été retenus. Ils différaient entre eux selon la sélection des points d’acupuncture, la fréquence du traitement et le type d’intervention par acupuncture. Dans quatre essais, l’acupuncture a été testée comme thérapie unique dans le groupe de traitement. L’intervention ayant utilisé l’acupuncture associée à la phytothérapie chinoise placebo a été considérée dans l’analyse comme traitement par acupuncture seule. Pour les quatre autres ECR, l’acupuncture a été utilisée de façon combinée à la médecine chinoise à base de plantes ou à un traitement hormonal de substitution. Quatre ECR ont utilisé l’acupuncture manuelle, deux ont utilisé l’électro-acupuncture, et les deux autres ont utilisé l’implantation de catgut à des points d’acupuncture. La durée du traitement variait de 3 à 6 mois. L’analyse a montré que l’acupuncture réduit de façon significative les taux sériques de FSH, et davantage de femmes ont rapporté une reprise des menstruations parmi celles qui ont été soignées par acupuncture. Cependant, les résultats doivent être interprétés avec prudence en raison du nombre réduit de participantes, du risque élevé de biais lié au caractère non aveugle pour les participantes et pour l’évaluation du traitement. Il existait également des biais probables de publication. Le niveau de preuve basé sur le taux sérique de FSH et la reprise des règles a donc été évalué comme « faible » selon le classement d’évaluation GRADE. Les données actuelles sur l’acupuncture dans les IOP sont insuffisantes pour tirer une conclusion ferme en raison de la rareté des études. Des études rigoureusement conçues sont nécessaires pour confirmer l’efficacité et la sécurité de l’acupuncture chez les femmes atteintes d’IOP.